Clôture des travaux du forum sur la paix et la cohésion sociale par la signature d’acte d’engament des parties prenantes !

Le 20 septembre 2018, à Goma lors de la troisième journée du forum sur la paix et la cohésion sociale organisé par le Cadre provinciale de plaidoyer, les participants ont adopté par consensus un acte d’engagement. Ce cahier des charges qui sera présenté à l’autorité provinciale va porter sur le genre, les élections la traçabilité des armes et le contrôle budgétaire.
Par Innocent Buchu

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Réunis depuis le 18 septembre 2018, les représentants des institutions publiques, le pouvoir coutumier, les mouvements des femmes et des jeunes, les organisations des personnes marginalisées, les organisations de la société civile, pour réfléchir sur le processus de paix notamment les acquis, les défis les perspectives d’avenir. Ces assises c’étaient dans le but assurer une société congolaise plus juste et équitable.
Dans son intervention, le Secrétaire provincial de la CENI a présenté la machine à voter à l’assemblée tout en soulignant un certain nombre des questions sur le processus électoral. « Devons-nous avoir une autre guerre en RDC après les élections de 2018 ? Quel message devons-nous vulgariser dans cette période pré-électorale » se questionne Hubert. Soucieux de voir le processus électoral se dérouler dans un bon climat les participants se sont engagés de s’investir de travailler pour les élections apaisés même si la question de la machine à voter est restée sans bonne réponse.
Ce cahier de charge touche sur les thématiques Genre – Femme – Paix, développement et construction de la paix, ainsi que la thématique élection – gouvernance et paix. Devant le vice-gouverneur Me Feler Lutaichirwa, représentant du gouverneur à ce forum de paix et de la cohésion sociale, toutes les parties prenantes ont signé l’acte d’engagement à la paix et la cohésion sociale. Dans ce cahier de charge, les participants ont recommandé de structurer un cadre de dialogue permanent entre les entreprises minière, la communauté locale et les exploitants artisanaux. Au gouvernement congolais, les participants ont demandé de ne pas politiser le processus électoral et de sécuriser le processus électoral, de redoubler l’effort dans la sécurisation de la population et de soutenir les mécanismes fonciers mais aussi de tenir compte des aspirations des populations dans la formulation du budget.
Les participants n’ont pas non seulement formulé les recommandations à l’égard du gouvernement, ils ont aussi énoncé des engagements. Les participants prévenants des confessions religieuses se sont engagés d’accompagner la population dans le processus électoral par des messages de paix et les prières œcuméniques. Mais aussi de véhiculer les messages de paix par l’appui aux actions de solidarité sans discrimination. Les mouvements des jeunes présents se sont à leur tour engagé à mener des campagnes contre la discrimination des personnes appartenant aux groupes marginalisés ainsi que contre les manipulations politiques et ethniques.
Avant de remettre l’acte d’engagement à l’autorité provinciale, Me Nelly Mbangu, coordonnatrice du Cadre provincial de plaidoyer du Nord-Kivu (CPP), dans son allocution a souligné que cet acte d’engagement est un témoignage de la volonté des tous les acteurs de la province du Nord-Kivu. Elle a souligné que son organisation s’engage à mener le plaidoyer aux parties concernées présentes et absentes au forum.
Dans son discours de clôture le vice-gouverneur, a remercié les financiers et organisateurs de ces assises tout en leur invitant à continuer à prêter mains fortes au gouvernement congolais.
Les leaders du Nord-Kivu ont exprimé une détermination à poursuivre les efforts déjà consenti dans le processus de la paix et de la cohésion sociale.

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EwezoProject : Umoja In Action propose le regroupement des femmes selon leurs rapprochements dans l’apprentissage de la lecture et écriture.

Dans le cadre du projet Ewezo, l’Ong Eastern Congo Initiative (ECI) en partenariat avec EcomFondation avait lancé l’appel à idée pour résoudre le problème d’analphabétisme des femmes cultivatrices de Cacao dans la chefferie de Watalinga, territoire de Beni dans le NordKivu. C’était dans le but de trouver trois bonnes idées à appliquer afin d’offrir aux bénéficiaires un service utile. Six organisations, dont Umoja In Action ont souscrit à cet appel à idée. Je vous partage ici des extraits des idées proposés par l’Organisation Umoja In Action.

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Dans la présentation du problème, des femmes de Watalinga Umoja explique :
En RD Congo, les femmes sont moins alphabétisées que les hommes. Selon les enquêtes MICS 1-2 et les Enquêtes EDS1-2-3 montrent que depuis 1995jusqu’ en 2010-2013, sur l’ensemble du pays, le taux d’alphabétisation était de 58,9%. Celui des femmes était de 51% par rapport à celui des hommes qui était de plus de 81%. La différence est plus accentuée en milieu rural qu’urbain où les écarts entre les deux sexes varient entre 20 et 30%. Parmi les causes figurent la faible scolarisation des filles, accès limité aux programmes à cause de l’ignorance de l’existence des dits programmes, la non-adaptation de l’enseignement aux réalités socio-économiques et du marché de l’emploi, le manque des moyens financiers et le temps, à cela s’ajoute la faible vulgarisation des programmes d’alphabétisation, mais aussi la non-appropriation des membres de la communauté par ce programme d’alphabétisation.
Selon l’organisation Umoja, au Nord Kivu, les efforts restent à fournir. Par rapport au problème d’utilité sociale l’alphabétisation des adultes se pose, car une personne déjà engagée dans la perçoit peu l’importance de l’alphabétisation. Le cas le plus flagrant est celui des femmes commerçantes qui chaque jour, ramènent de l’argent à la maison et font vivre leurs familles. L’exercice de responsabilisation dans un cadre associatif, religieux ou communautaire devrait être un stimulant pour la participation. Raison pour laquelle tout programme qui se veut d’alphabétisation des adultes doit être spécifique et adapté aux réalités de ceux-ci (celles-ci). Notre approche pourra plus focaliser l’attention sur la non-adaptation de l’enseignement aux réalités socio-économiques et du marché de l’emploi, la non-appropriation des membres de la communauté par ce programme d’alphabétisation, mais aussi la non-attribution de cet exercice de responsabilisation dans un cadre associatif, religieux ou communautaire. Ces éléments devront être un stimulant pour la participation. Et pour y arriver, les questions suivantes nous donnent des indications.
Dans trois points Umoja explique la façon la plus importante pour aborder le problème d’analphabetisation des femmes à Watalinga.
1. Organisation de la séance de formation des formateurs locaux (Alphabétiseurs/Facilitateurs des centres/Cercles de REFLECT), l’élaboration d’une documentation spécifique pour la promotion de l’alphabétisation des femmes et constitution des bénéficiaires en centre/cercles de REFLECT selon leurs rapprochements et activités menées.
2. Initiation des activités des ristournes au sein de centres/Cercles de REFLECT soit par village pour pérenniser l’action d’alphabétisation
3. Appuyer et accompagner les femmes dans leurs activités d’agriculture et production de cacao

Saveur du Kivu : A la rencontre du café, l’Or vert se doit de la valeur !

Depuis 4 ans, Saveur du kivu redonnent espoir et fierté par son importance, à ceux qui viennent à cette rencontre. Événementiel de la promotion du café, Saveur du Kivu incarne une révolution du secteur café dans la République Démocratique du Congo et se déroule du 11 au 13 juin 2018.

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les participants à l’atelier saveur du kivu dans la salle de la cathedrale de Bukavu. ph. Innocent Buchu

Par Innocent Buchu

il est d’abord cette odeur, à la fois douce et acrimonieusement agréable, qui frappe le sens lorsqu’on pénètre l’enclot de la cathédrale Notre dame de la paix où se déroule Saveur du Kivu . c’est en plein centre ville de Bukavu dans la province du Sud-Kivu à l’Est de la République démocratique du Congo. Sur la attaque, scandant l’espace, la communication se fait dans la langue du café. Les producteurs, le gouvernement, les exportateurs et acheteurs nationaux et internationaux, des ONGs nationales et internationales sont au rendez-vous. Bienvenu au Saveur du Kivu 2018 !

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« Aujourd’hui nous avons assez d’éléments pour convaincre les acheteurs » raconte Adeline Nsimire, 49 ans, après sa discussion avec un acheteur. Elle va, grâce à cette rencontre, expédier des échantillons de son café en occident. Elle et ses amies de la coopérative du territoire de Walungu ont désormais un nouveau marché qui s’annonce.

Cette femme d’un journaliste et mère de 6 enfants s’est vue écouler ses deux milles kilos du café de son 2 hectares de terrain après le saveur du Kivu de l’année passée. Grâce à cette série des rencontres avec les professionnels du secteurs café, Adeline parle aujourd’hui se son café de spécialité.

c’est une caprice du marché, « café de spécialité » !

« Le monde a une grande quantité du café mais il faut reconnaître que le monde a aussi besoin d’un bon café » a rappelé Richard Hide, de l’entreprise Twin, un acheteur du café. Il a, pendant la session avec les producteurs, engagé une brève discussion sur les attentes des acheteurs internationale et la capacité opérationnelle. Devant sa tasse de café kivu, cet homme d’affaires pense que le sol congolais prouve que le monde peut avoir un café de bonne qualité grâce au climat, la terre, l’altitude de la partie Est de la RDC. « Malgré la multitude de cet Or vert sur le marché mondiale, le café de spécialité est payé double pour que les hommes et femmes producteurs jouissent de leurs efforts».

Pour se conformer, à la demande du marché, Adeline doit bosser dure(double) pour répondre aux caprices du marché; « Je suis rigoureux avec moi-même sur la façon d’entretenir mon café, et mon marie m’encourage » ; épanouie dans ce secteur, Adeline reconnaît le problème d’accès à la terre par ces paires femmes qui n’ont pas des « maris genrés ».

Le saveur du kivu réveil le producteur du café ongolais, mais c‘est dans la tasse que le buveur de café partout dans le monde vit le bonheur du Kivu.

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À mon cher futur ex futur président!

Aujourd’hui je ne suis qu’un messager, je me suis porté volontaire au service du peuple vous faire parvenir cette lettre. je ne veux pas être tenté de la lire en route… la lettre vient de Diem Pympanum.

enveloppe-de-lettre-13002549À mon cher futur ex futur président,

Bonjour, mon nom n’est pas important. Je ne veux pas entrer dans l’histoire, du moins, pas celle-ci. Je suis congolais…, quand même. Je prends mes aises et j’espère que tu m’accorderas mon tutoiement (j’ai eu du mal à le faire, tellement l’on m’a appris à respecter les plus grands, mais qui sait qui tu seras? Dans tous les cas, n’y vois vraiment pas offense). Je vis et suis né au Congo ce cher et grand pays que beaucoup appellent, et je le pense à tort, “pays de Lumumba”. À tort, monsieur, parce que c’est mon pays Aussi. Je suis content que certains le comprennent de nos jours. C’est aussi ton pays. Et pas ce vulgaire éléphant blessé et mourant. Tous mes compatriotes, et plus pour ceux qui se reconnaîtraient dans ces quelques mots que je t´adresse le diront, ce pays, c’est notre terre.

Dévastée, nous savons maintenant que ses ennemis ne lui ont pas laissé le repos. Et depuis près d’un siècle les habitants d’une maison se sentent étrangers dans leur propre demeure, un siècle que des hommes, femmes et des enfants sont tués, réduits en esclavage, mutilés, torturés, tu le sais, je tais d’indicibles atrocités, des mots que je ne peux prononcer (nous sommes assez malades comme ça) ! Le monde s’en rend compte aujourd’hui et je ne permettrais pas qu’il fasse comme si c’est nouveau, ou comme si des gens de ce monde n’en savaient rien, je le leur refuse, ce droit à l’ignorance calculée, téméraire et blessante pour moi, et la mémoire. Un siècle de guerre et conflits intérieurs, dans nos cœurs et entre nous alimentés par ceux qui n’ont pas d’intérêt à la vie, la paix, les vendeurs du désespoir, que les fous du roi me contredisent! Qu’est-ce que ça veut dire que de vivre chez soi? Ceux qui sont nés et vivants, me répondraient-ils? Non. Très peu le saurait, aucun d’entre nous ne te dirait ce qu’est la liberté ou l’indépendance. Faire ce que l’on veut ou ce que l’on doit? Pour qui et comment, quelle direction ma nation a-t-elle? Ou sommes-nous seulement une nation? C’est vrai, très peu répondraient.

En fait, comme tous ceux que je connais jusque maintenant, j’ai peur. Au moment, où je t’écris tu es sûrement un citoyen modèle…, qui a peut-être une affaire, une certaine orientation; c’est qui sûrement te préparait à la tâche que tu exécute en ce jour. Mais, le disais-je, j’ai peur : pour vous et moi. Je vous le montre, mais plus brièvement et rapidement (sans prétendre t’apprendre l’histoire)… Bien, vendu depuis 1885, la terra nulius en plein cœur de l’Afrique devrait être exploitée par ceux qui avaient consentis à le laisser entre les mains des rois de Belgique. Je ne savais pas ce que ceci veut dire jusque très ressèment, ou les principales implications que je devais en tirer. Après, Lumumba et bien d’autres dont les noms sont restés dans l’ombre, ont lutté pour que les rois de Belgique nous laisse notre terre. Tellement des contrats, tellement têtus que personne ne pouvait le nier avec les acheteurs, avaient été signés, il y avait bien moins de risque à les voir mourir ou en prison à vie. Il suffisait juste que des larbins intelligents ou d’intelligents larbins, et des hommes du peuple acceptent de continuer de les respecter. Trahis par leur lutte, ou ce qu’ils pensaient en être une… et pour certains seulement, on en entendit jamais parler après… En fait, je ne fais pas mention de la tentative désespérée de la sécession dite “Katangaise” parce que tu sais qui l´aurait fomenté; une tentative désespérée (je note que celle que Yebela appelle Monique et ses c*…, je ne m’emporte pas, est apparue à la même époque), s’est soldé par un échec. Kasavubu (chassé du pouvoir et allé être assassiné?), le maréchal (empoisonné plusieurs fois et allé être assassiné?), Le Mzee (assassiné, ça au moins on le sait!), tous appuyés par des uns et des autres vinrent et passèrent, et à la fin, son fils (qui, selon ce qu’il a dit, mourrait “plombé”!!). Tu hérites d’une histoire à laquelle l’on a volontairement insufflée de la peur, du mépris et de la crainte (j’interprète): quand le bulamatari achetait nos terres pour du beurre, c’était parce que nous avions peur, impressionné par la présentation du beurre; quand l’on a récolté du caoutchouc pour un quota journalier au risque de ne plus toucher quoi que ce soit d’autre, ce fut de la peur; président, quand nous avons dansé devant un homme (qui faisait trembler les radios du monde, sans être prévoyant pour son peuple), enfants, mères et pères confondus, ce n’était point par plaisir, ce fut parce que ceci s’imposait à nous, il appartient à celui qui ne le pense pas, de ne pas se lever au rassemblement pour saluer la voix tremblante et rugissante du léopard, de vous expliquer pourquoi; et quand nous avons entendu à nos portes “nous sommes là pour vous libérer”… Et bien, avions-nous vu pire? Oui.

Certains d’entre nous se sont terrés dans leur maison depuis, et n’en sont jamais sortis. Pour quels motifs? Y a-t-il de mal à écrire les horreurs des grandes guerres du Congo? Non, mais les pages ne suffiraient pas… Ton équipe regorge de têtes bien faites (je l’espère), des hommes d’histoire, qui connaissent le passé afin de vivre le présent, et bla bla bla (je m’emporte pas, mais beaucoup en ont assez). Je suis navré, mais je suis sûr que comme moi, bien que qu’ayant reçu des coups de bâton pour la mémoriser, cette définition ne s’applique pas à certains,… non, à la plupart d’entre nous. On aurait dit que ça serait : … Science de l’homme qui se moquent du futur, se contentant du présent au mépris des faits du passé. Je n’invente rien, mais je ne suis pas aveugle pour autant. Et donc, certains parlent de 4 millions et d’autres de 7 millions de morts. C’est bien trop pour que…, pour que qui que ce soit essaie de se mettre à ta place. Non pas que l’on puisse te plaindre. Mais bien-sûr, tu as dû y penser avant de briguer ce poste, n’est-ce pas? La drôlerie de la chose ce que, personnellement et sur le moment, je ne t’envie pas. Pas seulement pour cette lettre. Mais parce que certains penseraient que ce ne sont pas tes affaires, qui c’est rien, que tu ne devrais pas t’en faire, que du El capo…, un seul, plusieurs? Qui sait?

Pour le peu de lecture que j’ai eu à faire de mon vivant (espérant ne pas mourir peu après avoir écrit, du fait de l’homme ou … Peu importe), le Rapport dit “Rapport du projet Mapping” (selon T. Michel, la pièce maîtresse, pierre angulaire pour faire régner la justice – sur laquelle je vais revenir) représente le un centième du bourbier que représente la RDC. Le quarante-neuf étant dans le passé de la centaine d’actes de vente (Contrats, conventions, accords) des terre et des vies de mes frères, tes frères, du moins, humains… Et le cinquante restant dans les futurs actes de vente, et dans les mauvais choix que certains (les têtes bien faites, t’en souviens-tu) vont tenté de te faire faire dès maintenants. Maintenant, oui, car comme pour plusieurs, je partage les mêmes doutes dans la nature de ta victoire (contre nous ou pour nous). Mais, j’écris pour t’encourager (je vais néanmoins finir de m’expliquer, peut-être comprendras-tu mon espoir). Et donc, il s’est créé chez nous ce que l’on appelle “un conflit cyclique”, un fait que certains professeurs de droit nomment “les faits en constellation”, mais un fait un seul est à l’origine de ce cycle, la colonisation (les responsables distraient les peuples du monde entier, reconnaissant des broutilles, pour le plaisir en plus! Je ne vais pas te faire mon cours d’histoire, tu fait parti de l’élite si tu es président. Et bien que l’histoire soit “piégée” (à tel point que l’on ne sait plus qui est qui, c’est un peu comme si, depuis tous les temps, la grand-mère avait toujours été le loup) tel que le dirait plusieurs stratèges (dont les tiens), et mon but n’est pas son désamorçage. C’est bien trop simple, la solution est notre but et l’on sait que demande le peuple; alors je voudrais, s’il te plait que tu me lise encore un peu.

D’aucuns pensent que le colonisateur avait pour objectif de ne jamais partir, il n’est pas bête d’avoir accordé les indépendances. On a tout compris…, on n’a pas tous compris, mais c’est déjà ça… Partir, disais-je, ce fut pour un but bien plus perfide : se faire rester, se faire appeler, se faire demander était plus moral. Certains n’ont pas hésité à parler du cercle de la victimisation. Acheter, vendre et gagner de l’argent était déjà un fléau chez eux, très peu compris mais assez dangereux pour que la dette soit en même temps l’ennemi et l’allié (pas ami, mais allié) de ceux qui avait de la fortune. Loin d’être moral, certains ont proposé la même stratégie qui avait encore la main serrée sur la gorge béante de l’Occident d’après guerre, proposé comme solution avec des noms vendeurs sous la bannière parfois innocente des agents du développement durable (certains ont compris). L’acte ou l’intention était mauvais, pas dans le chef de ceux qui l’appliquaient ou l’avaient conçu, mais dans le chef de celui qui l’avait conçu. Ceci fait parti des cinquante énigmes sur les cent, pour toi. Il sera donc question de justice? “Mais par où commencer?” Te diront ils. Je ne sais pas, je te le dis, et pas avec un sourire moqueur au coin de la bouche (troll face, tu connais la référence). Parce que du “Caoutchouc rouge” à “Qui sont les bouchers de Beni”, tu en auras du fil à retordre. Mais est-ce de ta faute? Je ne le pense pas personnellement. C’est juste que ceux qui sont venu avant toi n’ont pas été assez attentif à toi, à tes enfants, à ton futur et sûrement, à ton passé. Feras-tu la même erreur? Il n’y aurait pas de mal si tes prédécesseurs pouvaient dire pourquoi ils ont fait ce choix, en plus de nous convaincre. Mais rares sont ceux qui s’en donneraient le courage. Seulement parce qu’ils (pour “ils”) savent qu’ils ne sont pas humains, ou ont oublier qu’ils l’étaient, qui communiquer pour ne fusse que dire “10 personnes ont été assassiné lâchement dans la Chefferie X du territoire Y. Nous mettons tout en œuvre, nous traquerons, trouverons et poursuivrons les coupables”, ou encore “deux éboulements en moins d’une année dans les sites X, pour la sécurité, nous en interdisons l’accès”. Au lieu de ça, nous avons des hommes et de femmes du gouvernement, apeurés, toujours sur la défensive “nous ne sommes pas responsable”, ou encore “c’est faux!”, et le plus drôle “nous interdisons toutes manifestations publiques, des assemblées aux réunions de famille”. Des dirigeants, ayant peur du peuple, sans aucune maîtrise de la situation. Je leur en veux? Non! Qui te jugerait si tu échouais ? Plusieurs? Pas moi. Puisque tu n’as pas encore essayer. Tu n’as jamais été président, toi, nos lois le disent. Personne n’oserait parce qu’aucun ne se ventera de t’avoir donné l’exemple. Du moins, pas avant de te voir essayer. Je me dis que le délai constitutionnel a été le seul problème de celui qui est parti,…, qui va partir…, qui devrait partir,… Qui devra partir pour ton bien et celui de tous,… Enfin, c’est ce qu’on dit. Comprend mon scepticisme, nous avons connu très peu de bonne chose, et l’amour s’envole un peu plus chaque jour. Justice et paix donc, seront les axes de ton programme, mais pas sans stratégies… Enfermer les responsables des fuites financières dans les régies, les douanes, les impôts, c’est mieux payer les enseignants. Mais avant d’y arriver, aujourd’hui, puisqu’après avoir parlé du passé sans assez, le voici le présent.

Il y a toujours des morts, des viols, et l’amour s’en va des cœurs qui en avaient encore. Il est un temps des héros, quelque chose doit se passer, tous l’espèrent. Durant des années, j’ai attendu pour me sentir chez moi. De là où je suis, je ne peux pas faire 100 kilomètres à la ronde des terres, mes terres, le pays dont je suis national et citoyen, une patrie que j’aime, sans avoir peur que l’on ne me fasse disparaître. Le pire, ce que je peux ou ne pas savoir pourquoi, en fait, ce n’est plus important, et personne n’en saurait rien. Qui on est, n’est plus important. Qui dirait ceci pour le plaisir? Qui accepterait ceci sans en avoir mal au cœur? Est-ce seulement naturel?

Ce n’est pas une solution que de se dire “l’on se prend en charge”. Le congolais n’est ni français, ni américain. Puisque je te le dis, c’est le mot d’ordre de la jeunesse, de plusieurs couches sociales (?). Tu sais cher président, je sais que tes stratèges savent ce que sont les désavantages de la participation dans un pays où il n’y a pas encore des valeurs généralisées de citoyenneté, n’en déplaise à ceux qui y “travaillent”. En fait, n’en déplaise à ceux qui travaillent à les détruire, elle naît de la douleur qui se crée de leur sadisme. Je ne t’informe rien, certains seraient sauvés si ce pays sombre dans la division. Ils ne le cachent plus. Il est possible que l’on cherche dans l’histoire le pourquoi du comment, mais je connais très peu de pays prêt à traverser ouvertement les frontières pour te faire la guerre, au nom de tout ce en quoi ils croient ou ils pensent. J’espère seulement, fataliste que je suis, que la bonne cause que je pense confesser ne pas comprendre, que la raison est valide. Mais voici ce que je vais t’exprimer en ce moment, en respect aux lois de la causalité, la violence appellera la violence. Et là, tu te dis, “que me dit-il? Que formule-y-il? Une menace?” Non, ne te méprend pas, cher président. Ce n’est pas moi qui menace, ce n’est pas de moi qu’il faut avoir peur. Ce n’est pas moi qu’il faudrait craindre. La crainte devrait être pour la Main vengeresse de la causalité, posée depuis le fondement de la terre, cette loi ne bougera pas aussi longtemps que des hommes et des femmes seront tuées, mais encore, ausi longtemps que ton cher fils ou ta chère fille pendra du sucre dans le dos de ta chère femme (ça c’est si tu es un homme marié). Ce bol qui lui tombe sur la tête…, ce doigt qui se brûle, … oh mais loin du cours de moral, je reviens sur les faits, comme des milliers d’hommes et des femmes de ton cher pays, j’ai pardonné, comme devraient le faire ceux qui veulent la paix. Comme de milliers d’hommes et de femmes de ce pays, j’ai beaucoup perdu. Mais moins que des millions d’hommes et de femmes de ce pays, j’ai été épargné, mis à l’écart. Mais à chacun son cœur, ses choix, une autre des inquiétudes des cinquante attentions sur cent. Il est utile qu’à ce niveau rien ne soit perçu comme étant la raison qui justifie les actions violentes. J’ai lu que la violence est communautaire et jamais étatique. Que l’Etat est la négation de la violence. Que donc, dans tous les endroits où la violence a été le mot d’ordre, elle a été dû au renfermement des uns (communautés) par rapport aux autres (Communautés). Un fragile équilibre entre l’authenticité, la diversité et le commun, l’unicité, cette chose qu’est l’Etat; un autre cinquante par cent. Cette théorie te questionne, tant que ça continue, Sommes-nous donc dans un État? Ou un amas de communautés obligées de vivre dans les mêmes frontières? Scission, sécession et balkanisation sont sur ta table, signeras-tu ou pas?

Bien des gens suivent les débats des parlements provinciaux et national. Bien des gens n’ont plus confiance dans la représentation. Bien des gens ne veulent plus s’engager. Bien des gens pensent que le politique n’est plus la solution pour que l’on réussisse. Qui sait ce qu’il nous faut? Si un seul congolais vous le propose, je pense qu’il sera en train de te tromper. Le problème est bien plus profond, bien plus complexe, bien plus obscur. Je te donne un exemple, le coltan du Nord-Kivu enrichit les entreprises de télécommunication et électroniques, sur des décennies à l’avance. Les patrons questionnés à ce sujet détournent leur visage, ce geste fort et révélateur, ignorant ainsi le mal qu’ils causent en exploitant des enfants qui creusent dans la chaleur étouffante des tunnels dans plusieurs provinces, contrôles ou non par des hommes ou des femmes qui vendent ces richesses congolaises pour des armes… Ça ne te rappelle rien… Bulamatari, nos chefs et le beurre. L’on enrichit des centaines de grande familles euro américaines, et des gens meurent pour le pétrole des grands lacs africains. Les gens meurent donc, à cause des ressources naturelles, ou sont-elles une excuse? La valeur de la vie a sérieusement chutée au monde après chaque grande guerre. Et ce, peu importe où elle a eu lieu. Mais les guerres de maintenant sont dans les environs de l’Afrique, et celles dont les ressources naturelles sont le sujet, la RDC est au centre de la plupart des conflits. Le mobile est l’accumulation des ressources naturelles. Les ressources naturelles sont la matière première à l’accumulation des richesses. L’on ne supporte pas donc que le congolais soit riche par le sort. Ils pensaient nous diviser, ils nous ont enrichi. Et même aujourd’hui, ils pensent nous monter contre nos voisins, mais ceci nous profitera. Ce facteur incontrôlé par l’homme est un refuge.

Je saute à l’accumulation des richesses par le pays, les régies financières sont apparemment des vraies passoires, je ne les connais même pas toutes. Certains croient même que l’interruption de ces fuites permettraient aux enseignants d’être payés, aux militaires d’efficacement défendre les frontières nationales, et non s’acheter des flats dans les pays étrangers, puisque le plus secure des lieux serait et resterait le pays. L’un de tes proches (et espérons qu’il le restera) a dit qu’il y a plusieurs groupes armés parce qu’il n’y a pas de confiance entre l’armée nationale et la population. Mais il n’y en a pas tout simplement parce que la confiance entre les dirigeants et les dirigés est aussi en rupture. Car, en effet, à qui les ordres sont-ils transmis et par qui (je dis ça, je ne dis rien). Le jeune se bat dans ces groupes, sait-il pourquoi, si ce n’est que des plus vieux (sensés être sages) sont venus le lui demander? Si je ne me reconnais plus dans celui qui prend la parole à mon nom… J’y pense. Imagine que le jeune s’unisse et s’élève, le lui refuse publiquement. Car oui, ceci arrivera. Il ne peut en être autrement. Je pense que la manipulation des éléments des circonstances est tellement délicat que le premier feu exagéré a causé et causera le cancer. Cher président, je suis sincèrement navré. Le passé nous hante tellement on n’en apprend rien. L’apprentissage est tellement difficile, le changement ne nous arrangeant pas… (Ce n’est pas encore la fin) Nous sommes communautaires. Je le dis parce que je suis sensible (c’est un piège, attention à ceux qui me prêtent des intentions, je fais une projection, je l’avoue). Mais je fais parti de ceux qui pensent que les théories de l’Etat et la démocratie à l’africaine est une acception qui est en gestation. Je pense que la Démocratie à l’africaine est déjà née. Bien que des efforts colossaux sont fournis pour l’empêcher, ces efforts ont fait et font notre histoire. Je pense être enfin fixé sur un avis sur l’Hymne nationale : je suis tout à fait d’accord que l’Hymne national congolaise aient la majorité des verbes configurés au futur simple. Plus triste serait la réalité si nous avions ces mots au passé. Elle est porteur d’espoir. La lutte a été difficile, mais rien ne sera plus facile. Plus conscient, j’ai plus à faire, ou peu à mieux faire. Suis-je le seul? Non, je te l’assure. La peur, qui nous lie, ligue. Et quand l’on ne sait pas exactement ce que l’on veut, la ligue cause plus de dommage que de bien. Prends l’exemple des révoltes et pseudo révolutions du siècle. On aurait dit que sans effusion de sang,… Je suis navré et au risque de scandaliser mon futur (que certains aimeraient voir pour ce qui va suivre), je ne crois tout simplement pas que vouloir de la mort d’un autre humain soit humain. Oui, c’est aussi simple que ça. La chimère et le tyran ont eu pour fils le léviathan, mais pas chez nous; copier un type, c’est copier les faiblesses, qui étudie les leçons de l’échec des démocraties occidentales, qui cherche à mieux faire, qui concentre sa vie à conseiller le guide et pas à prendre sa place… J’en veux aux théories de leadership sur non sélectif des participants à ces séances… Je me demande désormais si ils ne servent pas le désordre… La vérité est indéniable : aussi vrai que tout le monde ne peut pas être chef de famille, de village à la ville, être chef de l’Etat n’est pas un prestige, mais une responsabilité immense. Il n’y a rien de plus à rechercher. L’histoire de la gloire des hommes, c’est de ceci qu’il s’est agit depuis des années. Cette course frénétique a pour finalité la mort, c’est clair; et si cette course frénétique pour la mort nous anime, et que la vanité de la gloire est identifié comme la source des malheurs (l’origine de tous les mots ne serait donc pas l’argent, mais le “moi”), je t’adresse une demande solennelle. Mais avant, voici ce qu’un russe, dans “Les Pacifistes contre la Paix” a pensé, ça concerne tous les lecteurs destinataire et non destinataires : Jamais au grand jamais la paix n’a été sauvée par le désir hystérique de survivre à n’importe quel prix. Le slogan “Plutôt rouge que mort” n’est que pure ineptie. Ceux qui le suivraient seraient et rouges et morts.

Je te veux pionnier de la démocratie africaine. Un peu comme le congolais l’a été durant des années selon son rôle de protecteur des valeurs et de l’authenticité de notre diversité, des secrets de l’Ifriya, aussi bien que le maghrébin soit gardien des portes du nord, lance avec la providence un air nouveau de bonté. CAR JE VEUX ME SENTIR CHEZ MOI. Je ne sais pas si tu comprends ce que je veux dire. Je me réveille dans la peur et la crainte de perdre des êtres chers. Tu n’es en rien une solution à cela. Comme nous tous tu ne peux qu’être un contributeur. Le vois-tu, ce fils ou cette fille de ce pays demandant la paix sans vraiment avoir une idée de ce qu’elle où il veut vraiment. Cher guide du moment, que lui dis-tu? Que ressens-tu quand tu nous vois dans la rue criant à la paix? Oui, je le pense comme toi, et peut-être plus peut-être moins, si en temps de conflit et de guerre, ce fils et cette fille s’avilit au point de tuer pour de l’argent, se vendre pour le plaisir, se donner la mort par caprice, et tout ceci, à tort ou à raison (?), qu’en sera-t-il en temps de paix? Que veut-il donc, cet homme et cette femme qui vole dans sa propre maison, et vend le lit de ses enfants à l’étranger du dehors, au lieu de faire de la construction de lit une profession, alors que nous sommes en guerre? Quel serait l’ampleur des dommages s’ils ou elles n’avaient rien à craindre du lendemain (quoi que les inconscients invétérés restent persistant)? Effrayant n’est-ce pas, que de donner la paix au méchant, car il prospère même dans l’adversité, sur la mort et la souffrance du bienveillant ! Nous méritons ce qui nous arrive? Je suis de ceux qui le pense. Tel est le cœur de l’homme, s’il n’est pas travaillé il n’en sort que des ronces et des épines. Tels sont les conséquences de la malédiction de sa curiosité, et de la bénédiction de la liberté et donc du choix. Et même aujourd’hui il veut faire à énergie dirigée. Contre qui prepare-t-il son combat? Le Divin? C’est perdu d’avance. Je veux me sentir chez moi, veut dire que je ne veux pas sortir de chez moi le matin en me demandant si je vais revenir le soir, marcher sans savoir si je vais arriver à destination, rencontrer des relations sans savoir si je peux faire confiance. Tu peux croire que c’est anodin, mais ça ne l’est pas. J’ai grandi ici, au Congo, et personne n’extrapole en disant, non sans humour, que ça devrait faire partie de compétence dans le processus de la recherche d’emploi. Ah la recherche d’emploi, au minimum, si je suis chez moi, je voudrais ne pas être enlevé par mon voisin parce que j’ai de l’emploi, ou enlever mon voisin parce que je n’en ai pas. J’ai confiance en l’Amour du prochain comme pour soi-même, une solution n’est-ce pas?

Je veux me sentir chez moi, ça veut dire que je ne veux pas avoir peur de toi, je ne veux pas d’un président parfait. Mais d’un guide, d’une autre pierre à l’édifice de la construction d’une nation, d’un exemple d’homme inspiré ; car de quoi avons-nous vraiment besoin? Pas d’une nouvelle communauté de l’anneau, pas d’un autre sauveur, mais d’un humain croyant en la Vie, avec ses forces et ses faiblesses comblées par sa Foi, mais avec ces incertitudes assagis par l’Espoir, avec le besoin de se faire aider, de se faire appuyer par ses concitoyens? ses frères. Beaucoup d’hommes et femmes comme moi, ont quelque chose à offrir, mais qui veut le prendre. Quand l’expression descente et modérée est un crime, l’homme s’adapte. De l’histoire du monde, tout a réussi le processus de l’adaptation à tout ce qui s’est présenté par devant lui à chaque fois. La répression à laquelle se sont adonné tes prédécesseurs a créé plus de résistance. Une résistance qu’ils ne comprennent même pas toujours. Mais on naît naturellement ainsi. Les difficultés sont à chaque fois transformés en défi. C’est plus facile quand ces difficultés sont naturelles. Que ceux qui l’ignorent le fassent, mais les principales difficultés que tous connaissons sont aggravées par l’homme, et des fois fabriquées par lui. “Quand on soumet un peuple par la violence, elle fait naître la résistance, Car en ce moment là, il n’a plus rien à perdre”.

J’ai l’impression que je ne t’ai parlé que de problème. Je partage la sensation que je ne sois pas trop utile. Comme dit plus en amont, cette sensation est en train d’être un sentiment partagé par plusieurs. Ainsi, la seule excuse a l’incapacité et la lâcheté est devenu l’alternance. Je n’en crois pas un mot. En effet, et personne ne le refuserait, il y a alternance par manque de confiance dans un homme, mais dans la confiance dans des institutions,mais je me questionne, est-ce une autre excuse?  En Afrique, ce phénomène quasi mondial a démontré ses limites, non point parce qu’elle n’est pas efficace, mais parce qu’elle a été sans histoire. Cette histoire se construit. Avec toi, avec tous.

J’espère que tu as su me lire, que ta pierre pèsera lourd, que tu me comprendras. Fais de ton mieux.

Ah, enfin, tu es mon futur ex futur président parce que le mandat du précédent n’est plus possible (Constitutionnellement parlant). Et si dans ce cas même, tu n’es pas celui que je pense, tu n’es pas le destinataire. Ma lettre l’attendra, scripta manent. Président, Tu le seras donc deux fois. Mais en deux fois seulement, je ne pense pas que ça suffise pour changer les gens. Tu passerais et ma lettre trouveras un autre. Tu feras sûrement quelque chose d’important pour tous, peut-être. Ce qu’ils demandent avant tout, ce n’est pas un héros. Mais un chef du peuple. Nous avons fait beaucoup en 50 ans. Et ce n’est possible d’aller plus loin qu’ensemble.

Signé,

Diem Tympanum

Un congolais comme les autres.

 

 

Boite à suggestion de la police, un cœur vide à remplir !

Partout dans le monde, à quelque mètre de chez toi, il y a un poste de la police.  Aujourd’hui je me promène à Turunga, un petit village voisin à la ville de Goma, actuellement confondue à un des quartiers périphériques de cette capitale touristique de la RDC où il y a aussi une station de la Police Nationale Congolaise(PNC). Ce bureau a mis à la disposition du public une boite à suggestion. Quoi y mettre ?

boite à suggestion_innocent buchu

Boite à suggestion de la police à Turunga. ph. Innocent Buchu

-par Innocent Buchu

Ce dernier temps, je passe mes weekends, comme un chasseur d’animaux, à traquer les images (à prendre des photos voire les vidéos). Aujourd’hui je quitte un peu Goma, j’ai envie de faire ma chasse dans les périphéries. Voici Turunga !Construit sur la lave volcanique, le social m’intéresse, la population, les enfants souriants, ses autorités, la sécurité.

Pour faire bonne impression, je me dirige au bureau de ce village. Et je savais que là-bas je vais trouver des informations, apprendre sur les milieux intéressants du coin.

Hop ! Mon premier regard tombe sur cette boite à suggestion de la police. Dans ma tête je me suis posé tant de questions. J’ai passé deux minutes sans penser à rien avant de me demander s’il y a quelque chose à l’intérieur de la boite.

La boite à suggestion a pour but, de collecter et de réaliser des idées, comprises comme des suggestions d’amélioration. C’est une pratique qui fait participer tout le monde à l’émergence de la qualité d’un service, inclus ce de la police… !

Alors je vous laisse compléter ce petit billet

En commentaire écrivez ce que vous pouvez laisser dans la boite de suggestion de la police de votre ville.

Mwanamuke Shuja Art Pour l’image positive de la jeune fille congolaise

Il est 6h00 à Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu à l’Est de la République Démocratique du Congo. Pamela Tulizo, 24ans, avec son appareil photo au coup s’appoche d’une vingtaine des jeunes filles qu’elle encadre dans « Mwanamuke Shuja Art », en Swahili « Femme Forte Art » qui est une organisation qui promet la femme au travers de l’art : la peinture, le dessin, la photographie et l’art plastique. Elle doit prendre chaque matin quelques photos dans la rue avant d’aller à son bureau. Elle milite pour montrer les forces de la femme.

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Pamela Tulizo montre les jeunes filles comment utiliser un trépied (Crédit Photo: Christina/M!Shujart)

Il y a deux ans que Pamela a initié cette organisation des femmes artistes. Et jusque là tout avance bien. « L’idée c’est de faire découvrir le point fort des femmes dans une région longtemps secouée par les guerres et où on ne montrait que l’image de la femme en vulnérable » raconte Pamela, toute révoltée.

Son association est le fruit du projet de quatre mois « Colors of connexion » qui a réalisé deux peintures murailles dans la ville de Goma. L’une sur la femme sous le marché de l’emploi et l’autre sur la femme et les élections. Mwanamuke Shuja Art encadre 24 filles dont la plus part sont des filles mères et sans occupation professionnelle. En RDC, plusieurs filles mères peinent à trouver place dans la société. Avoir un enfant sans mari ni foyer est vu d’un mauvais œil par la communauté.

Agées entre 14 et 20 ans, aujourd’hui elles se sentent utiles à elles-mêmes et à la société. « Il y’a des histoires qu’on arrive pas à raconter par la parole qu’on peut facilement partager par l’art» partage Florence. Tous les jours ouvrables dans les avant-midi, ces filles passent leur temps à l’association. « L’art m’aide à me retrouver, à me connaître, toutes ses amies à mes cotés sont désormais ma deuxième famille, dans l’art je me comprends moi-même » explique Florence qui dépose une boite de peinture sur sa table dans l’atelier.

pamela Tuliza

Les filles discutent sur les photos prises dans l’atelier avec Pamela Tulizo

Dans les heures d’après-midi ces filles fréquentent des écoles des récupérations aux frais de l’association qui a bénéficié d’un financement pour leur scolarité. « Elles sont amoureuses de l’art, et les études c’est leur rêve et une opportunité en or » pense Pamela qui veut donner un briefing sur la photographie.Pour elle, partager ce qu’elle connaît en photographie avec ces filles est une dette qu’elle paye à la société et à sa propre conscience vu qu’elle a été formée gratuitement. « je côtoyais juste plusieurs photographes et je leur posait des questions sur la photo. Et un jour un ami photographe me dit qu’il va m’apprendre. Martin Lukongo, l’un des meilleurs photographe de Goma m’a formé » narre cette photographe qui se reconnaît redevable. Dans cette lutte, les hommes ont un rôle à jouer.

Si Pamela a été formée par un homme, les autres hommes doivent encourager la jeune fille. Pamela n’a qu’un rêve: voir toutes ces filles s’approprier une phrase : « je peux, peu importe que je sois fille » !

– Par Innocent Buchu

Goma: Les journalistes et activistes des droits humains discutent sur la nonviolence !

Le rôle des journalistes et activistes des droits humains dans la promotion des actions non violentes en République Démocratique du Congo a été au centre des échanges du 14 au 17 février 2018 à Goma dans la province du Nord-Kivu. J’étais participant et je vous explique comment ça s’est passé !

atelier de formation sur la non violence_ ph_Clarice Zihindula

Jean-dedieu Alungwi explique les notions de la non-violence (Ph. Clarice Zihindula)

Par Innocent Buchu

« C’est à travers de la compassion qu’on lutte ! » Cette petite phrase me revient en tête. Son degré à influencer une personne est inimaginable. C’est en cette phrase que je résume toute la formation reçue ! Cette formation de quatre jours est dans le cadre du projet « citoyen démocrate » que l’association sans but lucratif Action et Initiative de Développement pour la protection de la femme et de l’enfant (AIDPROFEN) a organisé à l’intention d’une vingtaine des journalistes des médias locaux et activistes des droits humains. Le but de cette activité était d’appeler les journalistes a réalisé des reportages d’une manière professionnelle pendant la couverture des activistes des acteurs des droits humains et faire entendre leur voix.

« Les journalistes devraient s’impliquer d’avantage dans l’accompagnement des activités des activistes de droits humains » a souligné dans son discours pendant la cérémonie de clôture de la formation Passy Mubalama, Coordonnatrice de Aidprofen, tout en félicitant les journalistes du travail qu’ils fournissent déjà jours et nuits allant dans ce sens.

Passy Mubalama explique aux participants de l'atelier

Les participants à l’atelier sur la nonviolence (Ph. Clarice Zihindula)

Les activistes des droits humains présents à l’atelier ont eux-mêmes dénicher les forces et faiblisses de leur campagne. « Aujourd’hui j’arrive à comprendre comment planifier une action du début jusqu’à la fin tout en étant prudente et ne pas tomber dans des pièges. Je pense que cette formation va nous aider partout où nous allons passer » affirme Rachel Amani, une activiste web de la Blogosphère Gomatracienne (BloGoma) un mouvement de blogueurs de Goma.

Apres la fin de la formation, les apprenants ont passé un teste pratique où ils ont répondu, en tant que expert, aux questions que se posent la population sur la non-violence. Un teste que tous les apprenants ont réussi avec satisfaction. Les journalistes se sont engagés à promouvoir les questions de la non-violence dans leur billet.

« Les activistes ont un rôle important dans la communauté. Cependant ils doivent être plus prudents et plus pertinents dans des actions de changement positif souhaité dans la communauté» explique Jean-Dedieu Alingwi, formateur spécialiste de la non-violence dans sa conclusion. Il a encouragé les participants à appliquer les notions de la non-violence dans toutes les actions qu’ils auront à entreprendre pour éviter différents conflits avec la justice. Aideprofen compte poursuivre ce genre de formation avec d’autre couche de la population.

Je reste marqué par ma phrase de la formation « C’est à travers de la compassion qu’on lutte ». J’en parlerai en long dans le prochain billet !

RDC: Quand l’église devient la bête noire du pouvoir de Kinshasa.

Après le cardinal MOSENGWO, archevêque de Kinshasa, c’est le cardinal EKOFO, évêque de l’ECC (Église du Christ au Congo), le plus important regroupement d’Églises protestantes en RDC, qui a pris à parti les politiques congolais. Dans cet article collectif, nous vous présentons la lecture de 4 blogueurs de Goma, membres de la #Blogoma, (Blogosphère gomatracienne), faite sur cette situation. 

Paroisse-Notre-Dame

Dans son texte, Fraterne nous présente le synopsis du film retraçant la galère de la Majorité Présidentielle face à l’évêque protestant :

En « guerre déclarée » contre l’Église catholique, les politiques de la RDC se sont réfugiés chez les protestants pour honorer la mémoire des héros nationaux Laurent-Desiré Kabila et Patrice-Emery Lumumba. Par surprise, ici aussi l’orage a frappé. Les cieux se sont assombris pour la famille politique de Kabila, comme si la trajectoire d’un ouragan qui ne cherchait qu’à s’abattre sur elle était à ses trousses.

En trébuchant sur Mosengwo, la Kabilie est tombé sur un EKOFO faisant de son homélie en une excellente leçon de patriotisme. Avec des mots clairs et sans détours, telles des claques pour remettre les neurones de la classe politique en place, l’évêque protestant a donné un contenu magistral à l’adjectif « médiocre ».

Cette vérité sortie nue du puits était de nature à mettre à plat les batteries de la MP. Après la défaillance de l’opposition et des mouvement citoyens, la révolution tant attendue en RDC viendra-t-elle finalement de l’église ?

La révolution viendra t-elle de l’Église? s’interroge Innocent Buchu.

L’attachement de l’Église au Peuple congolais est visiblement une réalité souhaitée. un besoin, une illumination, un trajectoire de la lumière vers un pays plus beau qu’avant. Les beaux et longs discours des politiciens sont obsolètes. Même sans microscope on sait reconnaître que le peuple n’a plus confiance en eux. C’est normal, lentement, péniblement le peuple a tout compris.

Ils ont signé l’accord et n’ont pas eu le temps ni le courage de l’expliquer au peuple. Les politiques ont faillis à leur mission, les mouvements citoyens sont aussi abattus. Ils dispersent leur énergie dans des luttes aux buts partagés pour finir en « bagatelles ». La situation politique de la RDC inquiète jusqu’à réveiller même les plus mous et le plus dociles. « Seul qui ne vit pas au Congo peut se taire »! L’Église vient ménager le village à fin d’être au milieu comme il se doit.

Toutes ces phrases qui tourmentent la quiétude du pouvoir étaient imprévisibles surtout venant de la part de l’ECC. C’est en tremblant que les membres de la MP présents dans la messe ont reçu la parole édifiante du Monseigneur EKOFO. C’est un combat, une lutte pour la lumière et la vérité. Un bon exemple de la non violence, il ne suffit pas de le dire mais de le vivre.

La constitution, l’accord, la Bible c’est pareil! On ne libère pas un peuple, le peuple se libère !

De sa part, Blaise Ndola n’appuie pas cette confusion qui vient s’imposer entre « foi » et « positionnement politique » :

Je voudrais plutôt appeler ici à dissocier la « foi » des couleurs politiques ou bien le positionnement politique au pays actuellement. Il est évident que le comité de coordination des Laïcs, une institution reconnue au sein de l’Archidiocèse de Kinshasa, était la première institution à caractère religieuse à se lancer ouvertement sur ce terrain au travers de l’opération « Trompette de Jéricho » lancée en collaboration avec certains mouvements citoyens. Toute l’église catholique, à travers ses différentes diocèses et paroisses, n’avait pas suivi ce mot d’ordre. Je me rappelle même des propos du Monseigneur Marcel UTEMBI, président de la CENCO et Archevêque de Kisangani, qui avait dit que les réalités se diffèrent pour chaque diocèse et que chez lui à Kisangani les cloches n’allait pas sonner.

Dire ici que le positionnement par rapport à la situation politique actuelle du pays était liée à l’appartenance à une quelconque foi ne serait pas logique. Tous les catholiques n’ont pas la même position quant à ce. Récemment, le Monseigneur Jean-François EKOFO, lors de la messe en mémoire des héros nationaux a aussi pris position en dénonçant même l’inexistence de l’État au Congo.

Dans son camp, appelé le camp des protestants, il est aussi loin de faire l’unanimité. Certains pasteurs des églises dits « de réveil » continuent d’apporter leur soutien indéfectible aux actuels autorités du pays. Il ne serait pas donc question de « foi » mais plutôt une question de perception personnelle de la situation. Sans oublier que les dits responsables des églises qui prennent position, influencent plus d’un de leurs fidèles.

Chez les catholiques comme chez les protestants, les propos des leaders religieux ne sont pas encore unanimes. Aussi, les deux grands regroupements religieux majoritaires au pays ne sont pas les seuls. D’autres regroupements religieux jusqu’à preuve du contraire soutiendraient encore le régime en place.

Dans son texte, Bienfait Akilimali, quant à lui, trouve la voie de sortie dans ce virage de l’activisme du civil à l’activisme religieux :

De l’huile sur le feu. Entre majorité et opposition, l’église a fait son choix. Après que les anti-Kabila dans toutes leurs couleurs (RASSOP; mouvements citoyens, société civile) aient essayé, en vain, toutes les démarches pour mener à l’alternance démocratique, c’est bien le tour des confessions religieuses. De l’activisme « civil » à l’activisme « religieux »; ne serait-ce pas une voie vers la solution ?

Les hommes de Dieu (évêques et pasteurs) vexés par « la mauvaise foi » du pouvoir manifestent leur dégoût. Désormais ils ne loupent pas l’occasion d’exprimer leur engagement aux coté du peuple chaque fois que les yeux et les oreilles se tendent vers eux. C’est, sans nul doute leur nouvelle stratégie. Ils estiment qu’il est temps que le pouvoir soit rendu au souverain premier, le peuple, pour qu’il se choisisse d’autres représentants pour le bien de tous.

Textes compilés par Jean-Fraterne Ruyange

La première version de l’Article collectif est apparue sur le blog de Jean Fraterne.

« L’essentiel c’est d’apprendre, l’argent n’est pas principal » s’exclame Umugwaneza !

Ada Umugwaneza, danseuse venu du Rwanda a formé une trentaine de jeunes danseurs de Goma pendant dix jours en Septembre dernier. Retour sur cet événement dans ce billet de blog.

Atelier de danse à Goma

Ada Umugwaneza du Rwanda forme les danseurs de Goma en danses contemporaines et tradionnelles_ crédit photo. Innocent Buchu

Par Innocent Buchu

Pieds nus, attention concentrée sur son inspiration et son expiration, Umugwaneza Ada Jeanne coordonne les mouvements de son corps au rythme d’une douce musique traditionnelle du Rwanda, son pays natal. Des losanges dessinés sur son pantalon noir-blanc laissent transparaître son air relaxé. Derrière elle, une trentaine de jeunes reproduisent ses  mouvements, on dirait par effet miroir.

Nous sommes dans la cours du centre Yole!Africa où la danseuse rwandaise Ada Umugwaneza partage ses connaissances avec ses pairs congolais. C’est la première fois que cette jeune diplômée de 23 ans anime ce genre d’ateliers hors de son pays, après 3 ans de formation à l’école des Sables. Basée au Sénégal, l’école des Sables est un centre de formation professionnelle en danse traditionnelle et contemporaine d’Afrique. «J’entendais mes amis rwandais parler de la RDC et commençais à développer une certaine curiosité par rapport à ce pays » confie-t-elle timidement. « Grâce à l’invitation des danseurs de Goma, je suis entrain de découvrir ce grand et beau pays par moi même »

Ainée d’une famille moyenne de quatre enfants, Ada n’avait que la danse comme passion et rêve. Pour bon nombre de parents africains, la danse n’est pas un métier surtout pas pour l’ainé de la famille qui doit servir bon exemple du chemin de l’école normale comme la médecine, l’économie, le droit, etc pour ses petits frères et petites sœurs. « Moi même je ne m’imaginais pas faire de la danse un métier aussi sérieux que je ne le fais maintenant » reconnaît-elle.

Apres son diplôme de l’école secondaire au Rwanda elle a obtenu une bourse d’étude de danse de la part de Germaine Acogny, fondatrice de l’école des Sables qui a repéré la passion et l’amour de Ada à la danse au Rwanda. ‘’J’aime la danse car elle me fait tout oublier; notre danse n’est pas violente je passe tout mon temps à danser’’ raconte Ada avec énergie.

Pendant les 10 jours passés avec les danseurs de Goma, l’échange interculturel a fait ses preuves. «Je travaille dure actuellement, sur la respiration et la relaxation car je viens d’apprendre dans cet atelier que c’est aussi un atout pour tout style de danse» dit en soufflant un danseur de hiphop participant à cet atelier de contemporaine.

Singulièrement pour Umugwaneza, l’essentiel c’est d’apprendre et faire mieux, l’argent n’est pas principal.

RDC : Une salle de classe, deux cours différents, confusion à Kibumba

Débuté depuis le 04 septembre, dans les rues, on ne peut que remarquer la présence d’écoliers et élèves en provenance et en partance de l’école. De l’autre coté de la province du Nord-Kivu, à Kibumba dans le territoire de Nyiragongo, cette année 2017-2018 commence avec plusieurs difficultés. C’est notamment le cas de l’institut KIBWE. Une école de 196 élèves, et où les élèves de deux classes différentes étudient dans une même salle de classe.

  • Par Innocent Buchu

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Les élèves des 5e années pédagogie et sociale dans une même salle de classe à l’institut Kibwe de Kibumba en RDC. ©Innocent Buchu

Deux tableaux noirs face à face, deux voix à la fois, on se croirait dans un marché central. Deux professeurs se regardent mais chacun donne cours de son coté dans une salle de classe. La 5e année technique sociale et celle de la pédagogie sont confondues. Quelle voix suivre se demande les élèves. «Difficile de se concentrer, on ne peut rien comprendre dans cette classe où les élèves de différentes classes se donnent le dos, se touchent, se parlent et discutent sur des sujets que l’enseignant de derrière peut lancer à ses apprenants.» nous confie Rebecca Ndayambaje, élève de 5è pédagogie qui a étudié dans ces mêmes conditions l’année passée.

L’école secondaire Kibwe est une institution publique. Elle fonctionne avec six salles pour dix classes d’élèves. Elle organise deux sections, la pédagogie et la technique sociale avec 16 enseignants mécanisés mais non payés.

Chaque année le gouvernement congolais et l’Unicef organisent au moins une grande campagne comme « Back to School», «Filles et Garçons, tous à l’école » à travers la République, pour faire appel aux parents d’envoyer les enfants à l’école sans oublier la campagne « toutes les filles à l’école ». Un problème d’organisation et de planification. A quoi servent toutes ses campagnes quand bien même le gouvernement ne prépare pas le lieu où il va accueillir tous les élèves, murmure un enseignant à côté du bureau du préfet. Il ne fait que crier « tous les enfants à l’école » qui n’est qu’un slogan au niveau de l’acquis de droit, ajoute-t-il.

Les parents d’élèves ne vivent que des activités champêtres dans une zone qui a été plusieurs fois touchée par la guerre et où l’économie n’a pas encore décollé. Et pourtant l’école ne vit que de frais de minerval que donnent les parents. Cette école de la chefferie possède un hectare de terre, depuis 2008, qu’elle peut exploiter mais manque un bienfaiteur pour lui construire quelques bâtiments. L’école ne tente pas de construire seule car elle n’a pas l’argent. Un élève paie 50 dollars toute l’année. Les parents sont sinistrés et les affaires ne marchent pas pour que les parents soutiennent notre école avec un peu de sou pour la construction, explique monsieur Sebikware Bezabavaro Eugene, préfet des études de l’Institut kibwe.

« Le gouvernement semble démissionnaire quand il s’agit de l’éducation de nos enfants » nous a confie un parent qui est venu prendre son enfant à l’institut Kibwe.

Le préfet continue à faire des démarches pour que cette situation soie réglée le plus tôt possible, il a écrit aux différentes Organisations non gouvernementales et au fond social de la république pour décrocher un financement pour la construction mais sans succès. Il continue de crier au secours! Jusque là il ne sait pas à quel saint se vouer. Avec un air désespéré, « Même le gouvernement n’écoute pas mes cries », se lamente ce chef d’établissement.

Ce qui retient encore ce préfet des études dans cette école c’est juste la passion de l’enseignement et son cœur de parent mais il pense qu’il devrait démissionner vu que les conditions ne sont non seulement réunies mais aussi pas acceptables.