Saveur du Kivu : A la rencontre du café, l’Or vert se doit de la valeur !

Depuis 4 ans, Saveur du kivu redonnent espoir et fierté par son importance, à ceux qui viennent à cette rencontre. Événementiel de la promotion du café, Saveur du Kivu incarne une révolution du secteur café dans la République Démocratique du Congo et se déroule du 11 au 13 juin 2018.

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les participants à l’atelier saveur du kivu dans la salle de la cathedrale de Bukavu. ph. Innocent Buchu

Par Innocent Buchu

il est d’abord cette odeur, à la fois douce et acrimonieusement agréable, qui frappe le sens lorsqu’on pénètre l’enclot de la cathédrale Notre dame de la paix où se déroule Saveur du Kivu . c’est en plein centre ville de Bukavu dans la province du Sud-Kivu à l’Est de la République démocratique du Congo. Sur la attaque, scandant l’espace, la communication se fait dans la langue du café. Les producteurs, le gouvernement, les exportateurs et acheteurs nationaux et internationaux, des ONGs nationales et internationales sont au rendez-vous. Bienvenu au Saveur du Kivu 2018 !

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« Aujourd’hui nous avons assez d’éléments pour convaincre les acheteurs » raconte Adeline Nsimire, 49 ans, après sa discussion avec un acheteur. Elle va, grâce à cette rencontre, expédier des échantillons de son café en occident. Elle et ses amies de la coopérative du territoire de Walungu ont désormais un nouveau marché qui s’annonce.

Cette femme d’un journaliste et mère de 6 enfants s’est vue écouler ses deux milles kilos du café de son 2 hectares de terrain après le saveur du Kivu de l’année passée. Grâce à cette série des rencontres avec les professionnels du secteurs café, Adeline parle aujourd’hui se son café de spécialité.

c’est une caprice du marché, « café de spécialité » !

« Le monde a une grande quantité du café mais il faut reconnaître que le monde a aussi besoin d’un bon café » a rappelé Richard Hide, de l’entreprise Twin, un acheteur du café. Il a, pendant la session avec les producteurs, engagé une brève discussion sur les attentes des acheteurs internationale et la capacité opérationnelle. Devant sa tasse de café kivu, cet homme d’affaires pense que le sol congolais prouve que le monde peut avoir un café de bonne qualité grâce au climat, la terre, l’altitude de la partie Est de la RDC. « Malgré la multitude de cet Or vert sur le marché mondiale, le café de spécialité est payé double pour que les hommes et femmes producteurs jouissent de leurs efforts».

Pour se conformer, à la demande du marché, Adeline doit bosser dure(double) pour répondre aux caprices du marché; « Je suis rigoureux avec moi-même sur la façon d’entretenir mon café, et mon marie m’encourage » ; épanouie dans ce secteur, Adeline reconnaît le problème d’accès à la terre par ces paires femmes qui n’ont pas des « maris genrés ».

Le saveur du kivu réveil le producteur du café ongolais, mais c‘est dans la tasse que le buveur de café partout dans le monde vit le bonheur du Kivu.

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À mon cher futur ex futur président!

Aujourd’hui je ne suis qu’un messager, je me suis porté volontaire au service du peuple vous faire parvenir cette lettre. je ne veux pas être tenté de la lire en route… la lettre vient de Diem Pympanum.

enveloppe-de-lettre-13002549À mon cher futur ex futur président,

Bonjour, mon nom n’est pas important. Je ne veux pas entrer dans l’histoire, du moins, pas celle-ci. Je suis congolais…, quand même. Je prends mes aises et j’espère que tu m’accorderas mon tutoiement (j’ai eu du mal à le faire, tellement l’on m’a appris à respecter les plus grands, mais qui sait qui tu seras? Dans tous les cas, n’y vois vraiment pas offense). Je vis et suis né au Congo ce cher et grand pays que beaucoup appellent, et je le pense à tort, “pays de Lumumba”. À tort, monsieur, parce que c’est mon pays Aussi. Je suis content que certains le comprennent de nos jours. C’est aussi ton pays. Et pas ce vulgaire éléphant blessé et mourant. Tous mes compatriotes, et plus pour ceux qui se reconnaîtraient dans ces quelques mots que je t´adresse le diront, ce pays, c’est notre terre.

Dévastée, nous savons maintenant que ses ennemis ne lui ont pas laissé le repos. Et depuis près d’un siècle les habitants d’une maison se sentent étrangers dans leur propre demeure, un siècle que des hommes, femmes et des enfants sont tués, réduits en esclavage, mutilés, torturés, tu le sais, je tais d’indicibles atrocités, des mots que je ne peux prononcer (nous sommes assez malades comme ça) ! Le monde s’en rend compte aujourd’hui et je ne permettrais pas qu’il fasse comme si c’est nouveau, ou comme si des gens de ce monde n’en savaient rien, je le leur refuse, ce droit à l’ignorance calculée, téméraire et blessante pour moi, et la mémoire. Un siècle de guerre et conflits intérieurs, dans nos cœurs et entre nous alimentés par ceux qui n’ont pas d’intérêt à la vie, la paix, les vendeurs du désespoir, que les fous du roi me contredisent! Qu’est-ce que ça veut dire que de vivre chez soi? Ceux qui sont nés et vivants, me répondraient-ils? Non. Très peu le saurait, aucun d’entre nous ne te dirait ce qu’est la liberté ou l’indépendance. Faire ce que l’on veut ou ce que l’on doit? Pour qui et comment, quelle direction ma nation a-t-elle? Ou sommes-nous seulement une nation? C’est vrai, très peu répondraient.

En fait, comme tous ceux que je connais jusque maintenant, j’ai peur. Au moment, où je t’écris tu es sûrement un citoyen modèle…, qui a peut-être une affaire, une certaine orientation; c’est qui sûrement te préparait à la tâche que tu exécute en ce jour. Mais, le disais-je, j’ai peur : pour vous et moi. Je vous le montre, mais plus brièvement et rapidement (sans prétendre t’apprendre l’histoire)… Bien, vendu depuis 1885, la terra nulius en plein cœur de l’Afrique devrait être exploitée par ceux qui avaient consentis à le laisser entre les mains des rois de Belgique. Je ne savais pas ce que ceci veut dire jusque très ressèment, ou les principales implications que je devais en tirer. Après, Lumumba et bien d’autres dont les noms sont restés dans l’ombre, ont lutté pour que les rois de Belgique nous laisse notre terre. Tellement des contrats, tellement têtus que personne ne pouvait le nier avec les acheteurs, avaient été signés, il y avait bien moins de risque à les voir mourir ou en prison à vie. Il suffisait juste que des larbins intelligents ou d’intelligents larbins, et des hommes du peuple acceptent de continuer de les respecter. Trahis par leur lutte, ou ce qu’ils pensaient en être une… et pour certains seulement, on en entendit jamais parler après… En fait, je ne fais pas mention de la tentative désespérée de la sécession dite “Katangaise” parce que tu sais qui l´aurait fomenté; une tentative désespérée (je note que celle que Yebela appelle Monique et ses c*…, je ne m’emporte pas, est apparue à la même époque), s’est soldé par un échec. Kasavubu (chassé du pouvoir et allé être assassiné?), le maréchal (empoisonné plusieurs fois et allé être assassiné?), Le Mzee (assassiné, ça au moins on le sait!), tous appuyés par des uns et des autres vinrent et passèrent, et à la fin, son fils (qui, selon ce qu’il a dit, mourrait “plombé”!!). Tu hérites d’une histoire à laquelle l’on a volontairement insufflée de la peur, du mépris et de la crainte (j’interprète): quand le bulamatari achetait nos terres pour du beurre, c’était parce que nous avions peur, impressionné par la présentation du beurre; quand l’on a récolté du caoutchouc pour un quota journalier au risque de ne plus toucher quoi que ce soit d’autre, ce fut de la peur; président, quand nous avons dansé devant un homme (qui faisait trembler les radios du monde, sans être prévoyant pour son peuple), enfants, mères et pères confondus, ce n’était point par plaisir, ce fut parce que ceci s’imposait à nous, il appartient à celui qui ne le pense pas, de ne pas se lever au rassemblement pour saluer la voix tremblante et rugissante du léopard, de vous expliquer pourquoi; et quand nous avons entendu à nos portes “nous sommes là pour vous libérer”… Et bien, avions-nous vu pire? Oui.

Certains d’entre nous se sont terrés dans leur maison depuis, et n’en sont jamais sortis. Pour quels motifs? Y a-t-il de mal à écrire les horreurs des grandes guerres du Congo? Non, mais les pages ne suffiraient pas… Ton équipe regorge de têtes bien faites (je l’espère), des hommes d’histoire, qui connaissent le passé afin de vivre le présent, et bla bla bla (je m’emporte pas, mais beaucoup en ont assez). Je suis navré, mais je suis sûr que comme moi, bien que qu’ayant reçu des coups de bâton pour la mémoriser, cette définition ne s’applique pas à certains,… non, à la plupart d’entre nous. On aurait dit que ça serait : … Science de l’homme qui se moquent du futur, se contentant du présent au mépris des faits du passé. Je n’invente rien, mais je ne suis pas aveugle pour autant. Et donc, certains parlent de 4 millions et d’autres de 7 millions de morts. C’est bien trop pour que…, pour que qui que ce soit essaie de se mettre à ta place. Non pas que l’on puisse te plaindre. Mais bien-sûr, tu as dû y penser avant de briguer ce poste, n’est-ce pas? La drôlerie de la chose ce que, personnellement et sur le moment, je ne t’envie pas. Pas seulement pour cette lettre. Mais parce que certains penseraient que ce ne sont pas tes affaires, qui c’est rien, que tu ne devrais pas t’en faire, que du El capo…, un seul, plusieurs? Qui sait?

Pour le peu de lecture que j’ai eu à faire de mon vivant (espérant ne pas mourir peu après avoir écrit, du fait de l’homme ou … Peu importe), le Rapport dit “Rapport du projet Mapping” (selon T. Michel, la pièce maîtresse, pierre angulaire pour faire régner la justice – sur laquelle je vais revenir) représente le un centième du bourbier que représente la RDC. Le quarante-neuf étant dans le passé de la centaine d’actes de vente (Contrats, conventions, accords) des terre et des vies de mes frères, tes frères, du moins, humains… Et le cinquante restant dans les futurs actes de vente, et dans les mauvais choix que certains (les têtes bien faites, t’en souviens-tu) vont tenté de te faire faire dès maintenants. Maintenant, oui, car comme pour plusieurs, je partage les mêmes doutes dans la nature de ta victoire (contre nous ou pour nous). Mais, j’écris pour t’encourager (je vais néanmoins finir de m’expliquer, peut-être comprendras-tu mon espoir). Et donc, il s’est créé chez nous ce que l’on appelle “un conflit cyclique”, un fait que certains professeurs de droit nomment “les faits en constellation”, mais un fait un seul est à l’origine de ce cycle, la colonisation (les responsables distraient les peuples du monde entier, reconnaissant des broutilles, pour le plaisir en plus! Je ne vais pas te faire mon cours d’histoire, tu fait parti de l’élite si tu es président. Et bien que l’histoire soit “piégée” (à tel point que l’on ne sait plus qui est qui, c’est un peu comme si, depuis tous les temps, la grand-mère avait toujours été le loup) tel que le dirait plusieurs stratèges (dont les tiens), et mon but n’est pas son désamorçage. C’est bien trop simple, la solution est notre but et l’on sait que demande le peuple; alors je voudrais, s’il te plait que tu me lise encore un peu.

D’aucuns pensent que le colonisateur avait pour objectif de ne jamais partir, il n’est pas bête d’avoir accordé les indépendances. On a tout compris…, on n’a pas tous compris, mais c’est déjà ça… Partir, disais-je, ce fut pour un but bien plus perfide : se faire rester, se faire appeler, se faire demander était plus moral. Certains n’ont pas hésité à parler du cercle de la victimisation. Acheter, vendre et gagner de l’argent était déjà un fléau chez eux, très peu compris mais assez dangereux pour que la dette soit en même temps l’ennemi et l’allié (pas ami, mais allié) de ceux qui avait de la fortune. Loin d’être moral, certains ont proposé la même stratégie qui avait encore la main serrée sur la gorge béante de l’Occident d’après guerre, proposé comme solution avec des noms vendeurs sous la bannière parfois innocente des agents du développement durable (certains ont compris). L’acte ou l’intention était mauvais, pas dans le chef de ceux qui l’appliquaient ou l’avaient conçu, mais dans le chef de celui qui l’avait conçu. Ceci fait parti des cinquante énigmes sur les cent, pour toi. Il sera donc question de justice? “Mais par où commencer?” Te diront ils. Je ne sais pas, je te le dis, et pas avec un sourire moqueur au coin de la bouche (troll face, tu connais la référence). Parce que du “Caoutchouc rouge” à “Qui sont les bouchers de Beni”, tu en auras du fil à retordre. Mais est-ce de ta faute? Je ne le pense pas personnellement. C’est juste que ceux qui sont venu avant toi n’ont pas été assez attentif à toi, à tes enfants, à ton futur et sûrement, à ton passé. Feras-tu la même erreur? Il n’y aurait pas de mal si tes prédécesseurs pouvaient dire pourquoi ils ont fait ce choix, en plus de nous convaincre. Mais rares sont ceux qui s’en donneraient le courage. Seulement parce qu’ils (pour “ils”) savent qu’ils ne sont pas humains, ou ont oublier qu’ils l’étaient, qui communiquer pour ne fusse que dire “10 personnes ont été assassiné lâchement dans la Chefferie X du territoire Y. Nous mettons tout en œuvre, nous traquerons, trouverons et poursuivrons les coupables”, ou encore “deux éboulements en moins d’une année dans les sites X, pour la sécurité, nous en interdisons l’accès”. Au lieu de ça, nous avons des hommes et de femmes du gouvernement, apeurés, toujours sur la défensive “nous ne sommes pas responsable”, ou encore “c’est faux!”, et le plus drôle “nous interdisons toutes manifestations publiques, des assemblées aux réunions de famille”. Des dirigeants, ayant peur du peuple, sans aucune maîtrise de la situation. Je leur en veux? Non! Qui te jugerait si tu échouais ? Plusieurs? Pas moi. Puisque tu n’as pas encore essayer. Tu n’as jamais été président, toi, nos lois le disent. Personne n’oserait parce qu’aucun ne se ventera de t’avoir donné l’exemple. Du moins, pas avant de te voir essayer. Je me dis que le délai constitutionnel a été le seul problème de celui qui est parti,…, qui va partir…, qui devrait partir,… Qui devra partir pour ton bien et celui de tous,… Enfin, c’est ce qu’on dit. Comprend mon scepticisme, nous avons connu très peu de bonne chose, et l’amour s’envole un peu plus chaque jour. Justice et paix donc, seront les axes de ton programme, mais pas sans stratégies… Enfermer les responsables des fuites financières dans les régies, les douanes, les impôts, c’est mieux payer les enseignants. Mais avant d’y arriver, aujourd’hui, puisqu’après avoir parlé du passé sans assez, le voici le présent.

Il y a toujours des morts, des viols, et l’amour s’en va des cœurs qui en avaient encore. Il est un temps des héros, quelque chose doit se passer, tous l’espèrent. Durant des années, j’ai attendu pour me sentir chez moi. De là où je suis, je ne peux pas faire 100 kilomètres à la ronde des terres, mes terres, le pays dont je suis national et citoyen, une patrie que j’aime, sans avoir peur que l’on ne me fasse disparaître. Le pire, ce que je peux ou ne pas savoir pourquoi, en fait, ce n’est plus important, et personne n’en saurait rien. Qui on est, n’est plus important. Qui dirait ceci pour le plaisir? Qui accepterait ceci sans en avoir mal au cœur? Est-ce seulement naturel?

Ce n’est pas une solution que de se dire “l’on se prend en charge”. Le congolais n’est ni français, ni américain. Puisque je te le dis, c’est le mot d’ordre de la jeunesse, de plusieurs couches sociales (?). Tu sais cher président, je sais que tes stratèges savent ce que sont les désavantages de la participation dans un pays où il n’y a pas encore des valeurs généralisées de citoyenneté, n’en déplaise à ceux qui y “travaillent”. En fait, n’en déplaise à ceux qui travaillent à les détruire, elle naît de la douleur qui se crée de leur sadisme. Je ne t’informe rien, certains seraient sauvés si ce pays sombre dans la division. Ils ne le cachent plus. Il est possible que l’on cherche dans l’histoire le pourquoi du comment, mais je connais très peu de pays prêt à traverser ouvertement les frontières pour te faire la guerre, au nom de tout ce en quoi ils croient ou ils pensent. J’espère seulement, fataliste que je suis, que la bonne cause que je pense confesser ne pas comprendre, que la raison est valide. Mais voici ce que je vais t’exprimer en ce moment, en respect aux lois de la causalité, la violence appellera la violence. Et là, tu te dis, “que me dit-il? Que formule-y-il? Une menace?” Non, ne te méprend pas, cher président. Ce n’est pas moi qui menace, ce n’est pas de moi qu’il faut avoir peur. Ce n’est pas moi qu’il faudrait craindre. La crainte devrait être pour la Main vengeresse de la causalité, posée depuis le fondement de la terre, cette loi ne bougera pas aussi longtemps que des hommes et des femmes seront tuées, mais encore, ausi longtemps que ton cher fils ou ta chère fille pendra du sucre dans le dos de ta chère femme (ça c’est si tu es un homme marié). Ce bol qui lui tombe sur la tête…, ce doigt qui se brûle, … oh mais loin du cours de moral, je reviens sur les faits, comme des milliers d’hommes et des femmes de ton cher pays, j’ai pardonné, comme devraient le faire ceux qui veulent la paix. Comme de milliers d’hommes et de femmes de ce pays, j’ai beaucoup perdu. Mais moins que des millions d’hommes et de femmes de ce pays, j’ai été épargné, mis à l’écart. Mais à chacun son cœur, ses choix, une autre des inquiétudes des cinquante attentions sur cent. Il est utile qu’à ce niveau rien ne soit perçu comme étant la raison qui justifie les actions violentes. J’ai lu que la violence est communautaire et jamais étatique. Que l’Etat est la négation de la violence. Que donc, dans tous les endroits où la violence a été le mot d’ordre, elle a été dû au renfermement des uns (communautés) par rapport aux autres (Communautés). Un fragile équilibre entre l’authenticité, la diversité et le commun, l’unicité, cette chose qu’est l’Etat; un autre cinquante par cent. Cette théorie te questionne, tant que ça continue, Sommes-nous donc dans un État? Ou un amas de communautés obligées de vivre dans les mêmes frontières? Scission, sécession et balkanisation sont sur ta table, signeras-tu ou pas?

Bien des gens suivent les débats des parlements provinciaux et national. Bien des gens n’ont plus confiance dans la représentation. Bien des gens ne veulent plus s’engager. Bien des gens pensent que le politique n’est plus la solution pour que l’on réussisse. Qui sait ce qu’il nous faut? Si un seul congolais vous le propose, je pense qu’il sera en train de te tromper. Le problème est bien plus profond, bien plus complexe, bien plus obscur. Je te donne un exemple, le coltan du Nord-Kivu enrichit les entreprises de télécommunication et électroniques, sur des décennies à l’avance. Les patrons questionnés à ce sujet détournent leur visage, ce geste fort et révélateur, ignorant ainsi le mal qu’ils causent en exploitant des enfants qui creusent dans la chaleur étouffante des tunnels dans plusieurs provinces, contrôles ou non par des hommes ou des femmes qui vendent ces richesses congolaises pour des armes… Ça ne te rappelle rien… Bulamatari, nos chefs et le beurre. L’on enrichit des centaines de grande familles euro américaines, et des gens meurent pour le pétrole des grands lacs africains. Les gens meurent donc, à cause des ressources naturelles, ou sont-elles une excuse? La valeur de la vie a sérieusement chutée au monde après chaque grande guerre. Et ce, peu importe où elle a eu lieu. Mais les guerres de maintenant sont dans les environs de l’Afrique, et celles dont les ressources naturelles sont le sujet, la RDC est au centre de la plupart des conflits. Le mobile est l’accumulation des ressources naturelles. Les ressources naturelles sont la matière première à l’accumulation des richesses. L’on ne supporte pas donc que le congolais soit riche par le sort. Ils pensaient nous diviser, ils nous ont enrichi. Et même aujourd’hui, ils pensent nous monter contre nos voisins, mais ceci nous profitera. Ce facteur incontrôlé par l’homme est un refuge.

Je saute à l’accumulation des richesses par le pays, les régies financières sont apparemment des vraies passoires, je ne les connais même pas toutes. Certains croient même que l’interruption de ces fuites permettraient aux enseignants d’être payés, aux militaires d’efficacement défendre les frontières nationales, et non s’acheter des flats dans les pays étrangers, puisque le plus secure des lieux serait et resterait le pays. L’un de tes proches (et espérons qu’il le restera) a dit qu’il y a plusieurs groupes armés parce qu’il n’y a pas de confiance entre l’armée nationale et la population. Mais il n’y en a pas tout simplement parce que la confiance entre les dirigeants et les dirigés est aussi en rupture. Car, en effet, à qui les ordres sont-ils transmis et par qui (je dis ça, je ne dis rien). Le jeune se bat dans ces groupes, sait-il pourquoi, si ce n’est que des plus vieux (sensés être sages) sont venus le lui demander? Si je ne me reconnais plus dans celui qui prend la parole à mon nom… J’y pense. Imagine que le jeune s’unisse et s’élève, le lui refuse publiquement. Car oui, ceci arrivera. Il ne peut en être autrement. Je pense que la manipulation des éléments des circonstances est tellement délicat que le premier feu exagéré a causé et causera le cancer. Cher président, je suis sincèrement navré. Le passé nous hante tellement on n’en apprend rien. L’apprentissage est tellement difficile, le changement ne nous arrangeant pas… (Ce n’est pas encore la fin) Nous sommes communautaires. Je le dis parce que je suis sensible (c’est un piège, attention à ceux qui me prêtent des intentions, je fais une projection, je l’avoue). Mais je fais parti de ceux qui pensent que les théories de l’Etat et la démocratie à l’africaine est une acception qui est en gestation. Je pense que la Démocratie à l’africaine est déjà née. Bien que des efforts colossaux sont fournis pour l’empêcher, ces efforts ont fait et font notre histoire. Je pense être enfin fixé sur un avis sur l’Hymne nationale : je suis tout à fait d’accord que l’Hymne national congolaise aient la majorité des verbes configurés au futur simple. Plus triste serait la réalité si nous avions ces mots au passé. Elle est porteur d’espoir. La lutte a été difficile, mais rien ne sera plus facile. Plus conscient, j’ai plus à faire, ou peu à mieux faire. Suis-je le seul? Non, je te l’assure. La peur, qui nous lie, ligue. Et quand l’on ne sait pas exactement ce que l’on veut, la ligue cause plus de dommage que de bien. Prends l’exemple des révoltes et pseudo révolutions du siècle. On aurait dit que sans effusion de sang,… Je suis navré et au risque de scandaliser mon futur (que certains aimeraient voir pour ce qui va suivre), je ne crois tout simplement pas que vouloir de la mort d’un autre humain soit humain. Oui, c’est aussi simple que ça. La chimère et le tyran ont eu pour fils le léviathan, mais pas chez nous; copier un type, c’est copier les faiblesses, qui étudie les leçons de l’échec des démocraties occidentales, qui cherche à mieux faire, qui concentre sa vie à conseiller le guide et pas à prendre sa place… J’en veux aux théories de leadership sur non sélectif des participants à ces séances… Je me demande désormais si ils ne servent pas le désordre… La vérité est indéniable : aussi vrai que tout le monde ne peut pas être chef de famille, de village à la ville, être chef de l’Etat n’est pas un prestige, mais une responsabilité immense. Il n’y a rien de plus à rechercher. L’histoire de la gloire des hommes, c’est de ceci qu’il s’est agit depuis des années. Cette course frénétique a pour finalité la mort, c’est clair; et si cette course frénétique pour la mort nous anime, et que la vanité de la gloire est identifié comme la source des malheurs (l’origine de tous les mots ne serait donc pas l’argent, mais le “moi”), je t’adresse une demande solennelle. Mais avant, voici ce qu’un russe, dans “Les Pacifistes contre la Paix” a pensé, ça concerne tous les lecteurs destinataire et non destinataires : Jamais au grand jamais la paix n’a été sauvée par le désir hystérique de survivre à n’importe quel prix. Le slogan “Plutôt rouge que mort” n’est que pure ineptie. Ceux qui le suivraient seraient et rouges et morts.

Je te veux pionnier de la démocratie africaine. Un peu comme le congolais l’a été durant des années selon son rôle de protecteur des valeurs et de l’authenticité de notre diversité, des secrets de l’Ifriya, aussi bien que le maghrébin soit gardien des portes du nord, lance avec la providence un air nouveau de bonté. CAR JE VEUX ME SENTIR CHEZ MOI. Je ne sais pas si tu comprends ce que je veux dire. Je me réveille dans la peur et la crainte de perdre des êtres chers. Tu n’es en rien une solution à cela. Comme nous tous tu ne peux qu’être un contributeur. Le vois-tu, ce fils ou cette fille de ce pays demandant la paix sans vraiment avoir une idée de ce qu’elle où il veut vraiment. Cher guide du moment, que lui dis-tu? Que ressens-tu quand tu nous vois dans la rue criant à la paix? Oui, je le pense comme toi, et peut-être plus peut-être moins, si en temps de conflit et de guerre, ce fils et cette fille s’avilit au point de tuer pour de l’argent, se vendre pour le plaisir, se donner la mort par caprice, et tout ceci, à tort ou à raison (?), qu’en sera-t-il en temps de paix? Que veut-il donc, cet homme et cette femme qui vole dans sa propre maison, et vend le lit de ses enfants à l’étranger du dehors, au lieu de faire de la construction de lit une profession, alors que nous sommes en guerre? Quel serait l’ampleur des dommages s’ils ou elles n’avaient rien à craindre du lendemain (quoi que les inconscients invétérés restent persistant)? Effrayant n’est-ce pas, que de donner la paix au méchant, car il prospère même dans l’adversité, sur la mort et la souffrance du bienveillant ! Nous méritons ce qui nous arrive? Je suis de ceux qui le pense. Tel est le cœur de l’homme, s’il n’est pas travaillé il n’en sort que des ronces et des épines. Tels sont les conséquences de la malédiction de sa curiosité, et de la bénédiction de la liberté et donc du choix. Et même aujourd’hui il veut faire à énergie dirigée. Contre qui prepare-t-il son combat? Le Divin? C’est perdu d’avance. Je veux me sentir chez moi, veut dire que je ne veux pas sortir de chez moi le matin en me demandant si je vais revenir le soir, marcher sans savoir si je vais arriver à destination, rencontrer des relations sans savoir si je peux faire confiance. Tu peux croire que c’est anodin, mais ça ne l’est pas. J’ai grandi ici, au Congo, et personne n’extrapole en disant, non sans humour, que ça devrait faire partie de compétence dans le processus de la recherche d’emploi. Ah la recherche d’emploi, au minimum, si je suis chez moi, je voudrais ne pas être enlevé par mon voisin parce que j’ai de l’emploi, ou enlever mon voisin parce que je n’en ai pas. J’ai confiance en l’Amour du prochain comme pour soi-même, une solution n’est-ce pas?

Je veux me sentir chez moi, ça veut dire que je ne veux pas avoir peur de toi, je ne veux pas d’un président parfait. Mais d’un guide, d’une autre pierre à l’édifice de la construction d’une nation, d’un exemple d’homme inspiré ; car de quoi avons-nous vraiment besoin? Pas d’une nouvelle communauté de l’anneau, pas d’un autre sauveur, mais d’un humain croyant en la Vie, avec ses forces et ses faiblesses comblées par sa Foi, mais avec ces incertitudes assagis par l’Espoir, avec le besoin de se faire aider, de se faire appuyer par ses concitoyens? ses frères. Beaucoup d’hommes et femmes comme moi, ont quelque chose à offrir, mais qui veut le prendre. Quand l’expression descente et modérée est un crime, l’homme s’adapte. De l’histoire du monde, tout a réussi le processus de l’adaptation à tout ce qui s’est présenté par devant lui à chaque fois. La répression à laquelle se sont adonné tes prédécesseurs a créé plus de résistance. Une résistance qu’ils ne comprennent même pas toujours. Mais on naît naturellement ainsi. Les difficultés sont à chaque fois transformés en défi. C’est plus facile quand ces difficultés sont naturelles. Que ceux qui l’ignorent le fassent, mais les principales difficultés que tous connaissons sont aggravées par l’homme, et des fois fabriquées par lui. “Quand on soumet un peuple par la violence, elle fait naître la résistance, Car en ce moment là, il n’a plus rien à perdre”.

J’ai l’impression que je ne t’ai parlé que de problème. Je partage la sensation que je ne sois pas trop utile. Comme dit plus en amont, cette sensation est en train d’être un sentiment partagé par plusieurs. Ainsi, la seule excuse a l’incapacité et la lâcheté est devenu l’alternance. Je n’en crois pas un mot. En effet, et personne ne le refuserait, il y a alternance par manque de confiance dans un homme, mais dans la confiance dans des institutions,mais je me questionne, est-ce une autre excuse?  En Afrique, ce phénomène quasi mondial a démontré ses limites, non point parce qu’elle n’est pas efficace, mais parce qu’elle a été sans histoire. Cette histoire se construit. Avec toi, avec tous.

J’espère que tu as su me lire, que ta pierre pèsera lourd, que tu me comprendras. Fais de ton mieux.

Ah, enfin, tu es mon futur ex futur président parce que le mandat du précédent n’est plus possible (Constitutionnellement parlant). Et si dans ce cas même, tu n’es pas celui que je pense, tu n’es pas le destinataire. Ma lettre l’attendra, scripta manent. Président, Tu le seras donc deux fois. Mais en deux fois seulement, je ne pense pas que ça suffise pour changer les gens. Tu passerais et ma lettre trouveras un autre. Tu feras sûrement quelque chose d’important pour tous, peut-être. Ce qu’ils demandent avant tout, ce n’est pas un héros. Mais un chef du peuple. Nous avons fait beaucoup en 50 ans. Et ce n’est possible d’aller plus loin qu’ensemble.

Signé,

Diem Tympanum

Un congolais comme les autres.

 

 

Boite à suggestion de la police, un cœur vide à remplir !

Partout dans le monde, à quelque mètre de chez toi, il y a un poste de la police.  Aujourd’hui je me promène à Turunga, un petit village voisin à la ville de Goma, actuellement confondue à un des quartiers périphériques de cette capitale touristique de la RDC où il y a aussi une station de la Police Nationale Congolaise(PNC). Ce bureau a mis à la disposition du public une boite à suggestion. Quoi y mettre ?

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Boite à suggestion de la police à Turunga. ph. Innocent Buchu

-par Innocent Buchu

Ce dernier temps, je passe mes weekends, comme un chasseur d’animaux, à traquer les images (à prendre des photos voire les vidéos). Aujourd’hui je quitte un peu Goma, j’ai envie de faire ma chasse dans les périphéries. Voici Turunga !Construit sur la lave volcanique, le social m’intéresse, la population, les enfants souriants, ses autorités, la sécurité.

Pour faire bonne impression, je me dirige au bureau de ce village. Et je savais que là-bas je vais trouver des informations, apprendre sur les milieux intéressants du coin.

Hop ! Mon premier regard tombe sur cette boite à suggestion de la police. Dans ma tête je me suis posé tant de questions. J’ai passé deux minutes sans penser à rien avant de me demander s’il y a quelque chose à l’intérieur de la boite.

La boite à suggestion a pour but, de collecter et de réaliser des idées, comprises comme des suggestions d’amélioration. C’est une pratique qui fait participer tout le monde à l’émergence de la qualité d’un service, inclus ce de la police… !

Alors je vous laisse compléter ce petit billet

En commentaire écrivez ce que vous pouvez laisser dans la boite de suggestion de la police de votre ville.

RDC: Quand l’église devient la bête noire du pouvoir de Kinshasa.

Après le cardinal MOSENGWO, archevêque de Kinshasa, c’est le cardinal EKOFO, évêque de l’ECC (Église du Christ au Congo), le plus important regroupement d’Églises protestantes en RDC, qui a pris à parti les politiques congolais. Dans cet article collectif, nous vous présentons la lecture de 4 blogueurs de Goma, membres de la #Blogoma, (Blogosphère gomatracienne), faite sur cette situation. 

Paroisse-Notre-Dame

Dans son texte, Fraterne nous présente le synopsis du film retraçant la galère de la Majorité Présidentielle face à l’évêque protestant :

En « guerre déclarée » contre l’Église catholique, les politiques de la RDC se sont réfugiés chez les protestants pour honorer la mémoire des héros nationaux Laurent-Desiré Kabila et Patrice-Emery Lumumba. Par surprise, ici aussi l’orage a frappé. Les cieux se sont assombris pour la famille politique de Kabila, comme si la trajectoire d’un ouragan qui ne cherchait qu’à s’abattre sur elle était à ses trousses.

En trébuchant sur Mosengwo, la Kabilie est tombé sur un EKOFO faisant de son homélie en une excellente leçon de patriotisme. Avec des mots clairs et sans détours, telles des claques pour remettre les neurones de la classe politique en place, l’évêque protestant a donné un contenu magistral à l’adjectif « médiocre ».

Cette vérité sortie nue du puits était de nature à mettre à plat les batteries de la MP. Après la défaillance de l’opposition et des mouvement citoyens, la révolution tant attendue en RDC viendra-t-elle finalement de l’église ?

La révolution viendra t-elle de l’Église? s’interroge Innocent Buchu.

L’attachement de l’Église au Peuple congolais est visiblement une réalité souhaitée. un besoin, une illumination, un trajectoire de la lumière vers un pays plus beau qu’avant. Les beaux et longs discours des politiciens sont obsolètes. Même sans microscope on sait reconnaître que le peuple n’a plus confiance en eux. C’est normal, lentement, péniblement le peuple a tout compris.

Ils ont signé l’accord et n’ont pas eu le temps ni le courage de l’expliquer au peuple. Les politiques ont faillis à leur mission, les mouvements citoyens sont aussi abattus. Ils dispersent leur énergie dans des luttes aux buts partagés pour finir en « bagatelles ». La situation politique de la RDC inquiète jusqu’à réveiller même les plus mous et le plus dociles. « Seul qui ne vit pas au Congo peut se taire »! L’Église vient ménager le village à fin d’être au milieu comme il se doit.

Toutes ces phrases qui tourmentent la quiétude du pouvoir étaient imprévisibles surtout venant de la part de l’ECC. C’est en tremblant que les membres de la MP présents dans la messe ont reçu la parole édifiante du Monseigneur EKOFO. C’est un combat, une lutte pour la lumière et la vérité. Un bon exemple de la non violence, il ne suffit pas de le dire mais de le vivre.

La constitution, l’accord, la Bible c’est pareil! On ne libère pas un peuple, le peuple se libère !

De sa part, Blaise Ndola n’appuie pas cette confusion qui vient s’imposer entre « foi » et « positionnement politique » :

Je voudrais plutôt appeler ici à dissocier la « foi » des couleurs politiques ou bien le positionnement politique au pays actuellement. Il est évident que le comité de coordination des Laïcs, une institution reconnue au sein de l’Archidiocèse de Kinshasa, était la première institution à caractère religieuse à se lancer ouvertement sur ce terrain au travers de l’opération « Trompette de Jéricho » lancée en collaboration avec certains mouvements citoyens. Toute l’église catholique, à travers ses différentes diocèses et paroisses, n’avait pas suivi ce mot d’ordre. Je me rappelle même des propos du Monseigneur Marcel UTEMBI, président de la CENCO et Archevêque de Kisangani, qui avait dit que les réalités se diffèrent pour chaque diocèse et que chez lui à Kisangani les cloches n’allait pas sonner.

Dire ici que le positionnement par rapport à la situation politique actuelle du pays était liée à l’appartenance à une quelconque foi ne serait pas logique. Tous les catholiques n’ont pas la même position quant à ce. Récemment, le Monseigneur Jean-François EKOFO, lors de la messe en mémoire des héros nationaux a aussi pris position en dénonçant même l’inexistence de l’État au Congo.

Dans son camp, appelé le camp des protestants, il est aussi loin de faire l’unanimité. Certains pasteurs des églises dits « de réveil » continuent d’apporter leur soutien indéfectible aux actuels autorités du pays. Il ne serait pas donc question de « foi » mais plutôt une question de perception personnelle de la situation. Sans oublier que les dits responsables des églises qui prennent position, influencent plus d’un de leurs fidèles.

Chez les catholiques comme chez les protestants, les propos des leaders religieux ne sont pas encore unanimes. Aussi, les deux grands regroupements religieux majoritaires au pays ne sont pas les seuls. D’autres regroupements religieux jusqu’à preuve du contraire soutiendraient encore le régime en place.

Dans son texte, Bienfait Akilimali, quant à lui, trouve la voie de sortie dans ce virage de l’activisme du civil à l’activisme religieux :

De l’huile sur le feu. Entre majorité et opposition, l’église a fait son choix. Après que les anti-Kabila dans toutes leurs couleurs (RASSOP; mouvements citoyens, société civile) aient essayé, en vain, toutes les démarches pour mener à l’alternance démocratique, c’est bien le tour des confessions religieuses. De l’activisme « civil » à l’activisme « religieux »; ne serait-ce pas une voie vers la solution ?

Les hommes de Dieu (évêques et pasteurs) vexés par « la mauvaise foi » du pouvoir manifestent leur dégoût. Désormais ils ne loupent pas l’occasion d’exprimer leur engagement aux coté du peuple chaque fois que les yeux et les oreilles se tendent vers eux. C’est, sans nul doute leur nouvelle stratégie. Ils estiment qu’il est temps que le pouvoir soit rendu au souverain premier, le peuple, pour qu’il se choisisse d’autres représentants pour le bien de tous.

Textes compilés par Jean-Fraterne Ruyange

La première version de l’Article collectif est apparue sur le blog de Jean Fraterne.

« L’essentiel c’est d’apprendre, l’argent n’est pas principal » s’exclame Umugwaneza !

Ada Umugwaneza, danseuse venu du Rwanda a formé une trentaine de jeunes danseurs de Goma pendant dix jours en Septembre dernier. Retour sur cet événement dans ce billet de blog.

Atelier de danse à Goma

Ada Umugwaneza du Rwanda forme les danseurs de Goma en danses contemporaines et tradionnelles_ crédit photo. Innocent Buchu

Par Innocent Buchu

Pieds nus, attention concentrée sur son inspiration et son expiration, Umugwaneza Ada Jeanne coordonne les mouvements de son corps au rythme d’une douce musique traditionnelle du Rwanda, son pays natal. Des losanges dessinés sur son pantalon noir-blanc laissent transparaître son air relaxé. Derrière elle, une trentaine de jeunes reproduisent ses  mouvements, on dirait par effet miroir.

Nous sommes dans la cours du centre Yole!Africa où la danseuse rwandaise Ada Umugwaneza partage ses connaissances avec ses pairs congolais. C’est la première fois que cette jeune diplômée de 23 ans anime ce genre d’ateliers hors de son pays, après 3 ans de formation à l’école des Sables. Basée au Sénégal, l’école des Sables est un centre de formation professionnelle en danse traditionnelle et contemporaine d’Afrique. «J’entendais mes amis rwandais parler de la RDC et commençais à développer une certaine curiosité par rapport à ce pays » confie-t-elle timidement. « Grâce à l’invitation des danseurs de Goma, je suis entrain de découvrir ce grand et beau pays par moi même »

Ainée d’une famille moyenne de quatre enfants, Ada n’avait que la danse comme passion et rêve. Pour bon nombre de parents africains, la danse n’est pas un métier surtout pas pour l’ainé de la famille qui doit servir bon exemple du chemin de l’école normale comme la médecine, l’économie, le droit, etc pour ses petits frères et petites sœurs. « Moi même je ne m’imaginais pas faire de la danse un métier aussi sérieux que je ne le fais maintenant » reconnaît-elle.

Apres son diplôme de l’école secondaire au Rwanda elle a obtenu une bourse d’étude de danse de la part de Germaine Acogny, fondatrice de l’école des Sables qui a repéré la passion et l’amour de Ada à la danse au Rwanda. ‘’J’aime la danse car elle me fait tout oublier; notre danse n’est pas violente je passe tout mon temps à danser’’ raconte Ada avec énergie.

Pendant les 10 jours passés avec les danseurs de Goma, l’échange interculturel a fait ses preuves. «Je travaille dure actuellement, sur la respiration et la relaxation car je viens d’apprendre dans cet atelier que c’est aussi un atout pour tout style de danse» dit en soufflant un danseur de hiphop participant à cet atelier de contemporaine.

Singulièrement pour Umugwaneza, l’essentiel c’est d’apprendre et faire mieux, l’argent n’est pas principal.

RDC : Une salle de classe, deux cours différents, confusion à Kibumba

Débuté depuis le 04 septembre, dans les rues, on ne peut que remarquer la présence d’écoliers et élèves en provenance et en partance de l’école. De l’autre coté de la province du Nord-Kivu, à Kibumba dans le territoire de Nyiragongo, cette année 2017-2018 commence avec plusieurs difficultés. C’est notamment le cas de l’institut KIBWE. Une école de 196 élèves, et où les élèves de deux classes différentes étudient dans une même salle de classe.

  • Par Innocent Buchu

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Les élèves des 5e années pédagogie et sociale dans une même salle de classe à l’institut Kibwe de Kibumba en RDC. ©Innocent Buchu

Deux tableaux noirs face à face, deux voix à la fois, on se croirait dans un marché central. Deux professeurs se regardent mais chacun donne cours de son coté dans une salle de classe. La 5e année technique sociale et celle de la pédagogie sont confondues. Quelle voix suivre se demande les élèves. «Difficile de se concentrer, on ne peut rien comprendre dans cette classe où les élèves de différentes classes se donnent le dos, se touchent, se parlent et discutent sur des sujets que l’enseignant de derrière peut lancer à ses apprenants.» nous confie Rebecca Ndayambaje, élève de 5è pédagogie qui a étudié dans ces mêmes conditions l’année passée.

L’école secondaire Kibwe est une institution publique. Elle fonctionne avec six salles pour dix classes d’élèves. Elle organise deux sections, la pédagogie et la technique sociale avec 16 enseignants mécanisés mais non payés.

Chaque année le gouvernement congolais et l’Unicef organisent au moins une grande campagne comme « Back to School», «Filles et Garçons, tous à l’école » à travers la République, pour faire appel aux parents d’envoyer les enfants à l’école sans oublier la campagne « toutes les filles à l’école ». Un problème d’organisation et de planification. A quoi servent toutes ses campagnes quand bien même le gouvernement ne prépare pas le lieu où il va accueillir tous les élèves, murmure un enseignant à côté du bureau du préfet. Il ne fait que crier « tous les enfants à l’école » qui n’est qu’un slogan au niveau de l’acquis de droit, ajoute-t-il.

Les parents d’élèves ne vivent que des activités champêtres dans une zone qui a été plusieurs fois touchée par la guerre et où l’économie n’a pas encore décollé. Et pourtant l’école ne vit que de frais de minerval que donnent les parents. Cette école de la chefferie possède un hectare de terre, depuis 2008, qu’elle peut exploiter mais manque un bienfaiteur pour lui construire quelques bâtiments. L’école ne tente pas de construire seule car elle n’a pas l’argent. Un élève paie 50 dollars toute l’année. Les parents sont sinistrés et les affaires ne marchent pas pour que les parents soutiennent notre école avec un peu de sou pour la construction, explique monsieur Sebikware Bezabavaro Eugene, préfet des études de l’Institut kibwe.

« Le gouvernement semble démissionnaire quand il s’agit de l’éducation de nos enfants » nous a confie un parent qui est venu prendre son enfant à l’institut Kibwe.

Le préfet continue à faire des démarches pour que cette situation soie réglée le plus tôt possible, il a écrit aux différentes Organisations non gouvernementales et au fond social de la république pour décrocher un financement pour la construction mais sans succès. Il continue de crier au secours! Jusque là il ne sait pas à quel saint se vouer. Avec un air désespéré, « Même le gouvernement n’écoute pas mes cries », se lamente ce chef d’établissement.

Ce qui retient encore ce préfet des études dans cette école c’est juste la passion de l’enseignement et son cœur de parent mais il pense qu’il devrait démissionner vu que les conditions ne sont non seulement réunies mais aussi pas acceptables.

Les finalistes du secondaire contents de voir leurs chemises déchirées

Plus de 52 milles candidats élevés finalistes ont participé aux Examen d’Etat (EXETAT) 2017 dans la province du Nord-Kivu. Le jeudi 22 juin était le dernier jour de ces épreuves. Dans les rues de Goma, 8 sur 10 élevés  portent de chemises déchirées et tachées à marker par les étudiants des universités voire même par les finalistes eux-mêmes. Hien, Je suis là et j’observe !

Les élèves finaliste de SC Mama Mulezi

Les élèves finalistes du CS. Mama Mulezi après le dernier examen d’EXETAT dans la rue de Goma (ph. Innocent Buchu)

Une tradition ?

C’est déjà connu de tous, le dernier jour des EXETAT doit être mouvementé et excitant que jamais. Il suffit de se retrouver dans une rue même du quartier pour le constater.

Déjà à partir de 10h, un engouement devant les centres des examens d’Etat dans la ville de Goma. Des étudiants de plusieurs institutions supérieures sont venus sensibiliser les futures camarades étudiants, actuels finalistes du secondaire. Ils ont en main des dépliants de leurs institutions respectives. « Je suis venu sensibiliser les amis et voir qui pourra venir dans notre université », justifie Fazili jean de sa présence. « C’est ma façon d’encourager et d’attirer ceux qui seront bientôt dans l’univers ouvert à choisir mon domaine » ajoute cet étudiant de l’Institut Supérieur de Commerce (ISC).

Au-delà de la sensibilisation, les étudiants bénissent les lauréats ! D’une façon très spéciale.

Toute souriante et fière, Alice Matata une jeune élève de 18 ans vient de finir son examen. Sa chemise est devenue comme un tablier de cuisine. Devant l’enclot d‘un des  centres d’Exetat , au Lycée Anoirite de Goma,  Alice donne ses deux stylos noirs à un étudiant avant de lui demander d’écrire 58% sur sa chemise. C’est tout ce qu’elle attend comme résultat pour son diplôme. D’autres étudiants l’ont approché pour déchirer sa chemise et y  écrire les noms de leurs institutions avec divers markers, noirs, bleus, rouges, vert…

Elle est contente ! « Il le faut, je me dis que c’est ma dernière fois de porter cette uniforme, c’est pourquoi j’ai prévu un T-shirt en dessous de la chemise  s’exprime Alice avec joie.  Je ne peux même pas m’imaginer laisser cette chemise à ma petite sœur », Ce que pouvait aimer beaucoup de parents de Goma, « elle va acheter la sienne » dit cette élève de Ujuzi en regardant sa chemise. Alice d’ajouter qu’elle pouvait déchirer elle-même s’il n’y aurait pas quelqu’un pour le faire.

Certains étudiants ont suivi les finalistes même dans les rues, pour voir qui sa chemise est encore  intacte. « C’est une bénédiction que nous donnons aux finalistes. Nous déchirons parce que nous voulons leur réussite,  et je sais que ça influe sur la réussite» dit Patient Irenge, étudiant en G3 à l’institut supérieur des Grands Lacs (ISDR-GL).

Bon, je suis loin de penser à déchirer vos chemises,  je ne peux que vous souhaiter bonne réussite.

Je vous invite à commenter et partager !

Quand on connait une victime de violence sexuelle!

Victime d’un abus sexuel ou violence sexuelle, peu importe le terme employé, personne ne mérite cet acte. Mon amie l’a vécu. Je n’écris pas trop sur les émotions personnelles, pas trop sur mes opinions non plus les histoires d’amour… d’ailleurs cette historiette n’en est pas une, plutôt de colère. Ce texte provient de mon journal en dur que j’ai décidé de compléter tous les weekends.

Une fille violée replie sur soi_by_Buchu

DeLourde, une fille violée replie sur elle-même ( ph: Innocent Buchu)

Par Innocent Buchu

Bernadette DeLourde, jeune fille de 17ans, une connaissance un peu proche m’invite, triste elle-est depuis une semaine. Remplie de la honte et la haine, on ne peut que le constater sur son visage. S’il existe l’absence de la joie, du bonheur on ne peut que lire le reflet de sa face. Je l’ai ressenti à son premier regard. Je n’arrive pas à décrocher son sourire… elle arrive quand même à me raconter l’histoire ! En terme simple, elle a été violée. Elle n’arrive pas à dénoncer, encore moins à parler de cette malheureuse situation.

Violée, mon amie l’a été !

Elle a été invitée par Nelson, le copain de sa confidente Deb. Nelson voulait discuter avec elle à propos de Deb. Très gentille, sans arrière-pensée,  DeLourde  se sent prête à aller sauver l’amour de ses amis Deb et Nelson, question de rendre servir.  Sans dire mot à Deb elle s’était rendue chez Nelson où elle avait rendez-vous. On dirait la diplomatie. Nelson, de son côté avait un autre plan que la pauvre ignorait. Hop ! Bien accueillis à l’Africaine chez Nelson… Avant de discuter de ce qui amène quelqu’un on demande d’abord des nouvelles (de la maison, la famille, les études et autres), c’est la coutume. Apres un bon moment Nelson a présenté à DeLourde à manger, des fromages…

Et comme le monde nous réserve toujours des surprises.

 DeLourde s’est retrouvée nue dans la chambre de Nelson. Ne sachant pas ce qui c’était passé. Elle s’est rhabillée et retournée chez elle comme si de rien n’était. En écoutant son témoignage j’ai eu envie de pleurer, je n’écoutais plus son histoire. J’ai retenu mes larmes tout simplement parce que je ne pouvais l’aider en rien si je pleurais aussi.  Ce que je voulais c’est de voir ce criminel en face sans savoir ce que je peu lui dire ou faire. Aux filles je ne me donnerais pas le kilo de vous interdire de visiter les hommes aussi surprenants que Nelson mais de faire attention. Faire tout pour ne pas être seule à seule avec lui.

Un calvaire que Delourde pense enterrer.

Personnellement je ne sais pas ce que je veux du violeur mais une simple bonne leçon suffirait, question de protéger les autres filles qu’il peut désirer abuser. La victime, elle, pense à la miséricorde divine et pense que Dieu va s’en charger. Elle peut avoir raison mais la Bible dit « A Dieu ce qui lui revient… »
Je ne suis pas concentré ça se voit  dans mon texte, je me rappelle de ce visage sans sourire ni attirance, visage fané par le viol. J’espère qu’elle va tenir son équilibre psychologique.

 

International Alert et Yole Africa fêtent l’art de la paix à Goma

Le 21 septembre de chaque année le monde célèbre la journée internationale de la paix, une date qui coïncide avec les 30 ans de International Alert. Pour cette année 2016 International Alert en partenariat avec  le centre de création artistique Yole!Africa et ses partenaires ont choisi la ville de Goma pour  fêter cette journée à travers des activités artistique (l’art de la paix), notamment la réalisation d’une peinture murale à l’université Libre des Pays des Grands lacs (ULPGL) comme symbole de la paix.

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les artistes réalisent une peinture murale à Goma (ph: Benoit_MUGABO/YoleAfrica)

A Goma, dans l’enclos de ULPGL où la manifestation s’est déroulée, dans un climat de paix et de fraternité, Sous les cieux claires, un petit vent des arbres, assis dans des tentes,  plusieurs jeunes, étudiants et autres acteurs de la paix ont répondu présent à la journée internationale de la paix. « Tout commence bien au rythme  la paix comme mode vie » s’exclame Ganza Buroko, coordonnateur du centre de création artistique Yolé!Africa. Dans son discours, le recteur de l’ULPGL, Kambale KARAFULI est revenu sur l’importance du thème de cette année qui est « les objectifs de développement durable, composantes de la paix ». A son tour la directrice RDC de International Alerte, Maria a rappelé plutôt la mission de International Alert ; celle de la consolidation de la paix à travers des organisations locales de la société civile par la recherche, le plaidoyer, le renforcement des capacités, le dialogue inclusif, et la participation politique et citoyenne et de la campagne #ART4PEACE. Elle a aussi exposé le nouveau logo de son organisation au public, un logo plus explicatif dans sa vision.

A cette occasion, une grande activité artistique couronne la journée.  Boite de peinture et pinceau à la main, filles et garçons, sourire, connexion et concentration  se retrouvent cote à cote pour la réalisation de la peinture murale à l’ULPGL.  L’activité n’a pas seulement réussi à réunir plusieurs acteurs de la communauté du  Nord-Kivu  mais aussi à intégrer l’aspect genre dans l’art et la recherche de d’une paix durable. Toute une histoire de vie, de rêve, des passions et bientôt une bonne réalité, cette mure doit nous rappeler chaque fois notre engagement à la consolidation et au sauvegarde de la paix.

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Un homme et une femme en pleine réalisation de la peinture murale à Goma (Ph: Benoit_Mugabo/YoleAfrica)

Que signifie la paix pour les participants ? Tout le monde à cette activité a écrit sur un papier le mot qui symbolise la paix selon ses attentes. Il était remarqué certains mots repris comme Justice, Femme, Amour, tolérance, cool, droit, transparence.

Dans cette ambiance,  les danseurs du groupe, NewYoungCompagny,  volontaires pour la paix ont aiguillés un public sur le thème du dialogue pour la paix qu’ils ont interprété par des pas de break dense. Emu par des œuvres artistiques, le public se dit engagé à la recherche de la paix.

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certains danseurs de New young Compagny sur scène pour la paix 

Signalons que la réalisation d’une peinture murale pour la paix s’est déroulé dans plus des seize pays du monde.

N’oubliez pas de partager ou de laisser un commentaire !

Dans un commentaire dites en un mot que signifie la paix pour vous et expliquez-vous brièvement !

Les films de Partick KEN KALALA et de Horeb BULAMBO projetés à Goma!

La RPDFI a organisé depuis le 05 septembre la semaine du Cinéma au Kivu. Cette activité va durer une semaine. Pendant cette messe culturelle plusieurs films sont projetés chaque jour à partir de 15h00. Pour cette troisième journée les films « André le géant » du réalisateur Kinois Partick KEN KALALA et « Avec ou sans ma tribu » de Horeb BULAMBO SHINDANO ont été projetés.img_0658

Hubert Furuguta et Amanda Uwimana avec le réalisateur Horeb Bulambo, dans la semaine du cinema (ph: Benoit Mugabo)

Apres l’annonce du premier film par le modérateur, éclairage coupé, le noir partout, juste un écran devant là-bas dans la salle de projection. Un public calme, on dirait « un silence on tourne de Hollywood ». André le géant est le premier film projeté dans la soirée, du réalisateur congolais patrick ken Kalala tourné à Kinshasa. Le réalisateur du film absent dans la salle doit être fier de son film aimé par le public gomatracien.

Après des rires et acclamations du public pour Patrick kenKalala de Kinshasa, le film « Avec ou sans ma tribu » du réalisateur gomatracien Horeb Bulambo Shindano, un autre géant du cinéma met le public en climat de qu’est ce qui va se passer… Tourné pendant deux ans à partir de 2004, ce film est projeté pour la première fois à Goma.

Ça commence bien !  Au premier vu du film, quelques grandes stars de la ville apparaissent à l’écran, le musicien traditionnel Aganze Ier, l’animateur Hubert Furuguta et la business woman  Amanda Uwimana.  Le public se retrouve. Ce film explique les réalités des mariages qui se célèbrent dans la ville. L’amour brise le tribalisme,  après un long combat du couple de Kalume et Nyota (acteurs principaux) meurtrie de tribalisme et découragé de se marier sous prétexte qu’ils ne sont pas originaires d’une même colline. Leur amour va enfin triomphé ! Une triste réalité qui ronge encore certaine famille aujourd’hui.  C’était une bonne évasion ! s’exclame un participant.

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le public devant l’écran de la semaine du cinéma au kivu

Un petit échange s’est improvisé juste après la deuxième projection de la journée. Les étudiants de la classe de prise de vue présents dans la salle ont  critiqué les films du jour. Ils ont profité à cette occasion, commenter le film d’il y a six ans et d’actuel. Une comparaison qui montre l’évolution du cinéma à Goma et en RD Congo.

Dans son mot après la projection, Hubert Furuguta espère qu’un jour Goma va amener des films à Hollywood, et cela très bientôt !