Goma : Bilsen et Buterinote lancent le CIFF 2016

Deux films ont inauguré la 11ème édition du Congo International Film Festival ce Samedi 02 juillet 2016 à Goma, dans l’Est de la RDC.« The Earth of my Art » de Alif Buterinote et « Elephants dream » de Kristof Bilsen retracent respectivement le pouvoir de la culture africaine et l’espoir du Congolais malgré les défis lié à sa vie au quotidien.

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vue d’ensemble des participants lors de  la projection de film au lancement du CIFF 2016 à Goma ( Ph Martin_Lukongo/YoléAfrica)

Par Innocent Buchu

Sous un ciel ouvert au bord du lac Kivu, il est 19h quand le directeur artistique de Yole!Africa ouvre  la onzième édition du Congo International Film Festival.
Autorités politiques locales, opérateurs culturels, réalisateurs locaux et internationaux et amoureux de l’art sont au rendez-vous.
Finis les différents discours, les projecteurs sont éteints, seul l’écran géant reste illuminé par le rétroprojecteur. C’est le moment crucial de la soirée, la projection des deux films d’ouverture du CIFF 2016 : « The Earth of My Art » (La terre de mon Art) du réalisateur Gomatracien Alif Buterinote et « Elephants dream » (Rêve d’éléphants) du belge Kristof Bilsen.

«The Earth of my art » ou la force de la culture africaine

« Il est bizarre qu’on continue à s’entretuer comme des animaux. Il est temps que l’Africain comprenne qu’il est capable de finir cette inlassable guerre. Sa seule arme, c’est sa culture qui est plus forte que toutes ces atrocités », Alif Buterinote jeune réalisateur Congolais après la visualisation du film.

Originaire de la province du Nord-Kivu, la province la plus connue de la RDC pour la recrudescence de la violence, Alif Buterino est touché par la situation sécuritaire de sa terre natale. Dans ce court métrage de 17 minutes purement artistique, il dénonce la main noire qui dirige sournoisement la guerre en RDC.
Malgré tout, ce jeune garde espoir. Pour lui, il y a toujours une brèche de sortie de crise car malgré toutes les menaces et atrocités, l’Afrique résiste à travers sa culture.

« Elephants Dream »

« Le Congo est  un géant au milieu de l’Afrique, au lieu  de raconter des histoires horribles comme on le voit souvent, je pense qu’il est temps de montrer la réalité de la vie quotidienne du Congolais, la passion qui le caractérise, l’amour, l’espoir, le doute »,le réalisateur Kristof Bilsen à travers les applaudissements de l’assemblée.

Pourlui, il est important aux  réalisateurs d’aller au-delà de la politique et de montrer d’une manière humaine cette lutte que mène le Congolais pour surmonter les différents défis liés à sa vie au quotidien.
Ce titre « Elephants dream », c’est pour monter cette grandeur d’âme et cet espoir dans un univers où tout semble ne pas aller, a-t-il martelé.

La soirée se clôture autour de 22H, ce premier jour ouvre une série d’activités qui continuent jusqu’au 10 Juillet 2016 : Ateliers de formation, table ronde, projections des films,…

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