Coronavirus : Bien s’occuper pendant cette période de confinement, mais comment ?

La pandémie de Corononavirus savere sans pitié. Cette maladie a déclaré la guerre contre le monde entier. L’Afrique n’est pas épargnée, bien-sûr la RDC y compris. A cela donc, chacun à son niveau doit combattre cette maladie tout simplement en suivant les mesures prescrites par le gouvernement et les experts. Déjà la RDCongo a annoncé certaines mesures et décisions pour protéger son peuple sur l’étendue du territoire national.

« De la fermeture des écoles, des universités, des instituts supérieurs officiels et privés sur l’ensemble du territoire national ; … De suspendre tous les cultes pour une période de 4 semaines à compter de ce jeudi 19 mars 2020 » a déclaré Felix Tshisekedi, le président de la République Démocratique du Congo.

Cela suppose que nous allons passer tout notre temps à la maison. Nous serons en quelque sorte isolés ou dans la solitude. Cependant rester peut-être seul à la maison ou vivre dans la solitude pendant cette période ne veut pas dire que vous allez vivre la routine. Ça ne veut pas dire non plus que vous allez vous ennuyer. NON !

innocent Buchu entrain de lire un livre_ confinement jr -ph. Bernadette vivuya

Innocent Buchu entrain de lire un livre_ confinement Jr1 -ph. Bernadette Vivuya

Dans ce billet de blog je vous propose un certain nombre d’activités à réaliser pendant cette période pour briser la routine. Et comme votre maison est parmi des endroits où vous vous sentez à l’aise, c’est déjà un bon début.

  1. Réflexion !

S’interroger sur sa vie est parmi les moments rares mais importants pour un être humain. C’est l’occasion de revoir ses objectifs, de les evaluer. Un moment de penser à ce qu’on veut réellement pour sa vie. Une occasion de se redéfinir et devenir un homme nouveau, prêt à se battre pour ses rêves réalistes.

  1. Apprentissage!

Apprendre une nouvelle leçon est un moyen par excellence de s’occuper. Ça peut être un nouveau cours par correspondance sur un sujet intéressant. Heureusement que c’est facile de s’inscrire à un MOOC. Vous avez aussi assez de temps pour ça. Vous pouvez essayer de faire une nouvelle coiffure tout(e) seul(e) grâce aux tutoriels en ligne et voir les résultats. Pour les intéressés de la cuisine, c’est l’occasion d’apprendre une nouvelle recette du genre (Kihole au Mashanza à la sauce tomate fumée au Muranda ). Et plus amusant encore on peut suivre un cours de danse via des tutoriels de chorégraphes. Ou mieux encore apprendre à jouer à un instrument.

  1. Ecrire

Ecrire est une passion pour plus d’un. Certaines personnes trouvent du plaisir à coucher quelque part ce qu’ils pensent. C’est une bonne attitude que vous pouvez développer pendant cette période de solitude. Ça peut être votre rêve de jeunesse ou votre goût d’aujourd’hui. Pensez aux textes slams, poèmes. Imaginez des pièces de théâtres. Vous pouvez aussi mettre à jour votre CV. C’est l’occasion vu que vous trouvez rarement du temps.

  1. Méditation et exercices physiques

Faire du sport aide, non seulement à faire couler le temps mais aussi pour une bonne santé. Il est mieux d’essayer un sport non habituel. Se faire un défi pour certains mouvements différents peut aussi aider. La méditation est une pratique relaxante qui peut vous aider à gérer le stress et l’anxiété dûs aux nouvelles de coronavirus.

  1. Visualiser (un bon film, serie, audio et jeux )

Chacun a son genre des films ou des séries. Pendant cette période, il mieux de continuer nos séries non achevées faute de temps. Parce qu’on était occupé on a pas pu regarder tous les épisodes. Et chacun sait ce qui se passe en terme de durée quand il regarde une série qui l’intéresse.

Pareil pour un jeu sur son téléphone. L’individu, devant un jeu vidéo, a toujours cette envie de gagner et parfois après une étape du jeu, il veut expérimenter l’autre partie, ainsi de suite et le temps passe.

Ecouter les audios, lire des livres, voir son album photo de famille qui date peut faire plaisir. J’ai écouté aujourd’hui les audios de Norbert Zongo et peut être demain je vais écouter les audios de Alain Foka, des reportages radio de Gaius Kowene, ou des sons du Capitaine T. Sankara ou P. Lumumba…

  1. Décoration (dessiner)

Faire de la décoration, même quand on n’est pas un bon. Le dessin et la décoration ne sont pas seulement pour les enfants. On peut peindre le mûr de sa chambre, changer des couleurs ou faire des motifs. Rendre un peut vivant sa chambre. Ça prend du temps, oui et on a besoin de s’occuper utilement.

  1. Arranger (la maison)

Arranger une maison peut prendre toute une semaine. Parce que arrangez une chambre peut prendre une journée. Bah, ça dépend mais dans la plupart des cas, grande ou petite maison, arranger vous bouffe du temps. Parce que vous avez la possibilité de changer la disposition de votre lit, vous pouvez arranger des livres dans votre tirroir par ordre de domaine ou alphabétique ou encore par auteur. Epousseter tous les livres par exemple. Et comme on dit, faire le ménage autour de soi, se débarrasser des objets devenus inutiles, favoriser la circulation dans les espaces permet de mettre de l’ordre dans sa vie et ainsi d’évoluer.

  1. Un tour sur internet

Pendant cette période, l’internet est inondé des fackNews sur la pandémie de Codiv_19. Tous les faux médecins et escrocs qui n’ont pas complété leurs études vont sortir des théories sur internet pour expliquer des histoires. Mais bon, informez-vous via des médias fiables et essayez de checker la version de plusieurs médias. Mais le plus important que l’on peut faire sur internet en cette période, c’est de trouver des cours en ligne. De bonnes musiques pour vous détendre, des conversations avec vos amis de longue date.

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Comme c’est facile de passer sa journée à la maison et se sentir à l’aise, amusez-vous bien et surtout veuillez sur votre santé. Restez chez vous en cette période comme indiqué tout en respectant les règles d’hygiène.

Partageons ce billet avec nos proches ! Nous pouvons aussi laisser en commentaire des activités intéressantes que nous réalisons chez nous à la maison en cette période de confinement… A bientôt !

Morpheús, Rêve de liberté

Morphée (« forme ») est, dans la mythologie grecque, une divinité des rêves prophétiques. Il est, selon certains théologiens antiques, le fils d’Hypnos (le Sommeil) et de Nyx (la Nuit), et selon d’autres, la principale divinité des mille Oneiroi engendrés par Nyx seule. Il a pour vocation d’endormir les mortels. Il est souvent représenté par un jeune homme tenant un miroir à la main et des pavots soporifiques de l’autre, avec des ailes de papillon battant rapidement et silencieusement, qui lui permettent de voler. Il donne le sommeil en touchant une personne avec ses pavots. Il lui donne également des rêves pour la nuit. Pour se présenter aux mortels, il se transforme en être cher, permettant aux mortels l’espace d’un instant de sortir des machinations des dieux. Il serait selon Ovide le plus apte de sa fratrie à prendre une apparence humaine. Messager des dieux, il apparaît généralement dans le sommeil des rois comme un humain sous forme de fantasme.

Par Diem Tympanum

Durant plus de dix ans des érudits et des ahuris congolais sont revenus des centaines des fois sur le thème de « maux » ou « mal congolais ». Mais qu’en est-il vraiment ? « Leur origine est dans l’histoire », disent certains, partons de cette hypothèse des plus séduisantes. L’on peut remonter la ligne de temps : 1960, non, un peu plus loin… 1885, encore plus loin…, le Big bang. Jusqu’à ce jour, très peu prétendent savoir ce qui s’est réellement passé à ce moment-là. C’est la clé de l’histoire de l’homme selon ceux qui l’on découvert. L’on préfère donc se mettre d’accord sur ce que devrait devenir « la Théorie », qu’elle soit vrai ou fausse, dans le fond. C’est la vraisemblance qui compte dans certaines circonstances. Même les circonstances qui ont marqué son histoire. Quel est le rapport avec le « mal » ou « maux congolais » ? Plusieurs prétentions existent, sur la connaissance vraisemblable de leurs origine, causes et finalités. Pour le rapport qu’il fallait prétendre faire, le décor est planté. C’est des origines de l’humanité qu’il a été constaté sa capacité de nuisance aussi bien que celle d’une étonnante bienfaisance. De ce seul être peut venir, comme les biblistes le diraient, « des eaux douces et amères ». Cette contradiction a fait ses choix d’aujourd’hui et du futur, des fois entre la « lâcheté et la violence », la passivité et l’audace, les décisions et se laisser aller au gré des vagues de la circonstance. C’est beau et surtout bien de le penser. La conceptualisation de l’action est posée par ce type de penseur. La justification des actions de l’homme a depuis des temps immémoriaux puisé sa force de destruction et d’une prétendue « paix » dans le malheur vécu et le ressenti des ceux pour qui il a été important d’agir. Pour la partie moraliste, il s’agissait ici des opprimés, de ceux pour qui la liberté était le mot d’ordre, le fil bleu à suivre sans relâche, et des fois sans réserve. Il s’agissait d’hommes et de femmes ayant expérimentés la servitude, portés le joug de l’esclavage au-delà des mots qui ont été inventés pour en cacher la triste réalité ou en atténuer aussi les méfaits que les effets. C’était l’époque où il a fallu que les hommes se séparent pour avoir à s’épanouir de l’obscurité d’autres hommes qualifiés de ce fait, d’oppresseurs. Un seul mot vient à l’esprit de ces pensées éparses : la manipulation. Sa conceptualisation a été faite de l’art. La teinte artistique qui lui est échu ne l’avait plus jamais quitté depuis. Donner de la forme et des couleurs de manière à provoquer une perception vraisemblable de la réalité. Il a été remarqué de l’histoire que l’homme se plait bien de le penser, mais le supporte moins bien avec le temps. Ces deux franges ont donc grandi depuis, en humilité et en pouvoir sur la vulgus livré à leur velléité et des fois à la bienfaisance. Des hommes ont mobilisés des grands hommes et des grands hommes ont mobilisé d’autres hommes depuis. Sur les mêmes bases, la divisions des sciences, le leadership sont nées, des idées et des phrases faites suite à la rencontre des facteurs (bienséants à la vie en soi ou malveillants) au fondement de la diversité.

C’est à peu près dans cet ordre précis dans lequel les évènements se sont déroulés depuis le Big bang. L’homme a appris depuis à tirer parti du chaos qui caractérise l’univers, de ses motivations à ses actions il nourrit l’espoir de faire en réponse à une sorte d’appel. Sans un ordre apparent, ça veut dire compréhensible par l’homme, certains ont voulu le lui donner : se considérant comme étant le centre de l’univers, par exemple. D’autres auraient plus humblement mis en avant les faits que des lois auraient été établis afin d’être scrupuleusement suivi par le genre humain. Celles-ci seraient les garantes de la paix et de la sécurité, des mots très familiers à nos jours, et qui dans la bouche d’hommes suscitent plus le vide que l’assurance de la conceptualisation. D’expérimentation en succès, des fois sans réussite ou sans bonheur et vice versa, chacune des thèses a confirmé la bipolarité des approches de la compréhension de la vie de l’homme. L’espoir nourrit n’a pas néanmoins disparue. Il y avait toujours raisons de croire, à cause de la souffrance, des alliances pesées se sont formés et ont conduit à la création d’une des plus sévères astreintes que l’homme s’est faite après la chute : le contrat. Il permettait de ne pas lier la volonté à l’action, les aspirations à la motivation ; il posa une différence très claire entre le vœu et la promesse. L’homme put désormais faire sans motivation, lié par un lien auquel il pouvait ou ne pas souscrire, lui et sa progéniture, sans se soucier de ce que voudraient ni les uns ni les autres. Du contrat naquit la loi et de la loi un autre chaos. Mais qui fait les lois ? Des théories sont nées les dirigeants. Des hommes comme tous, mais qui sans tous pouvaient faire ce que plusieurs ne pouvaient pas. Des génies mis parmi les hommes pour guider les nations (groupements humains) au travers des lourdes épreuves. Incompris, ils sont pourtant applaudis après la prouesse obligatoirement hors de portée du commun des mortels. Ils sont les héros. Mais avec le temps, les héros s’opposèrent contre eux, puis les stigmates de leur opposition ont marqué l’histoire de ceux qui sont venu après eux. Beaucoup de croyance ont entouré les héros et leur bravoure. Des cultes ont entouré leur existence et des légendes, des mythes, des contes sont nées de leur action surhumaine sur les circonstances les plus improbables. Leur force de caractère font encore croire en leur existence dans les sociétés contemporaines.

Une brève visite dans le dessous, et selon une hypothèse ou une autre, ils sont à l’origine des interdictions, des liens pour les générations de ceux qui scandant leur nom étaient désormais appelé, les sujets, cette même vulgus dont ils se seraient démarqué par leurs héroïsmes et leurs actions épiques. Des hommes se battant pour leur survie sont née les héros, parce que pour certains, « la place de l’homme serait sur ses genoux pour un homme ou un être plus grand par ses pouvoir et ses actions ». C’est d’ici que les pouvoirs dévastateurs du tyran sont nées, de sa capacité, non pas à imposer mais à s’imposer sur ce qu’il convînt de faire même en ce temps-là, au nom des appartenances plus tard, mais des réalisations, des actions avant. Il y avait bien un homme qui avait une sorte de règne, pas un guide, mais un « seigneur », un « roi » ; en même temps père et dieu, en même temps illuminé et obscurcit par l’ambition, un pont entre la lune et les étoiles les plus lointaines, les droits pour les uns et les devoirs pour les autres. Ce fut le premier modèle social au-delà des descriptions historiques et sans prendre en compte le bon chronologique énorme qu’il vient de se produire. Des fils et filles vivaient donc sur le mérite des aïeuls, prestigieusement sans forcément avoir des mérites, sans forcément comprendre comment. Avec la loi et le droit, et sans mérite, les termes courses au pouvoir naquirent avec d’autres héros. À ce niveau l’on peut comprendre pourquoi les héros se battaient. Sans vraiment comprendre pourquoi les fils le faisaient. Mais pourquoi la révolution naissait-elle presqu’en même temps. À cause des hommes sans mérite, à cause du désir d’avoir le pouvoir ? Était-ce le fait des héros ou de la vulgus ? Dans tous les cas, ce fut bien à cause du pouvoir que représentait la loi, le trône et la gloire pour laquelle il ne fallait pas forcement comprendre le sens. En effet, s’il en était ainsi, même la vulgus pouvait inspirer la direction ! Ceux qui sont libres, pouvaient être lié par la loi qui n’avait plus de maître, mais de porteur à la fois figurant et abstrait, sans présence et sans légitimité. Forcément, le porteur de la loi était mais devenait celui qui serait le héros. Sa motivation était de porter la loi. Mais quelles lois ?

Bien loin des origines, la loi avait pour motivation la fédération et le confinement, la quarantaine et l’enfermement. 1885 donc, des porteurs discutèrent du confinement des peuples libres, trop libres, au mépris de ce qui existait avant ? Les considérations historiques sont l’objet de plusieurs études. Des mérites ont été découvert par des peuples auxquels la culture était progressivement retiré ; dans les deux hypothèses de départ, il était important que les visionnaires prennent position. L’Africain n’avait pas été sous-estimé par le colonisateur. C’est l’un des acquis des indépendances pour le peuple dit noir qui a acquis au fil du temps la culture du peuple dit blanc, et des fois sans réserve ; sur un seul des aspects les plus effrayant, pas qu’elle n’exista pas en Afrique, le paragraphe au-dessus n’ayant aucune frontière dans le temps avant et après l’Antiquité : La loi et sa force, ses bons et ses mauvais côtés. Dans un contexte proche de l’Apocalypto de l’Afrique à la fin des colonisations, des hommes pouvaient lier la destinée d’un peuple qui ne les connaissait pas, un père pouvait opprimer son fils, un inconnu sur base d’une légitimité elle-même incomprise, et avec la violence comme des étaux, les termes ont figé un peuple vers ce qui devait être la vocation des héros, des fois sans mérite. Sans les comprendre, les respecter était principal ; sans connaitre leur histoire, les vivre était impératif ; des fois sans consultation, nul ne pouvait les ignorer. Le concept de la famille volait en éclat pour ce peuple libre, lié désormais par les termes des textes de loi, par un esprit pour lequel il ne voulait pas de l’âme, pour une version incomplète de la perfection pour une société qui semblait ne vivre que pour la reconnaissance et la certification. Elle était dans son imperfection à la base des sciences et des revendications ici et ailleurs. Les peuples n’ont voulu que se reconnaitre dans cette loi, dans les pratiques qu’elles inspiraient ailleurs. Les érudits et ahuris sont aller comprendre, vanner les contes pour comprendre comment les héros avaient forgé les débuts balbutiants de celle qui, à une certaine époque était la race supérieure, avec la couleur de peau comme le soleil, les briseurs de pierre, et comprendre en fait qu’il s’agissait d’homme pour lequel un 1960 était possible. Que n’ont-ils pas prévu ? Tous sauf un homme qui n’avait pas choisi de se taire. Au lendemain des indépendances, une seule chose restait sous le contrôle des ceux qui, il faut le dire, n’ont fait qu’être engagé par un texte, sans la volonté sur l’indépendance. En effet, et pour rappel, l’on a du respect que pour ce que l’on accepte ; « si l’Afrique se développe, que devenons-nous ? », a dit un érudit que je n’hésite pas à appeler colonisateur (terme embelli, inspiré de l’esclavagiste). Égypte, Mésopotamie (Perse), Grèce et Rome, que sont-ils devenus… Loin de la menace se trouve le raisonnement des causes à effet, il en résulte bien souvent l’humilité. Très proche de l’humilité peut se trouver la mise en garde, car les lois portant le fondement de la terre ne sont pas inexistantes. Pour le moment, il convient de pouvoir noter que la diversité des acquis et des cultures a été qualifié d’unique dans le départ, ce qui a créé des scissions. Mais de manière profonde, et venant de l’expérience, sur un peuple qui n’a pas acquise mais gagné l’indépendance.

Bien après, bons et mauvais guides se battent farouchement pour contrôler la loi, ses méfaits et ses effets. Mais pourquoi la diversité n’est-elle pas par nous un acquis ? Est-ce irréversible ? Quels sont les intérêts que nous ne partageons pas ? La manger, le boire et la joie à la vue d’une personne aimée ? Qu’est-ce qui nous est difficile ? Le vivre ensemble, le croire ensemble, le faire ensemble ? Qu’est-ce qui est difficile ? L’espoir ? Que dis-je, les deux hypothèses… Les uns au centre de tout, et les autres, bien ailleurs : l’Homme, tout simplement. « Je ne suis pas maudit », me disait son rythme bien à part. Peut-être bien, je le pensais ; car de quel côté es-tu ? Au centre et partie d’un système, ailleurs et partie d’un système, mutatis mutandis ? De façon fulgurante, les limites de l’humanisme ont été agressée, l’Ubuntu a été frustré, le bien s’est retiré des fois, je l’ai pensé. Car on peut bien traiter difficilement la différence, mais pas cruellement. Elle, la diversité ne nous est pas échue, parce que nous ne l’acceptons pas au nom de la loi, d’un homme peut-être mais souvent sans mérite, lui-même différent à bien des égards ; à chaque fois, dans le mal. Car il est possible de traiter difficilement la différence, mais pas cruellement. La cruauté, peut-elle s’institutionnaliser ? Prière ne pas répondre par un « non » aussi sec. Pensez, encore et encore, et la lumière se fera sur ce que sont les appels, les pensées, le cinéma…, puis une métamorphose de la réalité, des vraies pensées. Qu’avons-nous donc à courir derrière le succès, derrière le pouvoir de la manipulation de la vulgus pour lequel tous ne somment que des membres, car en quoi sommes-nous un héros. La lumière se fait. Les yeux s’ouvrent sur un matin plein de désillusions. Le « ensemble » ne concernerait que certains ? L’érudit serait partisan et fanatique, gardien des connaissances oubliées. Aurait-il la partialité et la subjectivité comme mot d’ordre, focalisé que le passé d’une souffrance dont il permettrait l’exploitation en toute impunité, mais essentiellement pour le gain ? Dans la mesure où la conscience de l’opposition des hypothèses pour ou contre la théorie de l’ordre humain essentiella diversité se retrouve à lutter pour la survie. De ceux qui ont bien étudier leur leçon, il a été conclu que l’humain fondamentalement humain a horreur de la souffrance. Chacune des cellules de son corps sont alors mobiliser pour allier la prière aux fondamentaux aux intrépides efforts de retrouver sa liberté, mais bien des fois, il est prêt à tout pour ça. L’exagération des tyrans a fait ses opposants, et tout au cours de l’histoire, les opposants ont fait la fin des tyrans, comme pour l’application de la loi et principes de la causalité, une relation de cause à effet se crée bien autour de tout être vivant ; c’est bien une autre façon de comprendre les retournements des situations auprès de nos braves héros des temps modernes. Aujourd’hui, une incompréhension opaque existe autour de l’acception de ce que devraient être les principes et la gouvernance de cette cité qui était dans les temps anciens sous la protection des héros. Mais à ce sujet et aux choix que fait la vulgus, la causalité s’applique, ainsi le terme « médiocre » n’a pas été énoncé par un homme qui n’en connaissait pas le sens. Bien qu’il ne soit pas ainsi que l’ordre des choses devraient être énoncé, le vide et la lacune dans la responsabilisation des électeurs est le point d’achoppement du processus dit de démocratisation de l’Afrique. Le défis que lancerait les érudits serait de la citation d’un seul pays réellement démocratique au monde. Bien d’où vient-elle ? Quel est son but et surtout pourquoi est-ce important ? Qui l’a compris pour l’imposer ? Les divisions par les différences et la diversité qui fait d’ailleurs le monde, puis cette incomplétude ? Qui est le plus sensé ? L’homme qui loin de tout noie son chagrin puis, est-ce celui qui dans la compréhension des aboutissants et des tenants n’y prend point garde ? L’on serait tenté par l’indifférence, mais encore, prendre en garde la causalité est important. La disposition situationnelle compte pour tout celui qui aspire à se lever, à ne pas faire qu’avaler le songe sans discernement, bien des monstres s’y cachent.

Remettrons-nous en cause le « je pense donc je suis » ? Car qui sommes-nous à la fin ? Des deux hypothèses, l’une, assurément. Qui est-ce dans ce rêve ? Complétement à l’ouest des aspirations à l’éveil du matin. Une réalité ou une illusion ? Inspiré ou propre ? Quand est-ce que l’essence décide-t-il de prendre corps ? Est-ce de son fait ou de celui qui a posé des normes dans l’univers ? « Tu penses être, donc tu crois être ! ». Le vide, le fait de n’avoir jamais existé ne laisse pas l’homme indifférent, tellement le souci de l’éternité l’obsède. Par l’histoire et son héritage, mais sans l’essence ? Qu’est-ce qui vaut le coup d’avoir vécu ? La remise en question laisse transparaitre la lumière de la place qu’est à la justice dans ce qui est supposé être la vie de l’Homme. La disposition à la violence devient contrenature, la résistance à la Loi prend tout son sens quand elle est injuste. La réaction de l’homme à l’injustice prend son sens, aussi bien que l’impuissance à la causalité au moment de la réaction. La justification d’une réforme à chaque changement de régime politique ne s’explique pas quant à lui par un meilleur avenir, parce que le changement de l’hypothèse peut ou ne pas intervenir. Dans la mesure où pire que le tyran existe, il n’est pas dans le devoir d’intervenant sociaux de se soucier de ce qui n’est pas important, à savoir par exemple le parti, ou la composante et même le regroupement quel qu’il soit. Les héros se battent, les tyrans se battent, mais le peuple subit. Existera-t-il une fois de plus des opposant à l’hypothèse obscur d’un mortel au centre de l’univers ? Cet homme respectueux des choix qu’offre la vie distinguera la politique du « politisme » (ayant pour seul force le flou et l’incomplétude) caractéristique de la gouvernance politique en Afrique. Altruiste, il recherchera la justice et pas le contrôle de la loi faite d’homme et de femme pour lesquelles il n’est pas facile d’évaluer l’objectivité, le principe n’étant que documentaire. Le contrat ne liant pas l’esprit ou l’âme de l’insensé. Bien au tournant de l’histoire et seulement à ce niveau, l’homme réalise de plus ses déboires et ses détours. Très tard ? Il n’en a jamais été question, le temps n’étant pas à la portée de sa maîtrise quel que soit ses tentatives désastreuses qu’il sera encore obligé de payer. Ce tournant l’emmène uniquement et à chaque fois devant un choix, celui d’une hypothèse plutôt qu’une autre, une sensation plutôt qu’une autre, penser connaitre ou demander à connaitre. Les dispositions ont été la clé pour ouvrir les réponses aux circonstances. Bien à la fin de ses tentatives, le facteur inconnu a été toujours la représentation de ses limites. Le dirigeant n’est plus roi. L’histoire l’a prouvé. Aucun n’a eu raison du temps, et chaque hypothèse qu’il a posé n’a subsisté que parce qu’il y avait de la justice et du respect pour ce qui porte la vie. Le dirigeant n’a pas porté la loi, il en a été le vecteur, comme un décodeur des lois cachées dans ce qui existe. La vulgus, coupable ? De son inattention, au moment de prendre les choses en main ? Au moment de croire ? L’élite qui selon certain est manipulé, coupable de ne pas être dirigeante, d’être naïve ou de ne pas être juste ? Tous, responsable des effets et méfaits de la nature ? Assurément. Car combien de mauvais choix font-ils au quotidien, ne prétendant qu’aux fautes que commettent les autres, politiques soient-ils ? « Chacun a une part de responsabilité », disait un personnel de l’administration. L’administration (quelle qu’elle soit), peut décrire cette responsabilité, surtout en ce qui concerne les frais de célérité, nommé devant certains juges et personnels du système de justice, les frais de ou pour diligence. Cette due diligence est monnayé et n’est donc pas de droit. Elle est sollicitée par ceux qui tiennent la loi, ceux qui demandent des droit (?). À combien sont-ils, ces grains de sable ? aussi petits soient-ils, leur poids a fait chanceler la planète bien des fois. Le système force-t-il ? Bien des fois ! Mais il est en danger, parce qu’il est forcé aussi depuis les temps. Par les héros qui naissent.

Ou sont donc nos héros ? Nous avons besoin de croire fermement dans un avenir. « Nous voici » me diraient-ils, j’en douterai fort. Bien au fond de tous les hommes, fondamentalement humains, il n’est pas question d’ « issime », pas d’idéalisme, mais seulement de ce que l’on appellerait sans se gêner : « le Bien ». C’est la clé pour changer, sans aucun discours. Le faire « bien » est bien suffisant.

 

EwezoProject : Umoja In Action propose le regroupement des femmes selon leurs rapprochements dans l’apprentissage de la lecture et écriture.

Dans le cadre du projet Ewezo, l’Ong Eastern Congo Initiative (ECI) en partenariat avec EcomFondation avait lancé l’appel à idée pour résoudre le problème d’analphabétisme des femmes cultivatrices de Cacao dans la chefferie de Watalinga, territoire de Beni dans le NordKivu. C’était dans le but de trouver trois bonnes idées à appliquer afin d’offrir aux bénéficiaires un service utile. Six organisations, dont Umoja In Action ont souscrit à cet appel à idée. Je vous partage ici des extraits des idées proposés par l’Organisation Umoja In Action.

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Dans la présentation du problème, des femmes de Watalinga Umoja explique :
En RD Congo, les femmes sont moins alphabétisées que les hommes. Selon les enquêtes MICS 1-2 et les Enquêtes EDS1-2-3 montrent que depuis 1995jusqu’ en 2010-2013, sur l’ensemble du pays, le taux d’alphabétisation était de 58,9%. Celui des femmes était de 51% par rapport à celui des hommes qui était de plus de 81%. La différence est plus accentuée en milieu rural qu’urbain où les écarts entre les deux sexes varient entre 20 et 30%. Parmi les causes figurent la faible scolarisation des filles, accès limité aux programmes à cause de l’ignorance de l’existence des dits programmes, la non-adaptation de l’enseignement aux réalités socio-économiques et du marché de l’emploi, le manque des moyens financiers et le temps, à cela s’ajoute la faible vulgarisation des programmes d’alphabétisation, mais aussi la non-appropriation des membres de la communauté par ce programme d’alphabétisation.
Selon l’organisation Umoja, au Nord Kivu, les efforts restent à fournir. Par rapport au problème d’utilité sociale l’alphabétisation des adultes se pose, car une personne déjà engagée dans la perçoit peu l’importance de l’alphabétisation. Le cas le plus flagrant est celui des femmes commerçantes qui chaque jour, ramènent de l’argent à la maison et font vivre leurs familles. L’exercice de responsabilisation dans un cadre associatif, religieux ou communautaire devrait être un stimulant pour la participation. Raison pour laquelle tout programme qui se veut d’alphabétisation des adultes doit être spécifique et adapté aux réalités de ceux-ci (celles-ci). Notre approche pourra plus focaliser l’attention sur la non-adaptation de l’enseignement aux réalités socio-économiques et du marché de l’emploi, la non-appropriation des membres de la communauté par ce programme d’alphabétisation, mais aussi la non-attribution de cet exercice de responsabilisation dans un cadre associatif, religieux ou communautaire. Ces éléments devront être un stimulant pour la participation. Et pour y arriver, les questions suivantes nous donnent des indications.
Dans trois points Umoja explique la façon la plus importante pour aborder le problème d’analphabetisation des femmes à Watalinga.
1. Organisation de la séance de formation des formateurs locaux (Alphabétiseurs/Facilitateurs des centres/Cercles de REFLECT), l’élaboration d’une documentation spécifique pour la promotion de l’alphabétisation des femmes et constitution des bénéficiaires en centre/cercles de REFLECT selon leurs rapprochements et activités menées.
2. Initiation des activités des ristournes au sein de centres/Cercles de REFLECT soit par village pour pérenniser l’action d’alphabétisation
3. Appuyer et accompagner les femmes dans leurs activités d’agriculture et production de cacao

Boite à suggestion de la police, un cœur vide à remplir !

Partout dans le monde, à quelque mètre de chez toi, il y a un poste de la police.  Aujourd’hui je me promène à Turunga, un petit village voisin à la ville de Goma, actuellement confondue à un des quartiers périphériques de cette capitale touristique de la RDC où il y a aussi une station de la Police Nationale Congolaise(PNC). Ce bureau a mis à la disposition du public une boite à suggestion. Quoi y mettre ?

boite à suggestion_innocent buchu

Boite à suggestion de la police à Turunga. ph. Innocent Buchu

-par Innocent Buchu

Ce dernier temps, je passe mes weekends, comme un chasseur d’animaux, à traquer les images (à prendre des photos voire les vidéos). Aujourd’hui je quitte un peu Goma, j’ai envie de faire ma chasse dans les périphéries. Voici Turunga !Construit sur la lave volcanique, le social m’intéresse, la population, les enfants souriants, ses autorités, la sécurité.

Pour faire bonne impression, je me dirige au bureau de ce village. Et je savais que là-bas je vais trouver des informations, apprendre sur les milieux intéressants du coin.

Hop ! Mon premier regard tombe sur cette boite à suggestion de la police. Dans ma tête je me suis posé tant de questions. J’ai passé deux minutes sans penser à rien avant de me demander s’il y a quelque chose à l’intérieur de la boite.

La boite à suggestion a pour but, de collecter et de réaliser des idées, comprises comme des suggestions d’amélioration. C’est une pratique qui fait participer tout le monde à l’émergence de la qualité d’un service, inclus ce de la police… !

Alors je vous laisse compléter ce petit billet

En commentaire écrivez ce que vous pouvez laisser dans la boite de suggestion de la police de votre ville.

Mwanamuke Shuja Art Pour l’image positive de la jeune fille congolaise

Il est 6h00 à Goma, la capitale de la province du Nord-Kivu à l’Est de la République Démocratique du Congo. Pamela Tulizo, 24ans, avec son appareil photo au coup s’appoche d’une vingtaine des jeunes filles qu’elle encadre dans « Mwanamuke Shuja Art », en Swahili « Femme Forte Art » qui est une organisation qui promet la femme au travers de l’art : la peinture, le dessin, la photographie et l’art plastique. Elle doit prendre chaque matin quelques photos dans la rue avant d’aller à son bureau. Elle milite pour montrer les forces de la femme.

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Pamela Tulizo montre les jeunes filles comment utiliser un trépied (Crédit Photo: Christina/M!Shujart)

Il y a deux ans que Pamela a initié cette organisation des femmes artistes. Et jusque là tout avance bien. « L’idée c’est de faire découvrir le point fort des femmes dans une région longtemps secouée par les guerres et où on ne montrait que l’image de la femme en vulnérable » raconte Pamela, toute révoltée.

Son association est le fruit du projet de quatre mois « Colors of connexion » qui a réalisé deux peintures murailles dans la ville de Goma. L’une sur la femme sous le marché de l’emploi et l’autre sur la femme et les élections. Mwanamuke Shuja Art encadre 24 filles dont la plus part sont des filles mères et sans occupation professionnelle. En RDC, plusieurs filles mères peinent à trouver place dans la société. Avoir un enfant sans mari ni foyer est vu d’un mauvais œil par la communauté.

Agées entre 14 et 20 ans, aujourd’hui elles se sentent utiles à elles-mêmes et à la société. « Il y’a des histoires qu’on arrive pas à raconter par la parole qu’on peut facilement partager par l’art» partage Florence. Tous les jours ouvrables dans les avant-midi, ces filles passent leur temps à l’association. « L’art m’aide à me retrouver, à me connaître, toutes ses amies à mes cotés sont désormais ma deuxième famille, dans l’art je me comprends moi-même » explique Florence qui dépose une boite de peinture sur sa table dans l’atelier.

pamela Tuliza

Les filles discutent sur les photos prises dans l’atelier avec Pamela Tulizo

Dans les heures d’après-midi ces filles fréquentent des écoles des récupérations aux frais de l’association qui a bénéficié d’un financement pour leur scolarité. « Elles sont amoureuses de l’art, et les études c’est leur rêve et une opportunité en or » pense Pamela qui veut donner un briefing sur la photographie.Pour elle, partager ce qu’elle connaît en photographie avec ces filles est une dette qu’elle paye à la société et à sa propre conscience vu qu’elle a été formée gratuitement. « je côtoyais juste plusieurs photographes et je leur posait des questions sur la photo. Et un jour un ami photographe me dit qu’il va m’apprendre. Martin Lukongo, l’un des meilleurs photographe de Goma m’a formé » narre cette photographe qui se reconnaît redevable. Dans cette lutte, les hommes ont un rôle à jouer.

Si Pamela a été formée par un homme, les autres hommes doivent encourager la jeune fille. Pamela n’a qu’un rêve: voir toutes ces filles s’approprier une phrase : « je peux, peu importe que je sois fille » !

– Par Innocent Buchu

Goma: Les journalistes et activistes des droits humains discutent sur la nonviolence !

Le rôle des journalistes et activistes des droits humains dans la promotion des actions non violentes en République Démocratique du Congo a été au centre des échanges du 14 au 17 février 2018 à Goma dans la province du Nord-Kivu. J’étais participant et je vous explique comment ça s’est passé !

atelier de formation sur la non violence_ ph_Clarice Zihindula

Jean-dedieu Alungwi explique les notions de la non-violence (Ph. Clarice Zihindula)

Par Innocent Buchu

« C’est à travers de la compassion qu’on lutte ! » Cette petite phrase me revient en tête. Son degré à influencer une personne est inimaginable. C’est en cette phrase que je résume toute la formation reçue ! Cette formation de quatre jours est dans le cadre du projet « citoyen démocrate » que l’association sans but lucratif Action et Initiative de Développement pour la protection de la femme et de l’enfant (AIDPROFEN) a organisé à l’intention d’une vingtaine des journalistes des médias locaux et activistes des droits humains. Le but de cette activité était d’appeler les journalistes a réalisé des reportages d’une manière professionnelle pendant la couverture des activistes des acteurs des droits humains et faire entendre leur voix.

« Les journalistes devraient s’impliquer d’avantage dans l’accompagnement des activités des activistes de droits humains » a souligné dans son discours pendant la cérémonie de clôture de la formation Passy Mubalama, Coordonnatrice de Aidprofen, tout en félicitant les journalistes du travail qu’ils fournissent déjà jours et nuits allant dans ce sens.

Passy Mubalama explique aux participants de l'atelier

Les participants à l’atelier sur la nonviolence (Ph. Clarice Zihindula)

Les activistes des droits humains présents à l’atelier ont eux-mêmes dénicher les forces et faiblisses de leur campagne. « Aujourd’hui j’arrive à comprendre comment planifier une action du début jusqu’à la fin tout en étant prudente et ne pas tomber dans des pièges. Je pense que cette formation va nous aider partout où nous allons passer » affirme Rachel Amani, une activiste web de la Blogosphère Gomatracienne (BloGoma) un mouvement de blogueurs de Goma.

Apres la fin de la formation, les apprenants ont passé un teste pratique où ils ont répondu, en tant que expert, aux questions que se posent la population sur la non-violence. Un teste que tous les apprenants ont réussi avec satisfaction. Les journalistes se sont engagés à promouvoir les questions de la non-violence dans leur billet.

« Les activistes ont un rôle important dans la communauté. Cependant ils doivent être plus prudents et plus pertinents dans des actions de changement positif souhaité dans la communauté» explique Jean-Dedieu Alingwi, formateur spécialiste de la non-violence dans sa conclusion. Il a encouragé les participants à appliquer les notions de la non-violence dans toutes les actions qu’ils auront à entreprendre pour éviter différents conflits avec la justice. Aideprofen compte poursuivre ce genre de formation avec d’autre couche de la population.

Je reste marqué par ma phrase de la formation « C’est à travers de la compassion qu’on lutte ». J’en parlerai en long dans le prochain billet !

Dialogue intergénérationnel, passeport pour la paix entre les générations dans les Grands Lacs !

40 membres de la société civile de la RDC, du Rwanda, du Burundi et de l’Ouganda se sont réunis en dialogue intergénérationnel pour élaborer le tout premier draft de la stratégie régionale inclusive pour la participation citoyenne. C’était du 28 au 30 Septembre à Goma, dans l’est de la RDC.

Par Innocent Buchu

Use with written Permission

Fin visage caché sous des dreadlocks et une barbe broussailleuse, Nguru Wasingya, ajuste son T-shirt noire au dessus de son Jean bleu, tout en tenant le microphone dans une main. Avec un léger sourire teint de sérieux, il se tourne vers sa droite, ou est assit un homme à une cuire chevelure blanchâtre, force de l’âge. Il s’agit de Maitre Fataki Luhindi, président du Baraza La Wazee, une structure inter-communautaire des vieux sages pour la prévention des conflits.

Nous sommes en plein dialogue intergénérationnel des Grands Lacs, un évènement local organisé par Yole!Africa en partenariat avec CIVICUS : Alliance Mondiale pour la participation citoyenne. Ce dialogue qui a eu lieu le 29 Septembre à Goma, dans l’Est de la RDC, a réunis 40 jeunes et vieux du Rwanda, Burundi, RDC et Ouganda, en préparatif de la semaine internationale de la société civile qui aura lieu du 04 au 08 Décembre à Suva, Fiji.

« Avant de commencer à parler, je voudrais demander la permission des vieux sages ici présents dans la salle, comme nous l’exige notre culture » lance Nguru Wasingya timidement.

Surpris, Maitre Fataki lui répond avec un signe de la main : « Accordée ! »

Use with written Permission

Agée de 30 ans, Nguru Wasingya réside dans la ville de Butembo, l’une des villes commerciales du pays, située au nord de la province du Nord Kivu. La multitude des commerçant fait de Butembo un terrain de chasse favori pour des bandits mal intentionnés.

« Nous avons vécu plusieurs cas d’insécurité dans la ville » se souvient Nguru. « Parfois ce sont des militaires congolais qui l’occasionnent, parfois ce sont des civils armés qui extorquaient, tuaient et kidnappaient pour récupérer la rançon » ajoute-t-il.

Face à l’impuissance des autorités locales à mettre fin à l’insécurité, les jeunes se sont organisés et ont crée la Veranda Mutsanga. Ce groupe d’auto-défense implique tous les citoyens du quartier Mutsanga dans la sécurisation de leurs milieux.

« Ailleurs, empêchent leurs enfant de prendre des risques pour sécuriser leurs milieux » rappelle Nguru avant d’ajouter « mais chez nous, ce sont les mamans qui nous rappellent l’heure d’effectuer des patrouilles et nous accompagnent même. »

Cette collaboration entre jeunes et ainés a donné des résultats formidables. A ce jour, ce groupe a déjà arrêté plus de 500 bandits et les remet à la police locale.

Comme Nguru, une dizaine d’autres participants ont partagé leur expérience de travail avec les jeunes, les ainés ou les deux.

« Les ainés ont la sagesse… Et les jeunes ont le dynamisme, pensons alors à unifier les efforts pour préparer la relève pour la lutte des droits humains dans la région des Grands Lacs » a déclaré Ganza Buroko, coordonnateur de Yolé!Africa, l’un des organisateurs du Dialogue Intergénérationnel des Grands Lacs.

Apres avoir suivi un panel sur comment transcender les défis de l’approche intergénérationnel, les participants à ce dialogue se sont divisés en quatre groupes pour tabler sur les façons d’incorporer les leçons apprises dans leur travail de tous les jours. Le tout premier groupe se concentrait sur les préjugés culturels. Le second se tournait vers la participation aux instances de prise de décision pendant que le troisième groupe s’occupait de la redevabilité   et la transparence. Le tout dernier était chargé de l’inclusion et du networking.

« Il est opportun de parler de l’approche Intergénérationnel aujourd’hui parce que nous vivons ensemble. Le souci de la paix entre les générations pour la cohabitation pacifique se sent» a déclaré Me Fataki. « Et c’est grâce à la magie du Dialogue que nous allons surpasser ces conflits » déclare-t-il avec un air engagé, avant de félicité les organisateurs du Dialogue Intergénérationnel, une nouvelle initiative.

Les résultats des différents groupes ont été discutés en plénière et ont servi de premier draft de la stratégie régionale inclusive pour la participation citoyenne. Ce document sera ensuite partagé avec d’autres organisations de la région des grands lacs pour faciliter la collaboration entre défenseurs des droits humains des différentes générations.

Pour Nguru Wasingya, ce dialogue intergénérationnel n’est qu’un début. « J’ai hâte d’aller partager les leçons apprises avec d’autres organisations de la ville de Butembo et encourager qu’elles adoptent tous l’approche intergénérationnel» a-t-il conclu.

RDC : Une salle de classe, deux cours différents, confusion à Kibumba

Débuté depuis le 04 septembre, dans les rues, on ne peut que remarquer la présence d’écoliers et élèves en provenance et en partance de l’école. De l’autre coté de la province du Nord-Kivu, à Kibumba dans le territoire de Nyiragongo, cette année 2017-2018 commence avec plusieurs difficultés. C’est notamment le cas de l’institut KIBWE. Une école de 196 élèves, et où les élèves de deux classes différentes étudient dans une même salle de classe.

  • Par Innocent Buchu

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Les élèves des 5e années pédagogie et sociale dans une même salle de classe à l’institut Kibwe de Kibumba en RDC. ©Innocent Buchu

Deux tableaux noirs face à face, deux voix à la fois, on se croirait dans un marché central. Deux professeurs se regardent mais chacun donne cours de son coté dans une salle de classe. La 5e année technique sociale et celle de la pédagogie sont confondues. Quelle voix suivre se demande les élèves. «Difficile de se concentrer, on ne peut rien comprendre dans cette classe où les élèves de différentes classes se donnent le dos, se touchent, se parlent et discutent sur des sujets que l’enseignant de derrière peut lancer à ses apprenants.» nous confie Rebecca Ndayambaje, élève de 5è pédagogie qui a étudié dans ces mêmes conditions l’année passée.

L’école secondaire Kibwe est une institution publique. Elle fonctionne avec six salles pour dix classes d’élèves. Elle organise deux sections, la pédagogie et la technique sociale avec 16 enseignants mécanisés mais non payés.

Chaque année le gouvernement congolais et l’Unicef organisent au moins une grande campagne comme « Back to School», «Filles et Garçons, tous à l’école » à travers la République, pour faire appel aux parents d’envoyer les enfants à l’école sans oublier la campagne « toutes les filles à l’école ». Un problème d’organisation et de planification. A quoi servent toutes ses campagnes quand bien même le gouvernement ne prépare pas le lieu où il va accueillir tous les élèves, murmure un enseignant à côté du bureau du préfet. Il ne fait que crier « tous les enfants à l’école » qui n’est qu’un slogan au niveau de l’acquis de droit, ajoute-t-il.

Les parents d’élèves ne vivent que des activités champêtres dans une zone qui a été plusieurs fois touchée par la guerre et où l’économie n’a pas encore décollé. Et pourtant l’école ne vit que de frais de minerval que donnent les parents. Cette école de la chefferie possède un hectare de terre, depuis 2008, qu’elle peut exploiter mais manque un bienfaiteur pour lui construire quelques bâtiments. L’école ne tente pas de construire seule car elle n’a pas l’argent. Un élève paie 50 dollars toute l’année. Les parents sont sinistrés et les affaires ne marchent pas pour que les parents soutiennent notre école avec un peu de sou pour la construction, explique monsieur Sebikware Bezabavaro Eugene, préfet des études de l’Institut kibwe.

« Le gouvernement semble démissionnaire quand il s’agit de l’éducation de nos enfants » nous a confie un parent qui est venu prendre son enfant à l’institut Kibwe.

Le préfet continue à faire des démarches pour que cette situation soie réglée le plus tôt possible, il a écrit aux différentes Organisations non gouvernementales et au fond social de la république pour décrocher un financement pour la construction mais sans succès. Il continue de crier au secours! Jusque là il ne sait pas à quel saint se vouer. Avec un air désespéré, « Même le gouvernement n’écoute pas mes cries », se lamente ce chef d’établissement.

Ce qui retient encore ce préfet des études dans cette école c’est juste la passion de l’enseignement et son cœur de parent mais il pense qu’il devrait démissionner vu que les conditions ne sont non seulement réunies mais aussi pas acceptables.

Les finalistes du secondaire contents de voir leurs chemises déchirées

Plus de 52 milles candidats élevés finalistes ont participé aux Examen d’Etat (EXETAT) 2017 dans la province du Nord-Kivu. Le jeudi 22 juin était le dernier jour de ces épreuves. Dans les rues de Goma, 8 sur 10 élevés  portent de chemises déchirées et tachées à marker par les étudiants des universités voire même par les finalistes eux-mêmes. Hien, Je suis là et j’observe !

Les élèves finaliste de SC Mama Mulezi

Les élèves finalistes du CS. Mama Mulezi après le dernier examen d’EXETAT dans la rue de Goma (ph. Innocent Buchu)

Une tradition ?

C’est déjà connu de tous, le dernier jour des EXETAT doit être mouvementé et excitant que jamais. Il suffit de se retrouver dans une rue même du quartier pour le constater.

Déjà à partir de 10h, un engouement devant les centres des examens d’Etat dans la ville de Goma. Des étudiants de plusieurs institutions supérieures sont venus sensibiliser les futures camarades étudiants, actuels finalistes du secondaire. Ils ont en main des dépliants de leurs institutions respectives. « Je suis venu sensibiliser les amis et voir qui pourra venir dans notre université », justifie Fazili jean de sa présence. « C’est ma façon d’encourager et d’attirer ceux qui seront bientôt dans l’univers ouvert à choisir mon domaine » ajoute cet étudiant de l’Institut Supérieur de Commerce (ISC).

Au-delà de la sensibilisation, les étudiants bénissent les lauréats ! D’une façon très spéciale.

Toute souriante et fière, Alice Matata une jeune élève de 18 ans vient de finir son examen. Sa chemise est devenue comme un tablier de cuisine. Devant l’enclot d‘un des  centres d’Exetat , au Lycée Anoirite de Goma,  Alice donne ses deux stylos noirs à un étudiant avant de lui demander d’écrire 58% sur sa chemise. C’est tout ce qu’elle attend comme résultat pour son diplôme. D’autres étudiants l’ont approché pour déchirer sa chemise et y  écrire les noms de leurs institutions avec divers markers, noirs, bleus, rouges, vert…

Elle est contente ! « Il le faut, je me dis que c’est ma dernière fois de porter cette uniforme, c’est pourquoi j’ai prévu un T-shirt en dessous de la chemise  s’exprime Alice avec joie.  Je ne peux même pas m’imaginer laisser cette chemise à ma petite sœur », Ce que pouvait aimer beaucoup de parents de Goma, « elle va acheter la sienne » dit cette élève de Ujuzi en regardant sa chemise. Alice d’ajouter qu’elle pouvait déchirer elle-même s’il n’y aurait pas quelqu’un pour le faire.

Certains étudiants ont suivi les finalistes même dans les rues, pour voir qui sa chemise est encore  intacte. « C’est une bénédiction que nous donnons aux finalistes. Nous déchirons parce que nous voulons leur réussite,  et je sais que ça influe sur la réussite» dit Patient Irenge, étudiant en G3 à l’institut supérieur des Grands Lacs (ISDR-GL).

Bon, je suis loin de penser à déchirer vos chemises,  je ne peux que vous souhaiter bonne réussite.

Je vous invite à commenter et partager !

Quand on connait une victime de violence sexuelle!

Victime d’un abus sexuel ou violence sexuelle, peu importe le terme employé, personne ne mérite cet acte. Mon amie l’a vécu. Je n’écris pas trop sur les émotions personnelles, pas trop sur mes opinions non plus les histoires d’amour… d’ailleurs cette historiette n’en est pas une, plutôt de colère. Ce texte provient de mon journal en dur que j’ai décidé de compléter tous les weekends.

Une fille violée replie sur soi_by_Buchu

DeLourde, une fille violée replie sur elle-même ( ph: Innocent Buchu)

Par Innocent Buchu

Bernadette DeLourde, jeune fille de 17ans, une connaissance un peu proche m’invite, triste elle-est depuis une semaine. Remplie de la honte et la haine, on ne peut que le constater sur son visage. S’il existe l’absence de la joie, du bonheur on ne peut que lire le reflet de sa face. Je l’ai ressenti à son premier regard. Je n’arrive pas à décrocher son sourire… elle arrive quand même à me raconter l’histoire ! En terme simple, elle a été violée. Elle n’arrive pas à dénoncer, encore moins à parler de cette malheureuse situation.

Violée, mon amie l’a été !

Elle a été invitée par Nelson, le copain de sa confidente Deb. Nelson voulait discuter avec elle à propos de Deb. Très gentille, sans arrière-pensée,  DeLourde  se sent prête à aller sauver l’amour de ses amis Deb et Nelson, question de rendre servir.  Sans dire mot à Deb elle s’était rendue chez Nelson où elle avait rendez-vous. On dirait la diplomatie. Nelson, de son côté avait un autre plan que la pauvre ignorait. Hop ! Bien accueillis à l’Africaine chez Nelson… Avant de discuter de ce qui amène quelqu’un on demande d’abord des nouvelles (de la maison, la famille, les études et autres), c’est la coutume. Apres un bon moment Nelson a présenté à DeLourde à manger, des fromages…

Et comme le monde nous réserve toujours des surprises.

 DeLourde s’est retrouvée nue dans la chambre de Nelson. Ne sachant pas ce qui c’était passé. Elle s’est rhabillée et retournée chez elle comme si de rien n’était. En écoutant son témoignage j’ai eu envie de pleurer, je n’écoutais plus son histoire. J’ai retenu mes larmes tout simplement parce que je ne pouvais l’aider en rien si je pleurais aussi.  Ce que je voulais c’est de voir ce criminel en face sans savoir ce que je peu lui dire ou faire. Aux filles je ne me donnerais pas le kilo de vous interdire de visiter les hommes aussi surprenants que Nelson mais de faire attention. Faire tout pour ne pas être seule à seule avec lui.

Un calvaire que Delourde pense enterrer.

Personnellement je ne sais pas ce que je veux du violeur mais une simple bonne leçon suffirait, question de protéger les autres filles qu’il peut désirer abuser. La victime, elle, pense à la miséricorde divine et pense que Dieu va s’en charger. Elle peut avoir raison mais la Bible dit « A Dieu ce qui lui revient… »
Je ne suis pas concentré ça se voit  dans mon texte, je me rappelle de ce visage sans sourire ni attirance, visage fané par le viol. J’espère qu’elle va tenir son équilibre psychologique.