Clôture des travaux du forum sur la paix et la cohésion sociale par la signature d’acte d’engament des parties prenantes !

Le 20 septembre 2018, à Goma lors de la troisième journée du forum sur la paix et la cohésion sociale organisé par le Cadre provinciale de plaidoyer, les participants ont adopté par consensus un acte d’engagement. Ce cahier des charges qui sera présenté à l’autorité provinciale va porter sur le genre, les élections la traçabilité des armes et le contrôle budgétaire.
Par Innocent Buchu

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Réunis depuis le 18 septembre 2018, les représentants des institutions publiques, le pouvoir coutumier, les mouvements des femmes et des jeunes, les organisations des personnes marginalisées, les organisations de la société civile, pour réfléchir sur le processus de paix notamment les acquis, les défis les perspectives d’avenir. Ces assises c’étaient dans le but assurer une société congolaise plus juste et équitable.
Dans son intervention, le Secrétaire provincial de la CENI a présenté la machine à voter à l’assemblée tout en soulignant un certain nombre des questions sur le processus électoral. « Devons-nous avoir une autre guerre en RDC après les élections de 2018 ? Quel message devons-nous vulgariser dans cette période pré-électorale » se questionne Hubert. Soucieux de voir le processus électoral se dérouler dans un bon climat les participants se sont engagés de s’investir de travailler pour les élections apaisés même si la question de la machine à voter est restée sans bonne réponse.
Ce cahier de charge touche sur les thématiques Genre – Femme – Paix, développement et construction de la paix, ainsi que la thématique élection – gouvernance et paix. Devant le vice-gouverneur Me Feler Lutaichirwa, représentant du gouverneur à ce forum de paix et de la cohésion sociale, toutes les parties prenantes ont signé l’acte d’engagement à la paix et la cohésion sociale. Dans ce cahier de charge, les participants ont recommandé de structurer un cadre de dialogue permanent entre les entreprises minière, la communauté locale et les exploitants artisanaux. Au gouvernement congolais, les participants ont demandé de ne pas politiser le processus électoral et de sécuriser le processus électoral, de redoubler l’effort dans la sécurisation de la population et de soutenir les mécanismes fonciers mais aussi de tenir compte des aspirations des populations dans la formulation du budget.
Les participants n’ont pas non seulement formulé les recommandations à l’égard du gouvernement, ils ont aussi énoncé des engagements. Les participants prévenants des confessions religieuses se sont engagés d’accompagner la population dans le processus électoral par des messages de paix et les prières œcuméniques. Mais aussi de véhiculer les messages de paix par l’appui aux actions de solidarité sans discrimination. Les mouvements des jeunes présents se sont à leur tour engagé à mener des campagnes contre la discrimination des personnes appartenant aux groupes marginalisés ainsi que contre les manipulations politiques et ethniques.
Avant de remettre l’acte d’engagement à l’autorité provinciale, Me Nelly Mbangu, coordonnatrice du Cadre provincial de plaidoyer du Nord-Kivu (CPP), dans son allocution a souligné que cet acte d’engagement est un témoignage de la volonté des tous les acteurs de la province du Nord-Kivu. Elle a souligné que son organisation s’engage à mener le plaidoyer aux parties concernées présentes et absentes au forum.
Dans son discours de clôture le vice-gouverneur, a remercié les financiers et organisateurs de ces assises tout en leur invitant à continuer à prêter mains fortes au gouvernement congolais.
Les leaders du Nord-Kivu ont exprimé une détermination à poursuivre les efforts déjà consenti dans le processus de la paix et de la cohésion sociale.

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EwezoProject : Umoja In Action propose le regroupement des femmes selon leurs rapprochements dans l’apprentissage de la lecture et écriture.

Dans le cadre du projet Ewezo, l’Ong Eastern Congo Initiative (ECI) en partenariat avec EcomFondation avait lancé l’appel à idée pour résoudre le problème d’analphabétisme des femmes cultivatrices de Cacao dans la chefferie de Watalinga, territoire de Beni dans le NordKivu. C’était dans le but de trouver trois bonnes idées à appliquer afin d’offrir aux bénéficiaires un service utile. Six organisations, dont Umoja In Action ont souscrit à cet appel à idée. Je vous partage ici des extraits des idées proposés par l’Organisation Umoja In Action.

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Dans la présentation du problème, des femmes de Watalinga Umoja explique :
En RD Congo, les femmes sont moins alphabétisées que les hommes. Selon les enquêtes MICS 1-2 et les Enquêtes EDS1-2-3 montrent que depuis 1995jusqu’ en 2010-2013, sur l’ensemble du pays, le taux d’alphabétisation était de 58,9%. Celui des femmes était de 51% par rapport à celui des hommes qui était de plus de 81%. La différence est plus accentuée en milieu rural qu’urbain où les écarts entre les deux sexes varient entre 20 et 30%. Parmi les causes figurent la faible scolarisation des filles, accès limité aux programmes à cause de l’ignorance de l’existence des dits programmes, la non-adaptation de l’enseignement aux réalités socio-économiques et du marché de l’emploi, le manque des moyens financiers et le temps, à cela s’ajoute la faible vulgarisation des programmes d’alphabétisation, mais aussi la non-appropriation des membres de la communauté par ce programme d’alphabétisation.
Selon l’organisation Umoja, au Nord Kivu, les efforts restent à fournir. Par rapport au problème d’utilité sociale l’alphabétisation des adultes se pose, car une personne déjà engagée dans la perçoit peu l’importance de l’alphabétisation. Le cas le plus flagrant est celui des femmes commerçantes qui chaque jour, ramènent de l’argent à la maison et font vivre leurs familles. L’exercice de responsabilisation dans un cadre associatif, religieux ou communautaire devrait être un stimulant pour la participation. Raison pour laquelle tout programme qui se veut d’alphabétisation des adultes doit être spécifique et adapté aux réalités de ceux-ci (celles-ci). Notre approche pourra plus focaliser l’attention sur la non-adaptation de l’enseignement aux réalités socio-économiques et du marché de l’emploi, la non-appropriation des membres de la communauté par ce programme d’alphabétisation, mais aussi la non-attribution de cet exercice de responsabilisation dans un cadre associatif, religieux ou communautaire. Ces éléments devront être un stimulant pour la participation. Et pour y arriver, les questions suivantes nous donnent des indications.
Dans trois points Umoja explique la façon la plus importante pour aborder le problème d’analphabetisation des femmes à Watalinga.
1. Organisation de la séance de formation des formateurs locaux (Alphabétiseurs/Facilitateurs des centres/Cercles de REFLECT), l’élaboration d’une documentation spécifique pour la promotion de l’alphabétisation des femmes et constitution des bénéficiaires en centre/cercles de REFLECT selon leurs rapprochements et activités menées.
2. Initiation des activités des ristournes au sein de centres/Cercles de REFLECT soit par village pour pérenniser l’action d’alphabétisation
3. Appuyer et accompagner les femmes dans leurs activités d’agriculture et production de cacao