Les films de Partick KEN KALALA et de Horeb BULAMBO projetés à Goma!

La RPDFI a organisé depuis le 05 septembre la semaine du Cinéma au Kivu. Cette activité va durer une semaine. Pendant cette messe culturelle plusieurs films sont projetés chaque jour à partir de 15h00. Pour cette troisième journée les films « André le géant » du réalisateur Kinois Partick KEN KALALA et « Avec ou sans ma tribu » de Horeb BULAMBO SHINDANO ont été projetés.img_0658

Hubert Furuguta et Amanda Uwimana avec le réalisateur Horeb Bulambo, dans la semaine du cinema (ph: Benoit Mugabo)

Apres l’annonce du premier film par le modérateur, éclairage coupé, le noir partout, juste un écran devant là-bas dans la salle de projection. Un public calme, on dirait « un silence on tourne de Hollywood ». André le géant est le premier film projeté dans la soirée, du réalisateur congolais patrick ken Kalala tourné à Kinshasa. Le réalisateur du film absent dans la salle doit être fier de son film aimé par le public gomatracien.

Après des rires et acclamations du public pour Patrick kenKalala de Kinshasa, le film « Avec ou sans ma tribu » du réalisateur gomatracien Horeb Bulambo Shindano, un autre géant du cinéma met le public en climat de qu’est ce qui va se passer… Tourné pendant deux ans à partir de 2004, ce film est projeté pour la première fois à Goma.

Ça commence bien !  Au premier vu du film, quelques grandes stars de la ville apparaissent à l’écran, le musicien traditionnel Aganze Ier, l’animateur Hubert Furuguta et la business woman  Amanda Uwimana.  Le public se retrouve. Ce film explique les réalités des mariages qui se célèbrent dans la ville. L’amour brise le tribalisme,  après un long combat du couple de Kalume et Nyota (acteurs principaux) meurtrie de tribalisme et découragé de se marier sous prétexte qu’ils ne sont pas originaires d’une même colline. Leur amour va enfin triomphé ! Une triste réalité qui ronge encore certaine famille aujourd’hui.  C’était une bonne évasion ! s’exclame un participant.

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le public devant l’écran de la semaine du cinéma au kivu

Un petit échange s’est improvisé juste après la deuxième projection de la journée. Les étudiants de la classe de prise de vue présents dans la salle ont  critiqué les films du jour. Ils ont profité à cette occasion, commenter le film d’il y a six ans et d’actuel. Une comparaison qui montre l’évolution du cinéma à Goma et en RD Congo.

Dans son mot après la projection, Hubert Furuguta espère qu’un jour Goma va amener des films à Hollywood, et cela très bientôt !

CIFF : La grande messe annuelle du Film et de l’Art à Goma

Le centre d’échange et de création artistique Yole!Africa en partenariat avec ALKEBU Film Productions organise du 02 au 10 juillet 2016 la 11e édition du CIFF (Congo International Film Festival) autre fois appelé SKIFF (Salaam Kivu International Film Festival) à Goma. Dans le but de contribuer à la paix et la stabilisation durable à travers des manifestations artistiques et les renforcements des compétences dans ce domaine plusieurs musiciens locaux seront à l’honneur. Ils presteront devant un publique diversifié.

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Début juillet, des centaines de festivaliers, amoureux de l’art et invités en provenance de différents continents vont se rencontrer dans cette ville touristique de l’Est de la RDC. Grand et plus anciens Festival en RDC le CIFF a vu le Jour depuis 2005 en Province du Nord Kivu en ville de Goma sous l’initiative du Cinéaste Congolais Petna NDALIKO. Il rassemble chaque année les Cinéastes Congolais et étrangers autours de l’échange d’expérience pour un avenir commun. Dans le but d’encourager les œuvres locaux le CIFF  met en compétition plusieurs films locaux et décerne des prix à ceux qui seront meilleurs. Il offre également les séances de capacitation dans différents domaines de l’art aux personnes ayant souscrit à l’offre de formation sans aucune condition financière.

Pour agrémenter les moments forts de ce festival, différents artistes sont sélectionnés par le comité de l’organisation. Pour cette année, Muhinder MC l’un des artistes sélectionnés, affirme croire au management efficace pour la réussite de ce festival comme l’a été aux éditions passées ou il a presté.

Le CIFF considéré comme le principal parrain du film et de l’art en RDC ; Personne ne peux douter de la performance, du service de cette organisation qui du jour le jour expose les musiciens locaux (gomatraciens) à la scène internationale, explique NATI administrateur de musique chez YoléAfrica

Plusieurs artiste Musiciens se bousculent dans l’enregistrement des chansons en vue d’une sélection de ceux qui vont faire l’OpenMic, dont la condition principale est d’avoir un texte jugé pertinent par le jury de sélection.

Trois chansons des dix prévues, ont été enregistrées au studio de YoléAfrica de Goma dans les quelles au moins 12 artistes de la  « musique engagée » ont participé. La chanson far sera commune « Wake Up », écrite et réalisé selon le thème du festival choisit pour cette année « Plus Beau Qu’avant ».

Très interpellateur ce thème extrait de l’hymne national Congolais attire l’attention de plus d’un congolais et africain sur notre avenir commun.

Pour ces musiciens plus engagés comme jamais, le CIFF n’est que le début de nouvel élan de leurs carrières et une bonne occasion pour le monde entier d’intérioriser les messages prévus autours de ce grand thème Plus beau qu’avant.

Festival Amani 2016 : la troisième édition s’annonce !

Attendu pour ce grand événement « danser pour le changement et chanter pour la paix », le foyer culturel de Goma veut parvenir au public amoureux de la culture et de la paix son message de Bienvenu pour le festival Amani 2016.

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les organisateurs du festival Amani [ph. J-C Wenga]

par Innocent BUCHU

Du 12 au 14 février 2016, Goma va encore se mouvoir au ton de la musique. Tout le monde sera représenté ! Plusieurs artistes de musique et de danse, locaux, nationaux qu’internationaux vont agrémenter ce grand show de l’année gomatracienne, ont annoncé les organisateur du Festival Amani lors de la conférence de presse tenue ce 21 novembre 2015 au sein du foyer culturel de Goma.

Au rendez-vous musical, à l’international ; l’artiste Werrason de la Rd.congo avec ses pas de danse à la congolaise, NNEKA du Nigeria, au rythme du Hiphop aux paroles conscientes et engagées, Casimir Zoba du Congo brazza connu par son tube « Ancien Combattant », Joel SEBUJON de l’Ouganda, Aly KEITA, malien, et KAREYCE Fatso du cameroun.

Au niveau regional, l’artiste JC KIBOMBO et INNOSS’B tous deux de Goma EN RDC ; l’artiste KODE et Angel MUTONI tous deux du RWANDA.

Au niveau local, KEREN la Celine Dion gomatracienne, Melissa KASOKI et Wivine Windy du collectif KeyVoices et en fin l’artiste rappeur BlackMAN, tous de goma en RDC.

A la danser six groupes ont été retenu y compris le HIPHOP Street Dances.

rappeur Blackman et son pubic à saanaWeekend (ph; Innobuchu)rappeur Blackman et son pubic à saanaWeekend (ph; Innocent buchu)

Pour la phase préparatoire, enfin d’approcher le public progressivement du grand show, le festival Amani, Saana Weekend continue, tous les samedis comme d’habitude au Foyer cultuel de Goma.

Hiphop Live : « Je fais le rap au vrai sens ! » crie Muhinder MC

Cet ardent rappeur conscient Gomatracien satisfait de sa participation à l’émission HIPHOP LIVE. Nous le retrouvons au podium de cette émission, installé pour cette saison dans l’enclot de Yolé!Afrika.
-par Innocent Buchu

Muhinder MC kalash au podium de GomahipHopLive_ ph Innocent Buchu

Muhinder MC kalash au podium de GomahipHopLive_ ph Innocent Buchu

Nous sommes à l’Est de la RD Congo dans la capitale de la province du Nord-Kivu, la ville de Goma. L’équipe d’experts de la défense très engagée, concentrée sur les instruments derrière un artiste. Un rythme fort à inspirer traverse les kilomètres.
Devant les cameras, un jeune ; body rose et pantalon Jeans bleu à niveau, une chainette culturelle médaillée en bois au cou : Muhinder MC, auteur-compositeur du group ‘’NEGRO STYLE EMPIRE’’ apparait comme R.E.D.K, front froissé incarne le message de sa chanson.
Il fait partie de rappeurs sélectionnés pour la prestation dans cette première saison de l’émission HIPHOPLIVE avec FAL-G, Mb Gate, Bin-G et Bamien.
« J’ai été informé par un ami, il m’a sensibilisé pour que je dépose mon texte. Je l’ai fait et me voici sélectionné ! C’est un sentiment de satisfaction et de joie qui m’anime ce soir raconte ce MC à propos de sa sélection, je suis un peu excité… je tenais vraiment à ça ! » Complète t-il.
Par son tube « cicatrice » retenu grâce à la pertinence de son texte dans le quel Muhinder MC pousse un peu plus sa réflexion dans les critiques sociales.
Le rap, une force.

Si on travail en collaboration avec les autres : « c’est bon comme HiphopLive a l’initiative de nous réunir ! » vibre la star avec un air vivifiant. Pour lui comme pour tous les autres rappeurs de cette édition, l’union de rappeur est une puissance.
Un don de Goma, cet artiste a un grand rêve de partager son message partout à travers le monde.
Après sa prestation, ce Mc fait un coup de chapeau à toute l’équipe et à tous (les lecteurs) ceux qui vont aimer, partager ou commenter !

Commerçant ambulant de Goma: « NYA BK »

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(ph: Innocent Buchu)

Tous sur eux transportent la tête, le dos, les mains et sont munis d’un sac d’articles (cirage praticot, singlet, ceinture, chaussette, et maquillage pour femme etc..), ils sont reconnaissables. Les ‘’Nya bk’’, c’est comme ça qu’on appelle ces marchants ambulants de la ville de Goma. Alors pour quoi l’appellation Nya Bk ? Seulement parce que la majorité de ces marchants proviennent de BK(Bukavu).

Ils sont piétons et font de tours dans tous les coins Gomatraciens
. « J’ai tous les petits articles nécessaires qu’on oublie d’acheter et je vais dans des quartiers pour chercher des clients » m’explique George un commerçant ambulant diplômé et père de trois enfants. Il parts très tôt le matin dans le « Qui cherche » (débrouillardise) pour voir comment rentrer avec(un petit sachet) une petite chose pour la survie de sa famille.
Pour lui, entrer dans le marché centrale  et attendre les clients c’est lui faire perdre le temps. « Je vis au taux du jour, j’ai laissé ma famille sans rien à manger je dois rentrer d’abord à midi laisser quelle que chose puis retourner dans ce service et chercher le repas du soir… alors si j’attendais le client au marché qui peut-être ne viendra pas ! …
Toujours grâce à son « Qui chercher » il garde sa famille et il arrive à scolariser sa petite fille Landryne de 8ans.
Pour Nathalie, une cliente de 28 ans, “ces marchants m’aide”, pour elle parfois on se retrouve sans transport d’aller dans le grand marché et directement on le voit passer et d’ailleurs ils vendent à un bon prix.
Le grand défie que rencontre George c’est seulement la pluie et le soleil accablant, quand il pleut il a du mal à faire son business.
Pour être un marchant ambulant dans cette ville Gomatracienne il faut avoir aussi une bonne santé physique pour parcourir de kilomètre que renferme cette dernière pavée de pierre…

A lire et commenter…