From ecology to economy, the conflict remains around Virunga National Park! — Inside Congo

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Virunga National Park has been a scene of obscure operations for several years. The last visible case was the ambush on 24th April at Rumangabo, headquarters of the Congolese Institute for the Conservation of Nature (ICCN). 1,945 more words

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Coronavirus : Bien s’occuper pendant cette période de confinement, mais comment ?

La pandémie de Corononavirus savere sans pitié. Cette maladie a déclaré la guerre contre le monde entier. L’Afrique n’est pas épargnée, bien-sûr la RDC y compris. A cela donc, chacun à son niveau doit combattre cette maladie tout simplement en suivant les mesures prescrites par le gouvernement et les experts. Déjà la RDCongo a annoncé certaines mesures et décisions pour protéger son peuple sur l’étendue du territoire national.

« De la fermeture des écoles, des universités, des instituts supérieurs officiels et privés sur l’ensemble du territoire national ; … De suspendre tous les cultes pour une période de 4 semaines à compter de ce jeudi 19 mars 2020 » a déclaré Felix Tshisekedi, le président de la République Démocratique du Congo.

Cela suppose que nous allons passer tout notre temps à la maison. Nous serons en quelque sorte isolés ou dans la solitude. Cependant rester peut-être seul à la maison ou vivre dans la solitude pendant cette période ne veut pas dire que vous allez vivre la routine. Ça ne veut pas dire non plus que vous allez vous ennuyer. NON !

innocent Buchu entrain de lire un livre_ confinement jr -ph. Bernadette vivuya

Innocent Buchu entrain de lire un livre_ confinement Jr1 -ph. Bernadette Vivuya

Dans ce billet de blog je vous propose un certain nombre d’activités à réaliser pendant cette période pour briser la routine. Et comme votre maison est parmi des endroits où vous vous sentez à l’aise, c’est déjà un bon début.

  1. Réflexion !

S’interroger sur sa vie est parmi les moments rares mais importants pour un être humain. C’est l’occasion de revoir ses objectifs, de les evaluer. Un moment de penser à ce qu’on veut réellement pour sa vie. Une occasion de se redéfinir et devenir un homme nouveau, prêt à se battre pour ses rêves réalistes.

  1. Apprentissage!

Apprendre une nouvelle leçon est un moyen par excellence de s’occuper. Ça peut être un nouveau cours par correspondance sur un sujet intéressant. Heureusement que c’est facile de s’inscrire à un MOOC. Vous avez aussi assez de temps pour ça. Vous pouvez essayer de faire une nouvelle coiffure tout(e) seul(e) grâce aux tutoriels en ligne et voir les résultats. Pour les intéressés de la cuisine, c’est l’occasion d’apprendre une nouvelle recette du genre (Kihole au Mashanza à la sauce tomate fumée au Muranda ). Et plus amusant encore on peut suivre un cours de danse via des tutoriels de chorégraphes. Ou mieux encore apprendre à jouer à un instrument.

  1. Ecrire

Ecrire est une passion pour plus d’un. Certaines personnes trouvent du plaisir à coucher quelque part ce qu’ils pensent. C’est une bonne attitude que vous pouvez développer pendant cette période de solitude. Ça peut être votre rêve de jeunesse ou votre goût d’aujourd’hui. Pensez aux textes slams, poèmes. Imaginez des pièces de théâtres. Vous pouvez aussi mettre à jour votre CV. C’est l’occasion vu que vous trouvez rarement du temps.

  1. Méditation et exercices physiques

Faire du sport aide, non seulement à faire couler le temps mais aussi pour une bonne santé. Il est mieux d’essayer un sport non habituel. Se faire un défi pour certains mouvements différents peut aussi aider. La méditation est une pratique relaxante qui peut vous aider à gérer le stress et l’anxiété dûs aux nouvelles de coronavirus.

  1. Visualiser (un bon film, serie, audio et jeux )

Chacun a son genre des films ou des séries. Pendant cette période, il mieux de continuer nos séries non achevées faute de temps. Parce qu’on était occupé on a pas pu regarder tous les épisodes. Et chacun sait ce qui se passe en terme de durée quand il regarde une série qui l’intéresse.

Pareil pour un jeu sur son téléphone. L’individu, devant un jeu vidéo, a toujours cette envie de gagner et parfois après une étape du jeu, il veut expérimenter l’autre partie, ainsi de suite et le temps passe.

Ecouter les audios, lire des livres, voir son album photo de famille qui date peut faire plaisir. J’ai écouté aujourd’hui les audios de Norbert Zongo et peut être demain je vais écouter les audios de Alain Foka, des reportages radio de Gaius Kowene, ou des sons du Capitaine T. Sankara ou P. Lumumba…

  1. Décoration (dessiner)

Faire de la décoration, même quand on n’est pas un bon. Le dessin et la décoration ne sont pas seulement pour les enfants. On peut peindre le mûr de sa chambre, changer des couleurs ou faire des motifs. Rendre un peut vivant sa chambre. Ça prend du temps, oui et on a besoin de s’occuper utilement.

  1. Arranger (la maison)

Arranger une maison peut prendre toute une semaine. Parce que arrangez une chambre peut prendre une journée. Bah, ça dépend mais dans la plupart des cas, grande ou petite maison, arranger vous bouffe du temps. Parce que vous avez la possibilité de changer la disposition de votre lit, vous pouvez arranger des livres dans votre tirroir par ordre de domaine ou alphabétique ou encore par auteur. Epousseter tous les livres par exemple. Et comme on dit, faire le ménage autour de soi, se débarrasser des objets devenus inutiles, favoriser la circulation dans les espaces permet de mettre de l’ordre dans sa vie et ainsi d’évoluer.

  1. Un tour sur internet

Pendant cette période, l’internet est inondé des fackNews sur la pandémie de Codiv_19. Tous les faux médecins et escrocs qui n’ont pas complété leurs études vont sortir des théories sur internet pour expliquer des histoires. Mais bon, informez-vous via des médias fiables et essayez de checker la version de plusieurs médias. Mais le plus important que l’on peut faire sur internet en cette période, c’est de trouver des cours en ligne. De bonnes musiques pour vous détendre, des conversations avec vos amis de longue date.

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Comme c’est facile de passer sa journée à la maison et se sentir à l’aise, amusez-vous bien et surtout veuillez sur votre santé. Restez chez vous en cette période comme indiqué tout en respectant les règles d’hygiène.

Partageons ce billet avec nos proches ! Nous pouvons aussi laisser en commentaire des activités intéressantes que nous réalisons chez nous à la maison en cette période de confinement… A bientôt !

Goma : ” Transformer des vies grâce aux donnés ouvertes” (BloGoma)

Les données sont considérées comme «ouvertes» si toute personne peut accéder, utiliser, réutiliser et distribuer librement, à toutes fins utiles, sans restrictions.

Chaque année, à la fin du mois de février ou au début du mois de mars, le monde célèbre la journée des données ouvertes (Open Data) sur l’initiative de l’organisation Open Knowledge Foundation. A Goma, en République Démocratique du Congo RDC, c’est le mouvement des blogueurs, la Blogosphère Gomatracienne (BloGoma) qui a pris le lead de cette journée en RDC. Avec ses partenaires Lumumba Lab, le Collectif 24 et Open Knowledge Foundation ont réuni, le samedi 14 mars dernier, des journalistes, blogueurs ainsi que des étudiants. Avec comme but de les initier et sensibiliser sur les avantages liées à l’usage des données ouvertes dans la transformation des vies.

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L’un des orateurs, Innocent Buchu enseignant et chercheur à l’Universté de Goma en sciences de l’information et de la communication, est revenu sur l’historique ainsi que l’importance des données ouvertes au sein de la société. Pour lui, ”tout le monde devrait accéder aux donnés ouvertes pour que l’on parle du droit d’accès à l’information en RDC. L’information est un pouvoir… si on était à la cuisine, les donnés seraient les ingrédients et la recette serait l’information car l’information est d’office des données ”

Le coordonateur de la BLOGOMA, aussi enseignant à l’université de Goma, Blaise Ndola à quand à lui, a fait savoir que ” les donnés doivent être lisibles par la machine pour servir à tout celui qui veut s’en servir. Les donnes doivent rester disponibles, suite à cela on parlera de l’accessibilité des données”. Occasion pour lui de présenter la démarche pour appliquer ces données.

« Pour appliquer les données ouvertes il faut l’intérêt de la transparence auprès des gouvernants, l’intérêt de la société civile, la création des commissions, mouvants et groupes mais aussi la création d’un portail des données » a indiqué Blaise Ndola

Cette sensibilisation organisée en marge de OpenDataDay (Journee mondiale des données ouvertes) avait pour objectif d’initier les notions des datas qui semble être méconnu en RDC à ces multiples usagers du numérique afin de les faire comprendre son influence dans le développement des multiples secteurs du pays.

Ces participants ont exprimé leur engagement à mener des actions pour que le gouvernement congolais mette à la disposition de sa population les donnés ouvertes et à adhérer au partenariat gouvernement ouvert PGO. Une dizaine des participants ont suscrit au volot OpenData de la BloGoma.

Fidèle Kitsa

Morpheús, Rêve de liberté

Morphée (« forme ») est, dans la mythologie grecque, une divinité des rêves prophétiques. Il est, selon certains théologiens antiques, le fils d’Hypnos (le Sommeil) et de Nyx (la Nuit), et selon d’autres, la principale divinité des mille Oneiroi engendrés par Nyx seule. Il a pour vocation d’endormir les mortels. Il est souvent représenté par un jeune homme tenant un miroir à la main et des pavots soporifiques de l’autre, avec des ailes de papillon battant rapidement et silencieusement, qui lui permettent de voler. Il donne le sommeil en touchant une personne avec ses pavots. Il lui donne également des rêves pour la nuit. Pour se présenter aux mortels, il se transforme en être cher, permettant aux mortels l’espace d’un instant de sortir des machinations des dieux. Il serait selon Ovide le plus apte de sa fratrie à prendre une apparence humaine. Messager des dieux, il apparaît généralement dans le sommeil des rois comme un humain sous forme de fantasme.

Par Diem Tympanum

Durant plus de dix ans des érudits et des ahuris congolais sont revenus des centaines des fois sur le thème de « maux » ou « mal congolais ». Mais qu’en est-il vraiment ? « Leur origine est dans l’histoire », disent certains, partons de cette hypothèse des plus séduisantes. L’on peut remonter la ligne de temps : 1960, non, un peu plus loin… 1885, encore plus loin…, le Big bang. Jusqu’à ce jour, très peu prétendent savoir ce qui s’est réellement passé à ce moment-là. C’est la clé de l’histoire de l’homme selon ceux qui l’on découvert. L’on préfère donc se mettre d’accord sur ce que devrait devenir « la Théorie », qu’elle soit vrai ou fausse, dans le fond. C’est la vraisemblance qui compte dans certaines circonstances. Même les circonstances qui ont marqué son histoire. Quel est le rapport avec le « mal » ou « maux congolais » ? Plusieurs prétentions existent, sur la connaissance vraisemblable de leurs origine, causes et finalités. Pour le rapport qu’il fallait prétendre faire, le décor est planté. C’est des origines de l’humanité qu’il a été constaté sa capacité de nuisance aussi bien que celle d’une étonnante bienfaisance. De ce seul être peut venir, comme les biblistes le diraient, « des eaux douces et amères ». Cette contradiction a fait ses choix d’aujourd’hui et du futur, des fois entre la « lâcheté et la violence », la passivité et l’audace, les décisions et se laisser aller au gré des vagues de la circonstance. C’est beau et surtout bien de le penser. La conceptualisation de l’action est posée par ce type de penseur. La justification des actions de l’homme a depuis des temps immémoriaux puisé sa force de destruction et d’une prétendue « paix » dans le malheur vécu et le ressenti des ceux pour qui il a été important d’agir. Pour la partie moraliste, il s’agissait ici des opprimés, de ceux pour qui la liberté était le mot d’ordre, le fil bleu à suivre sans relâche, et des fois sans réserve. Il s’agissait d’hommes et de femmes ayant expérimentés la servitude, portés le joug de l’esclavage au-delà des mots qui ont été inventés pour en cacher la triste réalité ou en atténuer aussi les méfaits que les effets. C’était l’époque où il a fallu que les hommes se séparent pour avoir à s’épanouir de l’obscurité d’autres hommes qualifiés de ce fait, d’oppresseurs. Un seul mot vient à l’esprit de ces pensées éparses : la manipulation. Sa conceptualisation a été faite de l’art. La teinte artistique qui lui est échu ne l’avait plus jamais quitté depuis. Donner de la forme et des couleurs de manière à provoquer une perception vraisemblable de la réalité. Il a été remarqué de l’histoire que l’homme se plait bien de le penser, mais le supporte moins bien avec le temps. Ces deux franges ont donc grandi depuis, en humilité et en pouvoir sur la vulgus livré à leur velléité et des fois à la bienfaisance. Des hommes ont mobilisés des grands hommes et des grands hommes ont mobilisé d’autres hommes depuis. Sur les mêmes bases, la divisions des sciences, le leadership sont nées, des idées et des phrases faites suite à la rencontre des facteurs (bienséants à la vie en soi ou malveillants) au fondement de la diversité.

C’est à peu près dans cet ordre précis dans lequel les évènements se sont déroulés depuis le Big bang. L’homme a appris depuis à tirer parti du chaos qui caractérise l’univers, de ses motivations à ses actions il nourrit l’espoir de faire en réponse à une sorte d’appel. Sans un ordre apparent, ça veut dire compréhensible par l’homme, certains ont voulu le lui donner : se considérant comme étant le centre de l’univers, par exemple. D’autres auraient plus humblement mis en avant les faits que des lois auraient été établis afin d’être scrupuleusement suivi par le genre humain. Celles-ci seraient les garantes de la paix et de la sécurité, des mots très familiers à nos jours, et qui dans la bouche d’hommes suscitent plus le vide que l’assurance de la conceptualisation. D’expérimentation en succès, des fois sans réussite ou sans bonheur et vice versa, chacune des thèses a confirmé la bipolarité des approches de la compréhension de la vie de l’homme. L’espoir nourrit n’a pas néanmoins disparue. Il y avait toujours raisons de croire, à cause de la souffrance, des alliances pesées se sont formés et ont conduit à la création d’une des plus sévères astreintes que l’homme s’est faite après la chute : le contrat. Il permettait de ne pas lier la volonté à l’action, les aspirations à la motivation ; il posa une différence très claire entre le vœu et la promesse. L’homme put désormais faire sans motivation, lié par un lien auquel il pouvait ou ne pas souscrire, lui et sa progéniture, sans se soucier de ce que voudraient ni les uns ni les autres. Du contrat naquit la loi et de la loi un autre chaos. Mais qui fait les lois ? Des théories sont nées les dirigeants. Des hommes comme tous, mais qui sans tous pouvaient faire ce que plusieurs ne pouvaient pas. Des génies mis parmi les hommes pour guider les nations (groupements humains) au travers des lourdes épreuves. Incompris, ils sont pourtant applaudis après la prouesse obligatoirement hors de portée du commun des mortels. Ils sont les héros. Mais avec le temps, les héros s’opposèrent contre eux, puis les stigmates de leur opposition ont marqué l’histoire de ceux qui sont venu après eux. Beaucoup de croyance ont entouré les héros et leur bravoure. Des cultes ont entouré leur existence et des légendes, des mythes, des contes sont nées de leur action surhumaine sur les circonstances les plus improbables. Leur force de caractère font encore croire en leur existence dans les sociétés contemporaines.

Une brève visite dans le dessous, et selon une hypothèse ou une autre, ils sont à l’origine des interdictions, des liens pour les générations de ceux qui scandant leur nom étaient désormais appelé, les sujets, cette même vulgus dont ils se seraient démarqué par leurs héroïsmes et leurs actions épiques. Des hommes se battant pour leur survie sont née les héros, parce que pour certains, « la place de l’homme serait sur ses genoux pour un homme ou un être plus grand par ses pouvoir et ses actions ». C’est d’ici que les pouvoirs dévastateurs du tyran sont nées, de sa capacité, non pas à imposer mais à s’imposer sur ce qu’il convînt de faire même en ce temps-là, au nom des appartenances plus tard, mais des réalisations, des actions avant. Il y avait bien un homme qui avait une sorte de règne, pas un guide, mais un « seigneur », un « roi » ; en même temps père et dieu, en même temps illuminé et obscurcit par l’ambition, un pont entre la lune et les étoiles les plus lointaines, les droits pour les uns et les devoirs pour les autres. Ce fut le premier modèle social au-delà des descriptions historiques et sans prendre en compte le bon chronologique énorme qu’il vient de se produire. Des fils et filles vivaient donc sur le mérite des aïeuls, prestigieusement sans forcément avoir des mérites, sans forcément comprendre comment. Avec la loi et le droit, et sans mérite, les termes courses au pouvoir naquirent avec d’autres héros. À ce niveau l’on peut comprendre pourquoi les héros se battaient. Sans vraiment comprendre pourquoi les fils le faisaient. Mais pourquoi la révolution naissait-elle presqu’en même temps. À cause des hommes sans mérite, à cause du désir d’avoir le pouvoir ? Était-ce le fait des héros ou de la vulgus ? Dans tous les cas, ce fut bien à cause du pouvoir que représentait la loi, le trône et la gloire pour laquelle il ne fallait pas forcement comprendre le sens. En effet, s’il en était ainsi, même la vulgus pouvait inspirer la direction ! Ceux qui sont libres, pouvaient être lié par la loi qui n’avait plus de maître, mais de porteur à la fois figurant et abstrait, sans présence et sans légitimité. Forcément, le porteur de la loi était mais devenait celui qui serait le héros. Sa motivation était de porter la loi. Mais quelles lois ?

Bien loin des origines, la loi avait pour motivation la fédération et le confinement, la quarantaine et l’enfermement. 1885 donc, des porteurs discutèrent du confinement des peuples libres, trop libres, au mépris de ce qui existait avant ? Les considérations historiques sont l’objet de plusieurs études. Des mérites ont été découvert par des peuples auxquels la culture était progressivement retiré ; dans les deux hypothèses de départ, il était important que les visionnaires prennent position. L’Africain n’avait pas été sous-estimé par le colonisateur. C’est l’un des acquis des indépendances pour le peuple dit noir qui a acquis au fil du temps la culture du peuple dit blanc, et des fois sans réserve ; sur un seul des aspects les plus effrayant, pas qu’elle n’exista pas en Afrique, le paragraphe au-dessus n’ayant aucune frontière dans le temps avant et après l’Antiquité : La loi et sa force, ses bons et ses mauvais côtés. Dans un contexte proche de l’Apocalypto de l’Afrique à la fin des colonisations, des hommes pouvaient lier la destinée d’un peuple qui ne les connaissait pas, un père pouvait opprimer son fils, un inconnu sur base d’une légitimité elle-même incomprise, et avec la violence comme des étaux, les termes ont figé un peuple vers ce qui devait être la vocation des héros, des fois sans mérite. Sans les comprendre, les respecter était principal ; sans connaitre leur histoire, les vivre était impératif ; des fois sans consultation, nul ne pouvait les ignorer. Le concept de la famille volait en éclat pour ce peuple libre, lié désormais par les termes des textes de loi, par un esprit pour lequel il ne voulait pas de l’âme, pour une version incomplète de la perfection pour une société qui semblait ne vivre que pour la reconnaissance et la certification. Elle était dans son imperfection à la base des sciences et des revendications ici et ailleurs. Les peuples n’ont voulu que se reconnaitre dans cette loi, dans les pratiques qu’elles inspiraient ailleurs. Les érudits et ahuris sont aller comprendre, vanner les contes pour comprendre comment les héros avaient forgé les débuts balbutiants de celle qui, à une certaine époque était la race supérieure, avec la couleur de peau comme le soleil, les briseurs de pierre, et comprendre en fait qu’il s’agissait d’homme pour lequel un 1960 était possible. Que n’ont-ils pas prévu ? Tous sauf un homme qui n’avait pas choisi de se taire. Au lendemain des indépendances, une seule chose restait sous le contrôle des ceux qui, il faut le dire, n’ont fait qu’être engagé par un texte, sans la volonté sur l’indépendance. En effet, et pour rappel, l’on a du respect que pour ce que l’on accepte ; « si l’Afrique se développe, que devenons-nous ? », a dit un érudit que je n’hésite pas à appeler colonisateur (terme embelli, inspiré de l’esclavagiste). Égypte, Mésopotamie (Perse), Grèce et Rome, que sont-ils devenus… Loin de la menace se trouve le raisonnement des causes à effet, il en résulte bien souvent l’humilité. Très proche de l’humilité peut se trouver la mise en garde, car les lois portant le fondement de la terre ne sont pas inexistantes. Pour le moment, il convient de pouvoir noter que la diversité des acquis et des cultures a été qualifié d’unique dans le départ, ce qui a créé des scissions. Mais de manière profonde, et venant de l’expérience, sur un peuple qui n’a pas acquise mais gagné l’indépendance.

Bien après, bons et mauvais guides se battent farouchement pour contrôler la loi, ses méfaits et ses effets. Mais pourquoi la diversité n’est-elle pas par nous un acquis ? Est-ce irréversible ? Quels sont les intérêts que nous ne partageons pas ? La manger, le boire et la joie à la vue d’une personne aimée ? Qu’est-ce qui nous est difficile ? Le vivre ensemble, le croire ensemble, le faire ensemble ? Qu’est-ce qui est difficile ? L’espoir ? Que dis-je, les deux hypothèses… Les uns au centre de tout, et les autres, bien ailleurs : l’Homme, tout simplement. « Je ne suis pas maudit », me disait son rythme bien à part. Peut-être bien, je le pensais ; car de quel côté es-tu ? Au centre et partie d’un système, ailleurs et partie d’un système, mutatis mutandis ? De façon fulgurante, les limites de l’humanisme ont été agressée, l’Ubuntu a été frustré, le bien s’est retiré des fois, je l’ai pensé. Car on peut bien traiter difficilement la différence, mais pas cruellement. Elle, la diversité ne nous est pas échue, parce que nous ne l’acceptons pas au nom de la loi, d’un homme peut-être mais souvent sans mérite, lui-même différent à bien des égards ; à chaque fois, dans le mal. Car il est possible de traiter difficilement la différence, mais pas cruellement. La cruauté, peut-elle s’institutionnaliser ? Prière ne pas répondre par un « non » aussi sec. Pensez, encore et encore, et la lumière se fera sur ce que sont les appels, les pensées, le cinéma…, puis une métamorphose de la réalité, des vraies pensées. Qu’avons-nous donc à courir derrière le succès, derrière le pouvoir de la manipulation de la vulgus pour lequel tous ne somment que des membres, car en quoi sommes-nous un héros. La lumière se fait. Les yeux s’ouvrent sur un matin plein de désillusions. Le « ensemble » ne concernerait que certains ? L’érudit serait partisan et fanatique, gardien des connaissances oubliées. Aurait-il la partialité et la subjectivité comme mot d’ordre, focalisé que le passé d’une souffrance dont il permettrait l’exploitation en toute impunité, mais essentiellement pour le gain ? Dans la mesure où la conscience de l’opposition des hypothèses pour ou contre la théorie de l’ordre humain essentiella diversité se retrouve à lutter pour la survie. De ceux qui ont bien étudier leur leçon, il a été conclu que l’humain fondamentalement humain a horreur de la souffrance. Chacune des cellules de son corps sont alors mobiliser pour allier la prière aux fondamentaux aux intrépides efforts de retrouver sa liberté, mais bien des fois, il est prêt à tout pour ça. L’exagération des tyrans a fait ses opposants, et tout au cours de l’histoire, les opposants ont fait la fin des tyrans, comme pour l’application de la loi et principes de la causalité, une relation de cause à effet se crée bien autour de tout être vivant ; c’est bien une autre façon de comprendre les retournements des situations auprès de nos braves héros des temps modernes. Aujourd’hui, une incompréhension opaque existe autour de l’acception de ce que devraient être les principes et la gouvernance de cette cité qui était dans les temps anciens sous la protection des héros. Mais à ce sujet et aux choix que fait la vulgus, la causalité s’applique, ainsi le terme « médiocre » n’a pas été énoncé par un homme qui n’en connaissait pas le sens. Bien qu’il ne soit pas ainsi que l’ordre des choses devraient être énoncé, le vide et la lacune dans la responsabilisation des électeurs est le point d’achoppement du processus dit de démocratisation de l’Afrique. Le défis que lancerait les érudits serait de la citation d’un seul pays réellement démocratique au monde. Bien d’où vient-elle ? Quel est son but et surtout pourquoi est-ce important ? Qui l’a compris pour l’imposer ? Les divisions par les différences et la diversité qui fait d’ailleurs le monde, puis cette incomplétude ? Qui est le plus sensé ? L’homme qui loin de tout noie son chagrin puis, est-ce celui qui dans la compréhension des aboutissants et des tenants n’y prend point garde ? L’on serait tenté par l’indifférence, mais encore, prendre en garde la causalité est important. La disposition situationnelle compte pour tout celui qui aspire à se lever, à ne pas faire qu’avaler le songe sans discernement, bien des monstres s’y cachent.

Remettrons-nous en cause le « je pense donc je suis » ? Car qui sommes-nous à la fin ? Des deux hypothèses, l’une, assurément. Qui est-ce dans ce rêve ? Complétement à l’ouest des aspirations à l’éveil du matin. Une réalité ou une illusion ? Inspiré ou propre ? Quand est-ce que l’essence décide-t-il de prendre corps ? Est-ce de son fait ou de celui qui a posé des normes dans l’univers ? « Tu penses être, donc tu crois être ! ». Le vide, le fait de n’avoir jamais existé ne laisse pas l’homme indifférent, tellement le souci de l’éternité l’obsède. Par l’histoire et son héritage, mais sans l’essence ? Qu’est-ce qui vaut le coup d’avoir vécu ? La remise en question laisse transparaitre la lumière de la place qu’est à la justice dans ce qui est supposé être la vie de l’Homme. La disposition à la violence devient contrenature, la résistance à la Loi prend tout son sens quand elle est injuste. La réaction de l’homme à l’injustice prend son sens, aussi bien que l’impuissance à la causalité au moment de la réaction. La justification d’une réforme à chaque changement de régime politique ne s’explique pas quant à lui par un meilleur avenir, parce que le changement de l’hypothèse peut ou ne pas intervenir. Dans la mesure où pire que le tyran existe, il n’est pas dans le devoir d’intervenant sociaux de se soucier de ce qui n’est pas important, à savoir par exemple le parti, ou la composante et même le regroupement quel qu’il soit. Les héros se battent, les tyrans se battent, mais le peuple subit. Existera-t-il une fois de plus des opposant à l’hypothèse obscur d’un mortel au centre de l’univers ? Cet homme respectueux des choix qu’offre la vie distinguera la politique du « politisme » (ayant pour seul force le flou et l’incomplétude) caractéristique de la gouvernance politique en Afrique. Altruiste, il recherchera la justice et pas le contrôle de la loi faite d’homme et de femme pour lesquelles il n’est pas facile d’évaluer l’objectivité, le principe n’étant que documentaire. Le contrat ne liant pas l’esprit ou l’âme de l’insensé. Bien au tournant de l’histoire et seulement à ce niveau, l’homme réalise de plus ses déboires et ses détours. Très tard ? Il n’en a jamais été question, le temps n’étant pas à la portée de sa maîtrise quel que soit ses tentatives désastreuses qu’il sera encore obligé de payer. Ce tournant l’emmène uniquement et à chaque fois devant un choix, celui d’une hypothèse plutôt qu’une autre, une sensation plutôt qu’une autre, penser connaitre ou demander à connaitre. Les dispositions ont été la clé pour ouvrir les réponses aux circonstances. Bien à la fin de ses tentatives, le facteur inconnu a été toujours la représentation de ses limites. Le dirigeant n’est plus roi. L’histoire l’a prouvé. Aucun n’a eu raison du temps, et chaque hypothèse qu’il a posé n’a subsisté que parce qu’il y avait de la justice et du respect pour ce qui porte la vie. Le dirigeant n’a pas porté la loi, il en a été le vecteur, comme un décodeur des lois cachées dans ce qui existe. La vulgus, coupable ? De son inattention, au moment de prendre les choses en main ? Au moment de croire ? L’élite qui selon certain est manipulé, coupable de ne pas être dirigeante, d’être naïve ou de ne pas être juste ? Tous, responsable des effets et méfaits de la nature ? Assurément. Car combien de mauvais choix font-ils au quotidien, ne prétendant qu’aux fautes que commettent les autres, politiques soient-ils ? « Chacun a une part de responsabilité », disait un personnel de l’administration. L’administration (quelle qu’elle soit), peut décrire cette responsabilité, surtout en ce qui concerne les frais de célérité, nommé devant certains juges et personnels du système de justice, les frais de ou pour diligence. Cette due diligence est monnayé et n’est donc pas de droit. Elle est sollicitée par ceux qui tiennent la loi, ceux qui demandent des droit (?). À combien sont-ils, ces grains de sable ? aussi petits soient-ils, leur poids a fait chanceler la planète bien des fois. Le système force-t-il ? Bien des fois ! Mais il est en danger, parce qu’il est forcé aussi depuis les temps. Par les héros qui naissent.

Ou sont donc nos héros ? Nous avons besoin de croire fermement dans un avenir. « Nous voici » me diraient-ils, j’en douterai fort. Bien au fond de tous les hommes, fondamentalement humains, il n’est pas question d’ « issime », pas d’idéalisme, mais seulement de ce que l’on appellerait sans se gêner : « le Bien ». C’est la clé pour changer, sans aucun discours. Le faire « bien » est bien suffisant.

 

Elle d’autrefois, un film de Pamela Tulizo

Il s’agit d’un court métrage de 8minutes qui nous renvoie dans le passé à la découverte et la connaissance du pouvoir de la femme katangaise particulièrement, et peut-être même de la femme congolaise, la femme africaine, la femme universelle, pourquoi pas, toute femme peut s’inspirer de ce modèle.

Par Brianca Buhoro

Pamela Tulizo

Elle d’autrefois…

Le titre même du film incite à une sorte de curiosité, il indique du coup qu’il s’agit d’un parcours à retracer ! Un son de tambour folklorique et une image quasi immobile d’une femme, tel est le début d’« elle d’autrefois », ensuite apparaissent des femmes en tenue uniforme, on penserait à une marche politiqué ou un défilé avant que ne bascule l’image suivante représentant des femmes torse nue… en s’arrêtant là, on croirait à une sorte d’activité culturelle, mais hélas… ! la suite fait comprendre qu’il s’agit d’une lutte, d’un combat, d’une bataille des plus faibles contre les plus forts, il s’agit d’un cri de ras-le-bol de la femme katangaise.

Tout se passe dans la province de Katanga, la scène commence par étaler la beauté de Lubumbashi et la bonté de ses habitants. L’ancienne Elisabethville se présente comme une ville accueillante où tout le monde sympathise, sourit, se salue mutuellement sans besoin de se connaitre ; on va même plus loin pour parler d’une ville transformatrice, celle qui rend les personnes fortes, on dirait ce qui affecte même le caractère de la femme katangaise : décrite comme une femme à la vision d’aigle, aux rêves gigantesques. Pourtant, le passé de cette ville nous présente une région des hommes d’affaires, un coin sans famille, sans femme, sans enfant. La ville croit petit à petit, la femme katangaise fait parler d’elle lors de la cessation katangaise, un vrai score alors s’enregistre au point de lui décrocher la dédicace d’une avenue en son honneur : « l’avenue femme katangaise », celle-ci située à la place où il y avait jadis la barrière de l’ONU.  C’est curieux tout de même, on dirait même injuste… pourquoi en fait parler seulement de la femme katangaise dans un pays où beaucoup de femmes ont subi des viols, des vols, des tortures, et des traumatismes liés aux guerres et toute la misère qui en découle. Cette question nous ramène à parer de la force, du courage, et de la détermination de la femme katangaise au cours de la cessation katangaise, la femme katangaise fait preuve de son obstination quant à ce qu’elle veut et réussit la où les hommes ont échoué, ce film retrace la lutte de la femme de l’ancienne Elisabethville pour la pacification et la réconciliation, c’est désormais un modèle d’inspiration et d’énergie positive pour toutes les femmes katangaises chaque fois qu’elles se sentent faibles.

Le film entier est animé par une transition de tambour qui rythme la danse combattive, les mouvements de son balancement illustrent une lutte qui connait des efforts, des fatigues, de haut et de bas… tout au début c’est une image quasi inerte d’une femme, un peu comme pour designer la femme d’autrefois ensuite on nous renvoie l’image d’une femme en danse rythmée au tambour, une qui laisse croire à une lutte contre un mur autour duquel elle se balance en gestes parfois lents, parfois violents, parfois forts, parfois faibles… Oui c’est une lutte, et à la fin le mur est brisé, la lutte est victorieuse. L’image de transition qui accompagne ce film montre la femme ancienne dans sa passivité et sa timidité, passant par les efforts et la détermination, on illustre une femme active, combattante, la femme de ce siècle.

A la fin, on peut lire cette conclusion : « Depuis que la femme a appris à se connaitre et à savoir son rôle et sa place dans sa société », toutefois une question importante reste en suspens : s’agit-il justement de la femme katangaise ou de toute femme congolaise…

Clôture des travaux du forum sur la paix et la cohésion sociale par la signature d’acte d’engament des parties prenantes !

Le 20 septembre 2018, à Goma lors de la troisième journée du forum sur la paix et la cohésion sociale organisé par le Cadre provinciale de plaidoyer, les participants ont adopté par consensus un acte d’engagement. Ce cahier des charges qui sera présenté à l’autorité provinciale va porter sur le genre, les élections la traçabilité des armes et le contrôle budgétaire.
Par Innocent Buchu

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Réunis depuis le 18 septembre 2018, les représentants des institutions publiques, le pouvoir coutumier, les mouvements des femmes et des jeunes, les organisations des personnes marginalisées, les organisations de la société civile, pour réfléchir sur le processus de paix notamment les acquis, les défis les perspectives d’avenir. Ces assises c’étaient dans le but assurer une société congolaise plus juste et équitable.
Dans son intervention, le Secrétaire provincial de la CENI a présenté la machine à voter à l’assemblée tout en soulignant un certain nombre des questions sur le processus électoral. « Devons-nous avoir une autre guerre en RDC après les élections de 2018 ? Quel message devons-nous vulgariser dans cette période pré-électorale » se questionne Hubert. Soucieux de voir le processus électoral se dérouler dans un bon climat les participants se sont engagés de s’investir de travailler pour les élections apaisés même si la question de la machine à voter est restée sans bonne réponse.
Ce cahier de charge touche sur les thématiques Genre – Femme – Paix, développement et construction de la paix, ainsi que la thématique élection – gouvernance et paix. Devant le vice-gouverneur Me Feler Lutaichirwa, représentant du gouverneur à ce forum de paix et de la cohésion sociale, toutes les parties prenantes ont signé l’acte d’engagement à la paix et la cohésion sociale. Dans ce cahier de charge, les participants ont recommandé de structurer un cadre de dialogue permanent entre les entreprises minière, la communauté locale et les exploitants artisanaux. Au gouvernement congolais, les participants ont demandé de ne pas politiser le processus électoral et de sécuriser le processus électoral, de redoubler l’effort dans la sécurisation de la population et de soutenir les mécanismes fonciers mais aussi de tenir compte des aspirations des populations dans la formulation du budget.
Les participants n’ont pas non seulement formulé les recommandations à l’égard du gouvernement, ils ont aussi énoncé des engagements. Les participants prévenants des confessions religieuses se sont engagés d’accompagner la population dans le processus électoral par des messages de paix et les prières œcuméniques. Mais aussi de véhiculer les messages de paix par l’appui aux actions de solidarité sans discrimination. Les mouvements des jeunes présents se sont à leur tour engagé à mener des campagnes contre la discrimination des personnes appartenant aux groupes marginalisés ainsi que contre les manipulations politiques et ethniques.
Avant de remettre l’acte d’engagement à l’autorité provinciale, Me Nelly Mbangu, coordonnatrice du Cadre provincial de plaidoyer du Nord-Kivu (CPP), dans son allocution a souligné que cet acte d’engagement est un témoignage de la volonté des tous les acteurs de la province du Nord-Kivu. Elle a souligné que son organisation s’engage à mener le plaidoyer aux parties concernées présentes et absentes au forum.
Dans son discours de clôture le vice-gouverneur, a remercié les financiers et organisateurs de ces assises tout en leur invitant à continuer à prêter mains fortes au gouvernement congolais.
Les leaders du Nord-Kivu ont exprimé une détermination à poursuivre les efforts déjà consenti dans le processus de la paix et de la cohésion sociale.

EwezoProject : Umoja In Action propose le regroupement des femmes selon leurs rapprochements dans l’apprentissage de la lecture et écriture.

Dans le cadre du projet Ewezo, l’Ong Eastern Congo Initiative (ECI) en partenariat avec EcomFondation avait lancé l’appel à idée pour résoudre le problème d’analphabétisme des femmes cultivatrices de Cacao dans la chefferie de Watalinga, territoire de Beni dans le NordKivu. C’était dans le but de trouver trois bonnes idées à appliquer afin d’offrir aux bénéficiaires un service utile. Six organisations, dont Umoja In Action ont souscrit à cet appel à idée. Je vous partage ici des extraits des idées proposés par l’Organisation Umoja In Action.

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Dans la présentation du problème, des femmes de Watalinga Umoja explique :
En RD Congo, les femmes sont moins alphabétisées que les hommes. Selon les enquêtes MICS 1-2 et les Enquêtes EDS1-2-3 montrent que depuis 1995jusqu’ en 2010-2013, sur l’ensemble du pays, le taux d’alphabétisation était de 58,9%. Celui des femmes était de 51% par rapport à celui des hommes qui était de plus de 81%. La différence est plus accentuée en milieu rural qu’urbain où les écarts entre les deux sexes varient entre 20 et 30%. Parmi les causes figurent la faible scolarisation des filles, accès limité aux programmes à cause de l’ignorance de l’existence des dits programmes, la non-adaptation de l’enseignement aux réalités socio-économiques et du marché de l’emploi, le manque des moyens financiers et le temps, à cela s’ajoute la faible vulgarisation des programmes d’alphabétisation, mais aussi la non-appropriation des membres de la communauté par ce programme d’alphabétisation.
Selon l’organisation Umoja, au Nord Kivu, les efforts restent à fournir. Par rapport au problème d’utilité sociale l’alphabétisation des adultes se pose, car une personne déjà engagée dans la perçoit peu l’importance de l’alphabétisation. Le cas le plus flagrant est celui des femmes commerçantes qui chaque jour, ramènent de l’argent à la maison et font vivre leurs familles. L’exercice de responsabilisation dans un cadre associatif, religieux ou communautaire devrait être un stimulant pour la participation. Raison pour laquelle tout programme qui se veut d’alphabétisation des adultes doit être spécifique et adapté aux réalités de ceux-ci (celles-ci). Notre approche pourra plus focaliser l’attention sur la non-adaptation de l’enseignement aux réalités socio-économiques et du marché de l’emploi, la non-appropriation des membres de la communauté par ce programme d’alphabétisation, mais aussi la non-attribution de cet exercice de responsabilisation dans un cadre associatif, religieux ou communautaire. Ces éléments devront être un stimulant pour la participation. Et pour y arriver, les questions suivantes nous donnent des indications.
Dans trois points Umoja explique la façon la plus importante pour aborder le problème d’analphabetisation des femmes à Watalinga.
1. Organisation de la séance de formation des formateurs locaux (Alphabétiseurs/Facilitateurs des centres/Cercles de REFLECT), l’élaboration d’une documentation spécifique pour la promotion de l’alphabétisation des femmes et constitution des bénéficiaires en centre/cercles de REFLECT selon leurs rapprochements et activités menées.
2. Initiation des activités des ristournes au sein de centres/Cercles de REFLECT soit par village pour pérenniser l’action d’alphabétisation
3. Appuyer et accompagner les femmes dans leurs activités d’agriculture et production de cacao

Saveur du Kivu : A la rencontre du café, l’Or vert se doit de la valeur !

Depuis 4 ans, Saveur du kivu redonnent espoir et fierté par son importance, à ceux qui viennent à cette rencontre. Événementiel de la promotion du café, Saveur du Kivu incarne une révolution du secteur café dans la République Démocratique du Congo et se déroule du 11 au 13 juin 2018.

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les participants à l’atelier saveur du kivu dans la salle de la cathedrale de Bukavu. ph. Innocent Buchu

Par Innocent Buchu

il est d’abord cette odeur, à la fois douce et acrimonieusement agréable, qui frappe le sens lorsqu’on pénètre l’enclot de la cathédrale Notre dame de la paix où se déroule Saveur du Kivu . c’est en plein centre ville de Bukavu dans la province du Sud-Kivu à l’Est de la République démocratique du Congo. Sur la attaque, scandant l’espace, la communication se fait dans la langue du café. Les producteurs, le gouvernement, les exportateurs et acheteurs nationaux et internationaux, des ONGs nationales et internationales sont au rendez-vous. Bienvenu au Saveur du Kivu 2018 !

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« Aujourd’hui nous avons assez d’éléments pour convaincre les acheteurs » raconte Adeline Nsimire, 49 ans, après sa discussion avec un acheteur. Elle va, grâce à cette rencontre, expédier des échantillons de son café en occident. Elle et ses amies de la coopérative du territoire de Walungu ont désormais un nouveau marché qui s’annonce.

Cette femme d’un journaliste et mère de 6 enfants s’est vue écouler ses deux milles kilos du café de son 2 hectares de terrain après le saveur du Kivu de l’année passée. Grâce à cette série des rencontres avec les professionnels du secteurs café, Adeline parle aujourd’hui se son café de spécialité.

c’est une caprice du marché, « café de spécialité » !

« Le monde a une grande quantité du café mais il faut reconnaître que le monde a aussi besoin d’un bon café » a rappelé Richard Hide, de l’entreprise Twin, un acheteur du café. Il a, pendant la session avec les producteurs, engagé une brève discussion sur les attentes des acheteurs internationale et la capacité opérationnelle. Devant sa tasse de café kivu, cet homme d’affaires pense que le sol congolais prouve que le monde peut avoir un café de bonne qualité grâce au climat, la terre, l’altitude de la partie Est de la RDC. « Malgré la multitude de cet Or vert sur le marché mondiale, le café de spécialité est payé double pour que les hommes et femmes producteurs jouissent de leurs efforts».

Pour se conformer, à la demande du marché, Adeline doit bosser dure(double) pour répondre aux caprices du marché; « Je suis rigoureux avec moi-même sur la façon d’entretenir mon café, et mon marie m’encourage » ; épanouie dans ce secteur, Adeline reconnaît le problème d’accès à la terre par ces paires femmes qui n’ont pas des « maris genrés ».

Le saveur du kivu réveil le producteur du café ongolais, mais c‘est dans la tasse que le buveur de café partout dans le monde vit le bonheur du Kivu.

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À mon cher futur ex futur président!

Aujourd’hui je ne suis qu’un messager, je me suis porté volontaire au service du peuple vous faire parvenir cette lettre. je ne veux pas être tenté de la lire en route… la lettre vient de Diem Pympanum.

enveloppe-de-lettre-13002549À mon cher futur ex futur président,

Bonjour, mon nom n’est pas important. Je ne veux pas entrer dans l’histoire, du moins, pas celle-ci. Je suis congolais…, quand même. Je prends mes aises et j’espère que tu m’accorderas mon tutoiement (j’ai eu du mal à le faire, tellement l’on m’a appris à respecter les plus grands, mais qui sait qui tu seras? Dans tous les cas, n’y vois vraiment pas offense). Je vis et suis né au Congo ce cher et grand pays que beaucoup appellent, et je le pense à tort, “pays de Lumumba”. À tort, monsieur, parce que c’est mon pays Aussi. Je suis content que certains le comprennent de nos jours. C’est aussi ton pays. Et pas ce vulgaire éléphant blessé et mourant. Tous mes compatriotes, et plus pour ceux qui se reconnaîtraient dans ces quelques mots que je t´adresse le diront, ce pays, c’est notre terre.

Dévastée, nous savons maintenant que ses ennemis ne lui ont pas laissé le repos. Et depuis près d’un siècle les habitants d’une maison se sentent étrangers dans leur propre demeure, un siècle que des hommes, femmes et des enfants sont tués, réduits en esclavage, mutilés, torturés, tu le sais, je tais d’indicibles atrocités, des mots que je ne peux prononcer (nous sommes assez malades comme ça) ! Le monde s’en rend compte aujourd’hui et je ne permettrais pas qu’il fasse comme si c’est nouveau, ou comme si des gens de ce monde n’en savaient rien, je le leur refuse, ce droit à l’ignorance calculée, téméraire et blessante pour moi, et la mémoire. Un siècle de guerre et conflits intérieurs, dans nos cœurs et entre nous alimentés par ceux qui n’ont pas d’intérêt à la vie, la paix, les vendeurs du désespoir, que les fous du roi me contredisent! Qu’est-ce que ça veut dire que de vivre chez soi? Ceux qui sont nés et vivants, me répondraient-ils? Non. Très peu le saurait, aucun d’entre nous ne te dirait ce qu’est la liberté ou l’indépendance. Faire ce que l’on veut ou ce que l’on doit? Pour qui et comment, quelle direction ma nation a-t-elle? Ou sommes-nous seulement une nation? C’est vrai, très peu répondraient.

En fait, comme tous ceux que je connais jusque maintenant, j’ai peur. Au moment, où je t’écris tu es sûrement un citoyen modèle…, qui a peut-être une affaire, une certaine orientation; c’est qui sûrement te préparait à la tâche que tu exécute en ce jour. Mais, le disais-je, j’ai peur : pour vous et moi. Je vous le montre, mais plus brièvement et rapidement (sans prétendre t’apprendre l’histoire)… Bien, vendu depuis 1885, la terra nulius en plein cœur de l’Afrique devrait être exploitée par ceux qui avaient consentis à le laisser entre les mains des rois de Belgique. Je ne savais pas ce que ceci veut dire jusque très ressèment, ou les principales implications que je devais en tirer. Après, Lumumba et bien d’autres dont les noms sont restés dans l’ombre, ont lutté pour que les rois de Belgique nous laisse notre terre. Tellement des contrats, tellement têtus que personne ne pouvait le nier avec les acheteurs, avaient été signés, il y avait bien moins de risque à les voir mourir ou en prison à vie. Il suffisait juste que des larbins intelligents ou d’intelligents larbins, et des hommes du peuple acceptent de continuer de les respecter. Trahis par leur lutte, ou ce qu’ils pensaient en être une… et pour certains seulement, on en entendit jamais parler après… En fait, je ne fais pas mention de la tentative désespérée de la sécession dite “Katangaise” parce que tu sais qui l´aurait fomenté; une tentative désespérée (je note que celle que Yebela appelle Monique et ses c*…, je ne m’emporte pas, est apparue à la même époque), s’est soldé par un échec. Kasavubu (chassé du pouvoir et allé être assassiné?), le maréchal (empoisonné plusieurs fois et allé être assassiné?), Le Mzee (assassiné, ça au moins on le sait!), tous appuyés par des uns et des autres vinrent et passèrent, et à la fin, son fils (qui, selon ce qu’il a dit, mourrait “plombé”!!). Tu hérites d’une histoire à laquelle l’on a volontairement insufflée de la peur, du mépris et de la crainte (j’interprète): quand le bulamatari achetait nos terres pour du beurre, c’était parce que nous avions peur, impressionné par la présentation du beurre; quand l’on a récolté du caoutchouc pour un quota journalier au risque de ne plus toucher quoi que ce soit d’autre, ce fut de la peur; président, quand nous avons dansé devant un homme (qui faisait trembler les radios du monde, sans être prévoyant pour son peuple), enfants, mères et pères confondus, ce n’était point par plaisir, ce fut parce que ceci s’imposait à nous, il appartient à celui qui ne le pense pas, de ne pas se lever au rassemblement pour saluer la voix tremblante et rugissante du léopard, de vous expliquer pourquoi; et quand nous avons entendu à nos portes “nous sommes là pour vous libérer”… Et bien, avions-nous vu pire? Oui.

Certains d’entre nous se sont terrés dans leur maison depuis, et n’en sont jamais sortis. Pour quels motifs? Y a-t-il de mal à écrire les horreurs des grandes guerres du Congo? Non, mais les pages ne suffiraient pas… Ton équipe regorge de têtes bien faites (je l’espère), des hommes d’histoire, qui connaissent le passé afin de vivre le présent, et bla bla bla (je m’emporte pas, mais beaucoup en ont assez). Je suis navré, mais je suis sûr que comme moi, bien que qu’ayant reçu des coups de bâton pour la mémoriser, cette définition ne s’applique pas à certains,… non, à la plupart d’entre nous. On aurait dit que ça serait : … Science de l’homme qui se moquent du futur, se contentant du présent au mépris des faits du passé. Je n’invente rien, mais je ne suis pas aveugle pour autant. Et donc, certains parlent de 4 millions et d’autres de 7 millions de morts. C’est bien trop pour que…, pour que qui que ce soit essaie de se mettre à ta place. Non pas que l’on puisse te plaindre. Mais bien-sûr, tu as dû y penser avant de briguer ce poste, n’est-ce pas? La drôlerie de la chose ce que, personnellement et sur le moment, je ne t’envie pas. Pas seulement pour cette lettre. Mais parce que certains penseraient que ce ne sont pas tes affaires, qui c’est rien, que tu ne devrais pas t’en faire, que du El capo…, un seul, plusieurs? Qui sait?

Pour le peu de lecture que j’ai eu à faire de mon vivant (espérant ne pas mourir peu après avoir écrit, du fait de l’homme ou … Peu importe), le Rapport dit “Rapport du projet Mapping” (selon T. Michel, la pièce maîtresse, pierre angulaire pour faire régner la justice – sur laquelle je vais revenir) représente le un centième du bourbier que représente la RDC. Le quarante-neuf étant dans le passé de la centaine d’actes de vente (Contrats, conventions, accords) des terre et des vies de mes frères, tes frères, du moins, humains… Et le cinquante restant dans les futurs actes de vente, et dans les mauvais choix que certains (les têtes bien faites, t’en souviens-tu) vont tenté de te faire faire dès maintenants. Maintenant, oui, car comme pour plusieurs, je partage les mêmes doutes dans la nature de ta victoire (contre nous ou pour nous). Mais, j’écris pour t’encourager (je vais néanmoins finir de m’expliquer, peut-être comprendras-tu mon espoir). Et donc, il s’est créé chez nous ce que l’on appelle “un conflit cyclique”, un fait que certains professeurs de droit nomment “les faits en constellation”, mais un fait un seul est à l’origine de ce cycle, la colonisation (les responsables distraient les peuples du monde entier, reconnaissant des broutilles, pour le plaisir en plus! Je ne vais pas te faire mon cours d’histoire, tu fait parti de l’élite si tu es président. Et bien que l’histoire soit “piégée” (à tel point que l’on ne sait plus qui est qui, c’est un peu comme si, depuis tous les temps, la grand-mère avait toujours été le loup) tel que le dirait plusieurs stratèges (dont les tiens), et mon but n’est pas son désamorçage. C’est bien trop simple, la solution est notre but et l’on sait que demande le peuple; alors je voudrais, s’il te plait que tu me lise encore un peu.

D’aucuns pensent que le colonisateur avait pour objectif de ne jamais partir, il n’est pas bête d’avoir accordé les indépendances. On a tout compris…, on n’a pas tous compris, mais c’est déjà ça… Partir, disais-je, ce fut pour un but bien plus perfide : se faire rester, se faire appeler, se faire demander était plus moral. Certains n’ont pas hésité à parler du cercle de la victimisation. Acheter, vendre et gagner de l’argent était déjà un fléau chez eux, très peu compris mais assez dangereux pour que la dette soit en même temps l’ennemi et l’allié (pas ami, mais allié) de ceux qui avait de la fortune. Loin d’être moral, certains ont proposé la même stratégie qui avait encore la main serrée sur la gorge béante de l’Occident d’après guerre, proposé comme solution avec des noms vendeurs sous la bannière parfois innocente des agents du développement durable (certains ont compris). L’acte ou l’intention était mauvais, pas dans le chef de ceux qui l’appliquaient ou l’avaient conçu, mais dans le chef de celui qui l’avait conçu. Ceci fait parti des cinquante énigmes sur les cent, pour toi. Il sera donc question de justice? “Mais par où commencer?” Te diront ils. Je ne sais pas, je te le dis, et pas avec un sourire moqueur au coin de la bouche (troll face, tu connais la référence). Parce que du “Caoutchouc rouge” à “Qui sont les bouchers de Beni”, tu en auras du fil à retordre. Mais est-ce de ta faute? Je ne le pense pas personnellement. C’est juste que ceux qui sont venu avant toi n’ont pas été assez attentif à toi, à tes enfants, à ton futur et sûrement, à ton passé. Feras-tu la même erreur? Il n’y aurait pas de mal si tes prédécesseurs pouvaient dire pourquoi ils ont fait ce choix, en plus de nous convaincre. Mais rares sont ceux qui s’en donneraient le courage. Seulement parce qu’ils (pour “ils”) savent qu’ils ne sont pas humains, ou ont oublier qu’ils l’étaient, qui communiquer pour ne fusse que dire “10 personnes ont été assassiné lâchement dans la Chefferie X du territoire Y. Nous mettons tout en œuvre, nous traquerons, trouverons et poursuivrons les coupables”, ou encore “deux éboulements en moins d’une année dans les sites X, pour la sécurité, nous en interdisons l’accès”. Au lieu de ça, nous avons des hommes et de femmes du gouvernement, apeurés, toujours sur la défensive “nous ne sommes pas responsable”, ou encore “c’est faux!”, et le plus drôle “nous interdisons toutes manifestations publiques, des assemblées aux réunions de famille”. Des dirigeants, ayant peur du peuple, sans aucune maîtrise de la situation. Je leur en veux? Non! Qui te jugerait si tu échouais ? Plusieurs? Pas moi. Puisque tu n’as pas encore essayer. Tu n’as jamais été président, toi, nos lois le disent. Personne n’oserait parce qu’aucun ne se ventera de t’avoir donné l’exemple. Du moins, pas avant de te voir essayer. Je me dis que le délai constitutionnel a été le seul problème de celui qui est parti,…, qui va partir…, qui devrait partir,… Qui devra partir pour ton bien et celui de tous,… Enfin, c’est ce qu’on dit. Comprend mon scepticisme, nous avons connu très peu de bonne chose, et l’amour s’envole un peu plus chaque jour. Justice et paix donc, seront les axes de ton programme, mais pas sans stratégies… Enfermer les responsables des fuites financières dans les régies, les douanes, les impôts, c’est mieux payer les enseignants. Mais avant d’y arriver, aujourd’hui, puisqu’après avoir parlé du passé sans assez, le voici le présent.

Il y a toujours des morts, des viols, et l’amour s’en va des cœurs qui en avaient encore. Il est un temps des héros, quelque chose doit se passer, tous l’espèrent. Durant des années, j’ai attendu pour me sentir chez moi. De là où je suis, je ne peux pas faire 100 kilomètres à la ronde des terres, mes terres, le pays dont je suis national et citoyen, une patrie que j’aime, sans avoir peur que l’on ne me fasse disparaître. Le pire, ce que je peux ou ne pas savoir pourquoi, en fait, ce n’est plus important, et personne n’en saurait rien. Qui on est, n’est plus important. Qui dirait ceci pour le plaisir? Qui accepterait ceci sans en avoir mal au cœur? Est-ce seulement naturel?

Ce n’est pas une solution que de se dire “l’on se prend en charge”. Le congolais n’est ni français, ni américain. Puisque je te le dis, c’est le mot d’ordre de la jeunesse, de plusieurs couches sociales (?). Tu sais cher président, je sais que tes stratèges savent ce que sont les désavantages de la participation dans un pays où il n’y a pas encore des valeurs généralisées de citoyenneté, n’en déplaise à ceux qui y “travaillent”. En fait, n’en déplaise à ceux qui travaillent à les détruire, elle naît de la douleur qui se crée de leur sadisme. Je ne t’informe rien, certains seraient sauvés si ce pays sombre dans la division. Ils ne le cachent plus. Il est possible que l’on cherche dans l’histoire le pourquoi du comment, mais je connais très peu de pays prêt à traverser ouvertement les frontières pour te faire la guerre, au nom de tout ce en quoi ils croient ou ils pensent. J’espère seulement, fataliste que je suis, que la bonne cause que je pense confesser ne pas comprendre, que la raison est valide. Mais voici ce que je vais t’exprimer en ce moment, en respect aux lois de la causalité, la violence appellera la violence. Et là, tu te dis, “que me dit-il? Que formule-y-il? Une menace?” Non, ne te méprend pas, cher président. Ce n’est pas moi qui menace, ce n’est pas de moi qu’il faut avoir peur. Ce n’est pas moi qu’il faudrait craindre. La crainte devrait être pour la Main vengeresse de la causalité, posée depuis le fondement de la terre, cette loi ne bougera pas aussi longtemps que des hommes et des femmes seront tuées, mais encore, ausi longtemps que ton cher fils ou ta chère fille pendra du sucre dans le dos de ta chère femme (ça c’est si tu es un homme marié). Ce bol qui lui tombe sur la tête…, ce doigt qui se brûle, … oh mais loin du cours de moral, je reviens sur les faits, comme des milliers d’hommes et des femmes de ton cher pays, j’ai pardonné, comme devraient le faire ceux qui veulent la paix. Comme de milliers d’hommes et de femmes de ce pays, j’ai beaucoup perdu. Mais moins que des millions d’hommes et de femmes de ce pays, j’ai été épargné, mis à l’écart. Mais à chacun son cœur, ses choix, une autre des inquiétudes des cinquante attentions sur cent. Il est utile qu’à ce niveau rien ne soit perçu comme étant la raison qui justifie les actions violentes. J’ai lu que la violence est communautaire et jamais étatique. Que l’Etat est la négation de la violence. Que donc, dans tous les endroits où la violence a été le mot d’ordre, elle a été dû au renfermement des uns (communautés) par rapport aux autres (Communautés). Un fragile équilibre entre l’authenticité, la diversité et le commun, l’unicité, cette chose qu’est l’Etat; un autre cinquante par cent. Cette théorie te questionne, tant que ça continue, Sommes-nous donc dans un État? Ou un amas de communautés obligées de vivre dans les mêmes frontières? Scission, sécession et balkanisation sont sur ta table, signeras-tu ou pas?

Bien des gens suivent les débats des parlements provinciaux et national. Bien des gens n’ont plus confiance dans la représentation. Bien des gens ne veulent plus s’engager. Bien des gens pensent que le politique n’est plus la solution pour que l’on réussisse. Qui sait ce qu’il nous faut? Si un seul congolais vous le propose, je pense qu’il sera en train de te tromper. Le problème est bien plus profond, bien plus complexe, bien plus obscur. Je te donne un exemple, le coltan du Nord-Kivu enrichit les entreprises de télécommunication et électroniques, sur des décennies à l’avance. Les patrons questionnés à ce sujet détournent leur visage, ce geste fort et révélateur, ignorant ainsi le mal qu’ils causent en exploitant des enfants qui creusent dans la chaleur étouffante des tunnels dans plusieurs provinces, contrôles ou non par des hommes ou des femmes qui vendent ces richesses congolaises pour des armes… Ça ne te rappelle rien… Bulamatari, nos chefs et le beurre. L’on enrichit des centaines de grande familles euro américaines, et des gens meurent pour le pétrole des grands lacs africains. Les gens meurent donc, à cause des ressources naturelles, ou sont-elles une excuse? La valeur de la vie a sérieusement chutée au monde après chaque grande guerre. Et ce, peu importe où elle a eu lieu. Mais les guerres de maintenant sont dans les environs de l’Afrique, et celles dont les ressources naturelles sont le sujet, la RDC est au centre de la plupart des conflits. Le mobile est l’accumulation des ressources naturelles. Les ressources naturelles sont la matière première à l’accumulation des richesses. L’on ne supporte pas donc que le congolais soit riche par le sort. Ils pensaient nous diviser, ils nous ont enrichi. Et même aujourd’hui, ils pensent nous monter contre nos voisins, mais ceci nous profitera. Ce facteur incontrôlé par l’homme est un refuge.

Je saute à l’accumulation des richesses par le pays, les régies financières sont apparemment des vraies passoires, je ne les connais même pas toutes. Certains croient même que l’interruption de ces fuites permettraient aux enseignants d’être payés, aux militaires d’efficacement défendre les frontières nationales, et non s’acheter des flats dans les pays étrangers, puisque le plus secure des lieux serait et resterait le pays. L’un de tes proches (et espérons qu’il le restera) a dit qu’il y a plusieurs groupes armés parce qu’il n’y a pas de confiance entre l’armée nationale et la population. Mais il n’y en a pas tout simplement parce que la confiance entre les dirigeants et les dirigés est aussi en rupture. Car, en effet, à qui les ordres sont-ils transmis et par qui (je dis ça, je ne dis rien). Le jeune se bat dans ces groupes, sait-il pourquoi, si ce n’est que des plus vieux (sensés être sages) sont venus le lui demander? Si je ne me reconnais plus dans celui qui prend la parole à mon nom… J’y pense. Imagine que le jeune s’unisse et s’élève, le lui refuse publiquement. Car oui, ceci arrivera. Il ne peut en être autrement. Je pense que la manipulation des éléments des circonstances est tellement délicat que le premier feu exagéré a causé et causera le cancer. Cher président, je suis sincèrement navré. Le passé nous hante tellement on n’en apprend rien. L’apprentissage est tellement difficile, le changement ne nous arrangeant pas… (Ce n’est pas encore la fin) Nous sommes communautaires. Je le dis parce que je suis sensible (c’est un piège, attention à ceux qui me prêtent des intentions, je fais une projection, je l’avoue). Mais je fais parti de ceux qui pensent que les théories de l’Etat et la démocratie à l’africaine est une acception qui est en gestation. Je pense que la Démocratie à l’africaine est déjà née. Bien que des efforts colossaux sont fournis pour l’empêcher, ces efforts ont fait et font notre histoire. Je pense être enfin fixé sur un avis sur l’Hymne nationale : je suis tout à fait d’accord que l’Hymne national congolaise aient la majorité des verbes configurés au futur simple. Plus triste serait la réalité si nous avions ces mots au passé. Elle est porteur d’espoir. La lutte a été difficile, mais rien ne sera plus facile. Plus conscient, j’ai plus à faire, ou peu à mieux faire. Suis-je le seul? Non, je te l’assure. La peur, qui nous lie, ligue. Et quand l’on ne sait pas exactement ce que l’on veut, la ligue cause plus de dommage que de bien. Prends l’exemple des révoltes et pseudo révolutions du siècle. On aurait dit que sans effusion de sang,… Je suis navré et au risque de scandaliser mon futur (que certains aimeraient voir pour ce qui va suivre), je ne crois tout simplement pas que vouloir de la mort d’un autre humain soit humain. Oui, c’est aussi simple que ça. La chimère et le tyran ont eu pour fils le léviathan, mais pas chez nous; copier un type, c’est copier les faiblesses, qui étudie les leçons de l’échec des démocraties occidentales, qui cherche à mieux faire, qui concentre sa vie à conseiller le guide et pas à prendre sa place… J’en veux aux théories de leadership sur non sélectif des participants à ces séances… Je me demande désormais si ils ne servent pas le désordre… La vérité est indéniable : aussi vrai que tout le monde ne peut pas être chef de famille, de village à la ville, être chef de l’Etat n’est pas un prestige, mais une responsabilité immense. Il n’y a rien de plus à rechercher. L’histoire de la gloire des hommes, c’est de ceci qu’il s’est agit depuis des années. Cette course frénétique a pour finalité la mort, c’est clair; et si cette course frénétique pour la mort nous anime, et que la vanité de la gloire est identifié comme la source des malheurs (l’origine de tous les mots ne serait donc pas l’argent, mais le “moi”), je t’adresse une demande solennelle. Mais avant, voici ce qu’un russe, dans “Les Pacifistes contre la Paix” a pensé, ça concerne tous les lecteurs destinataire et non destinataires : Jamais au grand jamais la paix n’a été sauvée par le désir hystérique de survivre à n’importe quel prix. Le slogan “Plutôt rouge que mort” n’est que pure ineptie. Ceux qui le suivraient seraient et rouges et morts.

Je te veux pionnier de la démocratie africaine. Un peu comme le congolais l’a été durant des années selon son rôle de protecteur des valeurs et de l’authenticité de notre diversité, des secrets de l’Ifriya, aussi bien que le maghrébin soit gardien des portes du nord, lance avec la providence un air nouveau de bonté. CAR JE VEUX ME SENTIR CHEZ MOI. Je ne sais pas si tu comprends ce que je veux dire. Je me réveille dans la peur et la crainte de perdre des êtres chers. Tu n’es en rien une solution à cela. Comme nous tous tu ne peux qu’être un contributeur. Le vois-tu, ce fils ou cette fille de ce pays demandant la paix sans vraiment avoir une idée de ce qu’elle où il veut vraiment. Cher guide du moment, que lui dis-tu? Que ressens-tu quand tu nous vois dans la rue criant à la paix? Oui, je le pense comme toi, et peut-être plus peut-être moins, si en temps de conflit et de guerre, ce fils et cette fille s’avilit au point de tuer pour de l’argent, se vendre pour le plaisir, se donner la mort par caprice, et tout ceci, à tort ou à raison (?), qu’en sera-t-il en temps de paix? Que veut-il donc, cet homme et cette femme qui vole dans sa propre maison, et vend le lit de ses enfants à l’étranger du dehors, au lieu de faire de la construction de lit une profession, alors que nous sommes en guerre? Quel serait l’ampleur des dommages s’ils ou elles n’avaient rien à craindre du lendemain (quoi que les inconscients invétérés restent persistant)? Effrayant n’est-ce pas, que de donner la paix au méchant, car il prospère même dans l’adversité, sur la mort et la souffrance du bienveillant ! Nous méritons ce qui nous arrive? Je suis de ceux qui le pense. Tel est le cœur de l’homme, s’il n’est pas travaillé il n’en sort que des ronces et des épines. Tels sont les conséquences de la malédiction de sa curiosité, et de la bénédiction de la liberté et donc du choix. Et même aujourd’hui il veut faire à énergie dirigée. Contre qui prepare-t-il son combat? Le Divin? C’est perdu d’avance. Je veux me sentir chez moi, veut dire que je ne veux pas sortir de chez moi le matin en me demandant si je vais revenir le soir, marcher sans savoir si je vais arriver à destination, rencontrer des relations sans savoir si je peux faire confiance. Tu peux croire que c’est anodin, mais ça ne l’est pas. J’ai grandi ici, au Congo, et personne n’extrapole en disant, non sans humour, que ça devrait faire partie de compétence dans le processus de la recherche d’emploi. Ah la recherche d’emploi, au minimum, si je suis chez moi, je voudrais ne pas être enlevé par mon voisin parce que j’ai de l’emploi, ou enlever mon voisin parce que je n’en ai pas. J’ai confiance en l’Amour du prochain comme pour soi-même, une solution n’est-ce pas?

Je veux me sentir chez moi, ça veut dire que je ne veux pas avoir peur de toi, je ne veux pas d’un président parfait. Mais d’un guide, d’une autre pierre à l’édifice de la construction d’une nation, d’un exemple d’homme inspiré ; car de quoi avons-nous vraiment besoin? Pas d’une nouvelle communauté de l’anneau, pas d’un autre sauveur, mais d’un humain croyant en la Vie, avec ses forces et ses faiblesses comblées par sa Foi, mais avec ces incertitudes assagis par l’Espoir, avec le besoin de se faire aider, de se faire appuyer par ses concitoyens? ses frères. Beaucoup d’hommes et femmes comme moi, ont quelque chose à offrir, mais qui veut le prendre. Quand l’expression descente et modérée est un crime, l’homme s’adapte. De l’histoire du monde, tout a réussi le processus de l’adaptation à tout ce qui s’est présenté par devant lui à chaque fois. La répression à laquelle se sont adonné tes prédécesseurs a créé plus de résistance. Une résistance qu’ils ne comprennent même pas toujours. Mais on naît naturellement ainsi. Les difficultés sont à chaque fois transformés en défi. C’est plus facile quand ces difficultés sont naturelles. Que ceux qui l’ignorent le fassent, mais les principales difficultés que tous connaissons sont aggravées par l’homme, et des fois fabriquées par lui. “Quand on soumet un peuple par la violence, elle fait naître la résistance, Car en ce moment là, il n’a plus rien à perdre”.

J’ai l’impression que je ne t’ai parlé que de problème. Je partage la sensation que je ne sois pas trop utile. Comme dit plus en amont, cette sensation est en train d’être un sentiment partagé par plusieurs. Ainsi, la seule excuse a l’incapacité et la lâcheté est devenu l’alternance. Je n’en crois pas un mot. En effet, et personne ne le refuserait, il y a alternance par manque de confiance dans un homme, mais dans la confiance dans des institutions,mais je me questionne, est-ce une autre excuse?  En Afrique, ce phénomène quasi mondial a démontré ses limites, non point parce qu’elle n’est pas efficace, mais parce qu’elle a été sans histoire. Cette histoire se construit. Avec toi, avec tous.

J’espère que tu as su me lire, que ta pierre pèsera lourd, que tu me comprendras. Fais de ton mieux.

Ah, enfin, tu es mon futur ex futur président parce que le mandat du précédent n’est plus possible (Constitutionnellement parlant). Et si dans ce cas même, tu n’es pas celui que je pense, tu n’es pas le destinataire. Ma lettre l’attendra, scripta manent. Président, Tu le seras donc deux fois. Mais en deux fois seulement, je ne pense pas que ça suffise pour changer les gens. Tu passerais et ma lettre trouveras un autre. Tu feras sûrement quelque chose d’important pour tous, peut-être. Ce qu’ils demandent avant tout, ce n’est pas un héros. Mais un chef du peuple. Nous avons fait beaucoup en 50 ans. Et ce n’est possible d’aller plus loin qu’ensemble.

Signé,

Diem Tympanum

Un congolais comme les autres.

 

 

Boite à suggestion de la police, un cœur vide à remplir !

Partout dans le monde, à quelque mètre de chez toi, il y a un poste de la police.  Aujourd’hui je me promène à Turunga, un petit village voisin à la ville de Goma, actuellement confondue à un des quartiers périphériques de cette capitale touristique de la RDC où il y a aussi une station de la Police Nationale Congolaise(PNC). Ce bureau a mis à la disposition du public une boite à suggestion. Quoi y mettre ?

boite à suggestion_innocent buchu

Boite à suggestion de la police à Turunga. ph. Innocent Buchu

-par Innocent Buchu

Ce dernier temps, je passe mes weekends, comme un chasseur d’animaux, à traquer les images (à prendre des photos voire les vidéos). Aujourd’hui je quitte un peu Goma, j’ai envie de faire ma chasse dans les périphéries. Voici Turunga !Construit sur la lave volcanique, le social m’intéresse, la population, les enfants souriants, ses autorités, la sécurité.

Pour faire bonne impression, je me dirige au bureau de ce village. Et je savais que là-bas je vais trouver des informations, apprendre sur les milieux intéressants du coin.

Hop ! Mon premier regard tombe sur cette boite à suggestion de la police. Dans ma tête je me suis posé tant de questions. J’ai passé deux minutes sans penser à rien avant de me demander s’il y a quelque chose à l’intérieur de la boite.

La boite à suggestion a pour but, de collecter et de réaliser des idées, comprises comme des suggestions d’amélioration. C’est une pratique qui fait participer tout le monde à l’émergence de la qualité d’un service, inclus ce de la police… !

Alors je vous laisse compléter ce petit billet

En commentaire écrivez ce que vous pouvez laisser dans la boite de suggestion de la police de votre ville.