RDC : Une salle de classe, deux cours différents, confusion à Kibumba

Débuté depuis le 04 septembre, dans les rues, on ne peut que remarquer la présence d’écoliers et élèves en provenance et en partance de l’école. De l’autre coté de la province du Nord-Kivu, à Kibumba dans le territoire de Nyiragongo, cette année 2017-2018 commence avec plusieurs difficultés. C’est notamment le cas de l’institut KIBWE. Une école de 196 élèves, et où les élèves de deux classes différentes étudient dans une même salle de classe.

  • Par Innocent Buchu

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Les élèves des 5e années pédagogie et sociale dans une même salle de classe à l’institut Kibwe de Kibumba en RDC. ©Innocent Buchu

Deux tableaux noirs face à face, deux voix à la fois, on se croirait dans un marché central. Deux professeurs se regardent mais chacun donne cours de son coté dans une salle de classe. La 5e année technique sociale et celle de la pédagogie sont confondues. Quelle voix suivre se demande les élèves. «Difficile de se concentrer, on ne peut rien comprendre dans cette classe où les élèves de différentes classes se donnent le dos, se touchent, se parlent et discutent sur des sujets que l’enseignant de derrière peut lancer à ses apprenants.» nous confie Rebecca Ndayambaje, élève de 5è pédagogie qui a étudié dans ces mêmes conditions l’année passée.

L’école secondaire Kibwe est une institution publique. Elle fonctionne avec six salles pour dix classes d’élèves. Elle organise deux sections, la pédagogie et la technique sociale avec 16 enseignants mécanisés mais non payés.

Chaque année le gouvernement congolais et l’Unicef organisent au moins une grande campagne comme « Back to School», «Filles et Garçons, tous à l’école » à travers la République, pour faire appel aux parents d’envoyer les enfants à l’école sans oublier la campagne « toutes les filles à l’école ». Un problème d’organisation et de planification. A quoi servent toutes ses campagnes quand bien même le gouvernement ne prépare pas le lieu où il va accueillir tous les élèves, murmure un enseignant à côté du bureau du préfet. Il ne fait que crier « tous les enfants à l’école » qui n’est qu’un slogan au niveau de l’acquis de droit, ajoute-t-il.

Les parents d’élèves ne vivent que des activités champêtres dans une zone qui a été plusieurs fois touchée par la guerre et où l’économie n’a pas encore décollé. Et pourtant l’école ne vit que de frais de minerval que donnent les parents. Cette école de la chefferie possède un hectare de terre, depuis 2008, qu’elle peut exploiter mais manque un bienfaiteur pour lui construire quelques bâtiments. L’école ne tente pas de construire seule car elle n’a pas l’argent. Un élève paie 50 dollars toute l’année. Les parents sont sinistrés et les affaires ne marchent pas pour que les parents soutiennent notre école avec un peu de sou pour la construction, explique monsieur Sebikware Bezabavaro Eugene, préfet des études de l’Institut kibwe.

« Le gouvernement semble démissionnaire quand il s’agit de l’éducation de nos enfants » nous a confie un parent qui est venu prendre son enfant à l’institut Kibwe.

Le préfet continue à faire des démarches pour que cette situation soie réglée le plus tôt possible, il a écrit aux différentes Organisations non gouvernementales et au fond social de la république pour décrocher un financement pour la construction mais sans succès. Il continue de crier au secours! Jusque là il ne sait pas à quel saint se vouer. Avec un air désespéré, « Même le gouvernement n’écoute pas mes cries », se lamente ce chef d’établissement.

Ce qui retient encore ce préfet des études dans cette école c’est juste la passion de l’enseignement et son cœur de parent mais il pense qu’il devrait démissionner vu que les conditions ne sont non seulement réunies mais aussi pas acceptables.

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Les finalistes du secondaire contents de voir leurs chemises déchirées

Plus de 52 milles candidats élevés finalistes ont participé aux Examen d’Etat (EXETAT) 2017 dans la province du Nord-Kivu. Le jeudi 22 juin était le dernier jour de ces épreuves. Dans les rues de Goma, 8 sur 10 élevés  portent de chemises déchirées et tachées à marker par les étudiants des universités voire même par les finalistes eux-mêmes. Hien, Je suis là et j’observe !

Les élèves finaliste de SC Mama Mulezi

Les élèves finalistes du CS. Mama Mulezi après le dernier examen d’EXETAT dans la rue de Goma (ph. Innocent Buchu)

Une tradition ?

C’est déjà connu de tous, le dernier jour des EXETAT doit être mouvementé et excitant que jamais. Il suffit de se retrouver dans une rue même du quartier pour le constater.

Déjà à partir de 10h, un engouement devant les centres des examens d’Etat dans la ville de Goma. Des étudiants de plusieurs institutions supérieures sont venus sensibiliser les futures camarades étudiants, actuels finalistes du secondaire. Ils ont en main des dépliants de leurs institutions respectives. « Je suis venu sensibiliser les amis et voir qui pourra venir dans notre université », justifie Fazili jean de sa présence. « C’est ma façon d’encourager et d’attirer ceux qui seront bientôt dans l’univers ouvert à choisir mon domaine » ajoute cet étudiant de l’Institut Supérieur de Commerce (ISC).

Au-delà de la sensibilisation, les étudiants bénissent les lauréats ! D’une façon très spéciale.

Toute souriante et fière, Alice Matata une jeune élève de 18 ans vient de finir son examen. Sa chemise est devenue comme un tablier de cuisine. Devant l’enclot d‘un des  centres d’Exetat , au Lycée Anoirite de Goma,  Alice donne ses deux stylos noirs à un étudiant avant de lui demander d’écrire 58% sur sa chemise. C’est tout ce qu’elle attend comme résultat pour son diplôme. D’autres étudiants l’ont approché pour déchirer sa chemise et y  écrire les noms de leurs institutions avec divers markers, noirs, bleus, rouges, vert…

Elle est contente ! « Il le faut, je me dis que c’est ma dernière fois de porter cette uniforme, c’est pourquoi j’ai prévu un T-shirt en dessous de la chemise  s’exprime Alice avec joie.  Je ne peux même pas m’imaginer laisser cette chemise à ma petite sœur », Ce que pouvait aimer beaucoup de parents de Goma, « elle va acheter la sienne » dit cette élève de Ujuzi en regardant sa chemise. Alice d’ajouter qu’elle pouvait déchirer elle-même s’il n’y aurait pas quelqu’un pour le faire.

Certains étudiants ont suivi les finalistes même dans les rues, pour voir qui sa chemise est encore  intacte. « C’est une bénédiction que nous donnons aux finalistes. Nous déchirons parce que nous voulons leur réussite,  et je sais que ça influe sur la réussite» dit Patient Irenge, étudiant en G3 à l’institut supérieur des Grands Lacs (ISDR-GL).

Bon, je suis loin de penser à déchirer vos chemises,  je ne peux que vous souhaiter bonne réussite.

Je vous invite à commenter et partager !

Quand on connait une victime de violence sexuelle!

Victime d’un abus sexuel ou violence sexuelle, peu importe le terme employé, personne ne mérite cet acte. Mon amie l’a vécu. Je n’écris pas trop sur les émotions personnelles, pas trop sur mes opinions non plus les histoires d’amour… d’ailleurs cette historiette n’en est pas une, plutôt de colère. Ce texte provient de mon journal en dur que j’ai décidé de compléter tous les weekends.

Une fille violée replie sur soi_by_Buchu

DeLourde, une fille violée replie sur elle-même ( ph: Innocent Buchu)

Par Innocent Buchu

Bernadette DeLourde, jeune fille de 17ans, une connaissance un peu proche m’invite, triste elle-est depuis une semaine. Remplie de la honte et la haine, on ne peut que le constater sur son visage. S’il existe l’absence de la joie, du bonheur on ne peut que lire le reflet de sa face. Je l’ai ressenti à son premier regard. Je n’arrive pas à décrocher son sourire… elle arrive quand même à me raconter l’histoire ! En terme simple, elle a été violée. Elle n’arrive pas à dénoncer, encore moins à parler de cette malheureuse situation.

Violée, mon amie l’a été !

Elle a été invitée par Nelson, le copain de sa confidente Deb. Nelson voulait discuter avec elle à propos de Deb. Très gentille, sans arrière-pensée,  DeLourde  se sent prête à aller sauver l’amour de ses amis Deb et Nelson, question de rendre servir.  Sans dire mot à Deb elle s’était rendue chez Nelson où elle avait rendez-vous. On dirait la diplomatie. Nelson, de son côté avait un autre plan que la pauvre ignorait. Hop ! Bien accueillis à l’Africaine chez Nelson… Avant de discuter de ce qui amène quelqu’un on demande d’abord des nouvelles (de la maison, la famille, les études et autres), c’est la coutume. Apres un bon moment Nelson a présenté à DeLourde à manger, des fromages…

Et comme le monde nous réserve toujours des surprises.

 DeLourde s’est retrouvée nue dans la chambre de Nelson. Ne sachant pas ce qui c’était passé. Elle s’est rhabillée et retournée chez elle comme si de rien n’était. En écoutant son témoignage j’ai eu envie de pleurer, je n’écoutais plus son histoire. J’ai retenu mes larmes tout simplement parce que je ne pouvais l’aider en rien si je pleurais aussi.  Ce que je voulais c’est de voir ce criminel en face sans savoir ce que je peu lui dire ou faire. Aux filles je ne me donnerais pas le kilo de vous interdire de visiter les hommes aussi surprenants que Nelson mais de faire attention. Faire tout pour ne pas être seule à seule avec lui.

Un calvaire que Delourde pense enterrer.

Personnellement je ne sais pas ce que je veux du violeur mais une simple bonne leçon suffirait, question de protéger les autres filles qu’il peut désirer abuser. La victime, elle, pense à la miséricorde divine et pense que Dieu va s’en charger. Elle peut avoir raison mais la Bible dit « A Dieu ce qui lui revient… »
Je ne suis pas concentré ça se voit  dans mon texte, je me rappelle de ce visage sans sourire ni attirance, visage fané par le viol. J’espère qu’elle va tenir son équilibre psychologique.

 

International Alert et Yole Africa fêtent l’art de la paix à Goma

Le 21 septembre de chaque année le monde célèbre la journée internationale de la paix, une date qui coïncide avec les 30 ans de International Alert. Pour cette année 2016 International Alert en partenariat avec  le centre de création artistique Yole!Africa et ses partenaires ont choisi la ville de Goma pour  fêter cette journée à travers des activités artistique (l’art de la paix), notamment la réalisation d’une peinture murale à l’université Libre des Pays des Grands lacs (ULPGL) comme symbole de la paix.

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les artistes réalisent une peinture murale à Goma (ph: Benoit_MUGABO/YoleAfrica)

A Goma, dans l’enclos de ULPGL où la manifestation s’est déroulée, dans un climat de paix et de fraternité, Sous les cieux claires, un petit vent des arbres, assis dans des tentes,  plusieurs jeunes, étudiants et autres acteurs de la paix ont répondu présent à la journée internationale de la paix. « Tout commence bien au rythme  la paix comme mode vie » s’exclame Ganza Buroko, coordonnateur du centre de création artistique Yolé!Africa. Dans son discours, le recteur de l’ULPGL, Kambale KARAFULI est revenu sur l’importance du thème de cette année qui est « les objectifs de développement durable, composantes de la paix ». A son tour la directrice RDC de International Alerte, Maria a rappelé plutôt la mission de International Alert ; celle de la consolidation de la paix à travers des organisations locales de la société civile par la recherche, le plaidoyer, le renforcement des capacités, le dialogue inclusif, et la participation politique et citoyenne et de la campagne #ART4PEACE. Elle a aussi exposé le nouveau logo de son organisation au public, un logo plus explicatif dans sa vision.

A cette occasion, une grande activité artistique couronne la journée.  Boite de peinture et pinceau à la main, filles et garçons, sourire, connexion et concentration  se retrouvent cote à cote pour la réalisation de la peinture murale à l’ULPGL.  L’activité n’a pas seulement réussi à réunir plusieurs acteurs de la communauté du  Nord-Kivu  mais aussi à intégrer l’aspect genre dans l’art et la recherche de d’une paix durable. Toute une histoire de vie, de rêve, des passions et bientôt une bonne réalité, cette mure doit nous rappeler chaque fois notre engagement à la consolidation et au sauvegarde de la paix.

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Un homme et une femme en pleine réalisation de la peinture murale à Goma (Ph: Benoit_Mugabo/YoleAfrica)

Que signifie la paix pour les participants ? Tout le monde à cette activité a écrit sur un papier le mot qui symbolise la paix selon ses attentes. Il était remarqué certains mots repris comme Justice, Femme, Amour, tolérance, cool, droit, transparence.

Dans cette ambiance,  les danseurs du groupe, NewYoungCompagny,  volontaires pour la paix ont aiguillés un public sur le thème du dialogue pour la paix qu’ils ont interprété par des pas de break dense. Emu par des œuvres artistiques, le public se dit engagé à la recherche de la paix.

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certains danseurs de New young Compagny sur scène pour la paix 

Signalons que la réalisation d’une peinture murale pour la paix s’est déroulé dans plus des seize pays du monde.

N’oubliez pas de partager ou de laisser un commentaire !

Dans un commentaire dites en un mot que signifie la paix pour vous et expliquez-vous brièvement !

RDC 2016 : mon vœu, l’alternance au pouvoir !

Les mois du début de l’année sont consacrés aux vœux, un blogueur m’a dit que c’est une coutume, une rituelle. Quel est ton vœu pour ce pays ?

le cadenat des mandants dont seul les peuples  detiennent la clef @innocent_Buchu

Le cadenat des mandats dont seul les peuples detiennent la clef (crédit photo: Innocent Buchu)

Tout comme dans mon téléphone, celui de la RDC a reçu plus de 60 millions des vœux.

Oui ! Les vœux de 2016 ont réellement commencé en décembre 2015, plusieurs personnes les ont formulé presque dans le même sens. D’habitude se sont des bonnes choses, « que cette année 2016 soit de prospérité », c’est bon ! Étes-vous prêt à lutter pour sa réalisation (pour prospérer) ? Ou c’est un simple souhait usuel au début d’un nouvel an. C’est vrai, il n’y a pas des TVA pour présenter ses vœux.

Le problème est qu’on ne pense pas à la réalisation. Aucun effort pour y parvenir.

« Entre les vœux, les souhaits, les prières et le passage à l’action, il y a une mer à franchir, la détermination. Dans une publication du 1er janvier, Jean claude Manzueto estime que  Dieu n’exaucera que les actions en 2016 ».

Nombreux seront surpris par la preuve de maturité démocratique en RDC cette année ! La démocratie c’est le peuple via les élections pour l’alternance.

Pas besoin d’une liste kilométrique des vœux !

Aux compatriotes, je présente mes vœux les meilleurs d’alternance pour l’an 2016 !

« Un mandat c’est mieux, deux c’est bon, plus de deux c’est assez ! » m’a soufflé un musicien africain.

Pourquoi s’intéresser aux violences sexuelles et basées sur le genre ?

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Les participants à l’atelier de réflexion(ph: innocent Buchu)

Le ministère de la Justice et Droits humains de la RDC a initié du 16 au 18 décembre 2015 à Goma, en province du nord kivu, un atelier de réflexion sur les enjeux de la politique pénale en matière de violences basées sur le genre(VSBG), à l’aube du 10e anniversaire des lois N°06/018 et 06/19 du 20 juillet 2006, à l’intention des plus hautes autorités judiciaires mais également les acteurs de terrain.

C’est avec l’appui du Programme d’Appui au renforcement de la Justice à l’Est de la RDC (PARJ-E) « Uhaki Safi» qui est un programme du gouvernement de la RDC, financé par les Fonds Européens de Développement (FED) de l’Union Européenne, la Belgique et la Suède.

Cet atelier de trois jours avait pour objectif général de mener une réflexion sur les enjeux de la politique pénale en matière de violences sexuelles, et spécifiquement de contribuer au bilan de la loi sur les violences sexuelles basées sur le genre sous l’angle judiciaire à l’aube de son 10e anniversaire.

Le directeur de cabinet du ministre de la Justice et Droits Humains a avant tout expliqué que la lutte contre les violences sexuelles est une préoccupation constante du gouvernement de la RDC. Pour lui, la lutte contre les violences s’observe à deux volets : le volet normatif qui revient au gouvernement et l’application de ces normes revient aux cours et tribunaux.

« Pour sa part, le gouvernement, grâce au parlement, a fait voter des lois et ces lois sont entrain d’être appliquées par les cours et tribunaux. Et ça fait bientôt 10 ans, il est tout à fait normale que les deux composantes fassent le bilan » a renchérit monsieur Gérard NKATA.

« Il est important que les autorités judiciaires (acteurs de terrain ou la haute hiérarchie) puissent livrer leurs analyses, leurs expériences, pour contribuer à la distribution et à la gestion de la politique pénale adaptée aux réalités congolaises» a souligné monsieur Hubert Nzakimuena, régisseur du PARJ-E « Uhaki Safi ».

Bilan et enjeux de la politique pénale de la RDC !

Qu’est ce qui a marché ou qu’est ce qui n’a pas marché ?

Dans son discours prononcé au nom du ministre Rd congolais de la justice, le directeur de cabinet, monsieur Gérard NKATA a rappelé que les guerres qu’a connu la RDC à partir de 1996 ont occasionné la recrudescence des violences sexuelles dans la partie Est du pays faisant des millions de victimes particulièrement les femmes.

Quatre communications ont enrichi le débat, c’est notamment ; – la communication sur « L’Etat des lieux de l’application de la loi VSBG par les autorités judiciaires (police, juridictions, et offices civiles et militaires) de l’instruction à l’exécution » exposée par le Professeur Gabin Bady Kabuya, de l’université de Lubumbashi. Il a qualifié de ‘’protectrice’’ et ‘’discriminatoire’’ la politique pénale de la RDC.

Suivie de la communication sur le rapport de monitoring judiciaire sur la répression des violences sexuelles de 2010 à 2014, présentée par les experts du PNUD. D’après ce rapport les cas de violences sexuelles sont en baisse devant la justice sans pour autant dire que ce genre des cas a diminué. Cela suppose que la population n’a pas confiance en la justice congolaise.

L’acteur judiciaire a toujours besoin d’un médecin légiste pour des consultations médicales de la victime et parfois du présumé auteur du crime ; c’est pourquoi une communication sur l’administration de la preuve en matière de violences sexuelles a été développée par un expert de l’hôpital Heal Africa.

Cet atelier de réflexion s’est clôturé par une restitution en plénière des travaux en carrefour dans lequel les recommandations étaient fournies au ministère de la Justice suivi d’une discussion globale.

Le ministère de la Justice et Droits Humains a confirmé que les recommandations formulées pendant ces assises seront prises en compte !

« Face à la nécessité de prévenir sévèrement les infractions rapportant aux violences sexuelles et d’assurer une prise en charge systématique des victimes de ces infractions, des nombreuses études s’étaient penchées sur la question !»

« Taisez-vous, c’est moi le père ! »

le cinéaste surnomé Dodo pose pour une photo d'ullustration d'article ( ph. Innocent Buchu)

le cinéaste surnommé Dodo pose pour une photo d’illustration d’article ( ph. Innocent Buchu)

« A tout seigneur, tout honneur » dit-on. Ceci est strict et non négociable dans certaines familles en R.D.C.
J’en ai rencontré une.
« A tout seigneur, tout honneur » dit-on. Ceci est strict et non négociable dans certaines familles en R.D.C.
J’en ai rencontré une.
Le père a une chaise réservée au salon, dans la salle de repos et dans salle à manger. Personne d’autre n’a le droit de s’y asseoir. Je dis bien, personne !
A son arrivé, on se croirait dans un monastère ! Tous les enfants deviennent brusquement trop sérieux et remettent rapidement de l’ordre. « Comme le chat est revenu, souffle l’un des enfants, les souris n’ont qu’à arrêter de danser. »
Même sa femme ne fait pas l’exception ! Fini les racontars, les commérages et toutes les historiettes de la journée : seul le coq chante.
« Qui a mi ses pieds dans mon salon ? » demande-il, avec un visage froissé.
Personne d’autre a part l’ainée n’a le courage de lui répondre. Mais, pourquoi ? Eh bien, parce qu’il est autonome financièrement !
Si autonomie financière signifie aucun contrôle parental, je me demande ce que deviendra cette maison quand tous les enfants le seront.
Chaque enfant dans cette maison cherche à s’occuper à tout moment pour éviter de dire devant leur père.
‘’Toutes les fois que vous voudrez parler, taisez-vous !’’
« Je ne supporte pas sa présence » dit un de ses fils. Il pense connaitre tout ce qui est utile pour sa famille y compris leurs idées.
« Parler sans rien dire » c’est la qualification qu’il donne à l’opinion de ses petits. Pour celui qui trouve l’occasion de dire, il doit bien penser avant de parler et bien peser avant d’agir.
Ce père pose souvent des questions au sujet dont il a l’idée ferme.
« La ferme! Malade» sont ses mots en interruption à celui qui parle le contraire de son opinion.
N’a le droit de dire que celui qui d’avance soit de son coté pour telle ou telle autre opinion.
Il est un vrai génie !? Avant même qu’un membre de sa famille parle, lui connait déjà ou il veut en venir et il le coupe directement la parole. Celui qui ne pas du même avis que lui, a d’avance peur d’extérioriser sa pensée.
Comme un vieux chien, un jour il se retrouva sans force et c’était sa mauvaise fin, sans considération ni respect […]

Alors, si cette famille était une République ?
-Par Innocent Buchu

Journées diocésaines des jeunes 2015, des milliers des jeunes asphyxient la paroisse de Bobandana

Plus de 3000 jeunes ont participé cette année aux journées diocésaines des jeunes du 27 au 30 mars 2015 à Bobandana, paroisse choisie pour répondre à ce grand rendez-vous de l’évêque avec les jeunes de son diocèse autour du thème « heureux les cœurs purs car ils verront Dieu »

les jeunes à bord du bus pour bobandana (photo crédit: Innocent Buchu)

les jeunes à bord du bus pour bobandana (photo crédit: Innocent Buchu)

C’est vers 14 heures que la délégation des jeunes de la paroisse Notre Dame du Mont Carmel a quitté le sol de la paroisse en compagnie du Père Joachim. Après une heure et trente minutes de voyage aéré de prière inlassable, Les 126 jeunes inscrits pour le compte de la paroisse Carmel ont finalement piétiné le sol de Bobandana, jolie paroisse située en plein centre de Minova dans le Sud-Kivu.

Ils ont été accueillis du coup par l’aumônier diocésain de jeunes, l’abbé Gabriel HANGI, le comité diocésain des jeunes ainsi que toute une kyrielle de chrétiens de la paroisse de Bobandana sans oublier des chrétiens de la 8e CEPAC, qui s’étaient aussi engagés dans la prise en charge des jeunes pourtant catholiques.

Après cet accueil chaleureux, tous les jeunes ont été affectés au sein des familles d’accueil, tel qu’organisé au préalable par le comité diocésain des jeunes.

C’était le début des JDJ 2015 marquées par la louange, l’adoration, l’animation et des enseignements

L’un des orateurs au cours des JDJ 2015 est Mr l’abbé Levis. « Qui suis-je ? Où vais-je ? Pour quoi suis-je faible dans la résistance de tentations ? » sont les questions que doivent se poser les jeunes a souligné le vicaire de la paroisse accueillante. « un cœur pur est celui qui est clair, ouvert, libre, qui se laisse blessé… » a-t-il conclu.

Le troisième jour a été marqué par le message de son excellence Mgr Théophile KABOYI. Il a appelé tous les jeunes à ne pas rentrer comme des touristes mais porter et partager le message d’Amour et de Paix dans leurs familles. Il a invité également tous les chrétiens à une minute de silence en mémoire du prêtre Jean-Paul KAKULE, assassiné à Mweso.

En fin d’activités, les jeunes ont déposé un petit carnet de recommandation à son excellence l’évêque de Goma. Ces derniers sont déterminés à consentir plus d’efforts pour que le prochain rendez-vous soit aussi meilleur que le précèdent. La date et le lieu de la JDJ2016 reste encore à préciser !

A l’issue des JDJ 2015, l’abbé Gabriel Hangi, aumônier diocésain des jeunes se sent satisfait surtout pour le fait que des chrétiens non catholiques aient aussi contribué à la réussite. Les mêmes sentiments sont partagés par les jeunes participants « Ce qui m’a fort marqué est la présence d’un grand nombre des jeunes, aussi l’accueil chaleureux de nos frères et sœurs de Babondana » s’exprime Alain de la 7è CV du quartier Ste famille. De retour à Goma, Benjamin se rappelle des moments forts passés aux JDJ 201 5« Je ne me suis jamais senti aussi chez moi, ailleurs comme c’était le cas dans ma famille d’accueil à Bobandana ».

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D’autres jeunes saluent les JDJ car elles leur permettent toujours de découvrir de nouveaux endroits comme c’était le cas cette année à Bobandana!!!

Par Innocent BUCHU

Les sourds, grands consommateurs des SMS !

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( Debby KUBABURHANZI, secrétaire de l’Association de Sourd du Nord-Kivu. ph innocent Buchu)

Les manifestations organises sur le territoire national congolais contre une loi au parlement ont causé beaucoup des perturbations dans plusieurs domaines de la vie. Aussi certaines décisions prises par le gouvernement dit ‘’raison d’Etat’’ et qualifiée de ‘’violation’’ de droit voire même qualifiée de ‘’crime’’ par d’autres.

-par Innocent BUCHU

La coupure de la connexion internet ainsi que du service de messagerie téléphonique (SMS) font part de ces décisions.

Sourd et enseignant de sourds à l’école Ephata, Debby KUBABURHANZI, secrétaire de l’Association de Sourd du Nord-Kivu nous partage ses opinions : «Les sourds sont les pionniers des SMS ! » dit ce dernier dans la première phrase de notre entretien.

Dans un téléphone il y a plusieurs services toujours dans le but de communiquer m’explique, Debby pour lui l’Appel ne lui concerne pas « moi je suis exclus de cette optionseul les SMS ! » cela pour dire que les sourds sont hors communication s’il les SMS ne fonctionnent pas. Il est difficile pour ce secrétaire de l’Association de sourds de communiquer avec sa hiérarchie ses frères et ses amis de tous les coins du monde.

La coordination des activités de sourd aussi perturbées vue que leur expression à distance se fait par SMS. Comment un sourds va-t-il aviser son absence au travail se demande Debby avec énergie ! « Lors qu’une innovation entre dans la société on cherche à s’adapter bien que mal » souligne Debby avec un air nerveux, « bloquer notre communication n’est pas grave ! Mais très très très grave ! Et on ne peut pas baisser le bras »

Bien que tard, comme tout est rétablie il doit s’en réjouir !

Merci de jeter un coup d’œil  sur ce billait. vous pouvez aussi commenter et partager!

COMITRANS AFRIQUE est déterminé a toujours vous servir :  : « Au Congo comme chez soi !»

ph comitrans

Mot du Directeur Général

« c’est avec grand plaisir que je vous invite à faire confiance à COMITRANS Afrique pour vos préoccupations dans les secteurs ou nous intervenons, le Congo, Mon Pays reste le seul et unique en Afrique et dans le Monde ou l’on peut investir dans tous les secteurs et connaitre une croissance rapide en capitaux. Le Congo n’est pas ce que les gens disent mais ce qu’il est tout simplement, c’est question de savoir choisir le partenaire!

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Serge BUCHU

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