Les finalistes du secondaire contents de voir leurs chemises déchirées

Plus de 52 milles candidats élevés finalistes ont participé aux Examen d’Etat (EXETAT) 2017 dans la province du Nord-Kivu. Le jeudi 22 juin était le dernier jour de ces épreuves. Dans les rues de Goma, 8 sur 10 élevés  portent de chemises déchirées et tachées à marker par les étudiants des universités voire même par les finalistes eux-mêmes. Hien, Je suis là et j’observe !

Les élèves finaliste de SC Mama Mulezi

Les élèves finalistes du CS. Mama Mulezi après le dernier examen d’EXETAT dans la rue de Goma (ph. Innocent Buchu)

Une tradition ?

C’est déjà connu de tous, le dernier jour des EXETAT doit être mouvementé et excitant que jamais. Il suffit de se retrouver dans une rue même du quartier pour le constater.

Déjà à partir de 10h, un engouement devant les centres des examens d’Etat dans la ville de Goma. Des étudiants de plusieurs institutions supérieures sont venus sensibiliser les futures camarades étudiants, actuels finalistes du secondaire. Ils ont en main des dépliants de leurs institutions respectives. « Je suis venu sensibiliser les amis et voir qui pourra venir dans notre université », justifie Fazili jean de sa présence. « C’est ma façon d’encourager et d’attirer ceux qui seront bientôt dans l’univers ouvert à choisir mon domaine » ajoute cet étudiant de l’Institut Supérieur de Commerce (ISC).

Au-delà de la sensibilisation, les étudiants bénissent les lauréats ! D’une façon très spéciale.

Toute souriante et fière, Alice Matata une jeune élève de 18 ans vient de finir son examen. Sa chemise est devenue comme un tablier de cuisine. Devant l’enclot d‘un des  centres d’Exetat , au Lycée Anoirite de Goma,  Alice donne ses deux stylos noirs à un étudiant avant de lui demander d’écrire 58% sur sa chemise. C’est tout ce qu’elle attend comme résultat pour son diplôme. D’autres étudiants l’ont approché pour déchirer sa chemise et y  écrire les noms de leurs institutions avec divers markers, noirs, bleus, rouges, vert…

Elle est contente ! « Il le faut, je me dis que c’est ma dernière fois de porter cette uniforme, c’est pourquoi j’ai prévu un T-shirt en dessous de la chemise  s’exprime Alice avec joie.  Je ne peux même pas m’imaginer laisser cette chemise à ma petite sœur », Ce que pouvait aimer beaucoup de parents de Goma, « elle va acheter la sienne » dit cette élève de Ujuzi en regardant sa chemise. Alice d’ajouter qu’elle pouvait déchirer elle-même s’il n’y aurait pas quelqu’un pour le faire.

Certains étudiants ont suivi les finalistes même dans les rues, pour voir qui sa chemise est encore  intacte. « C’est une bénédiction que nous donnons aux finalistes. Nous déchirons parce que nous voulons leur réussite,  et je sais que ça influe sur la réussite» dit Patient Irenge, étudiant en G3 à l’institut supérieur des Grands Lacs (ISDR-GL).

Bon, je suis loin de penser à déchirer vos chemises,  je ne peux que vous souhaiter bonne réussite.

Je vous invite à commenter et partager !

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Le weekend à l’institut Mwanga

weekend au college. ph. innobuchu

(crédit photo : Innocent Buchu)

Une vraie conception, un bon pagne une bonne tenue et l’application!?…
Depuis novembre 2014 l’institut Mwanga dit Collège a fêté son 50 ans d’existence, cela étant chaque samedi de l’année du cinquantenaire, les élèves ne seront plus en bleu blanc, l’uniforme de tous les jours, mais en Pagne imprimé du 50aire. Cette tenue du weekend sera expirée d’ici fin 2014.
Comme dans une institution bien organisée, cet événement ne devrait pas passer inaperçu. Cinquante ans !?
Okay, parlons de cet uniforme de samedi. En générale ce vêtement spécial prescrit pour ces élèves est un bon. Ce que je sais est que l’on porte un uniforme (Bleu-Blanc, comme choisie par l’E.P.S.P et cette école) pour que tous les élèves soient égaux et sans concurrence. Alors qu’est ce qui m’intéresse dans tout ça ! Tout me viens quand je viens de voir un groupuscule des élèves de cette école qui discutent entre eux de la couture d’un de leur qui est à une dizaine de mètre. Et directement je m’introduis dans leur conversation. « J’aime ce pagne et son exception du weekend, c’est bien choisie sauf que certaines élèves utilisent un modèle trop sexy  qui joue sur la réputation de l’école! » m’explique Cynthia, une jeune fille de 15 ans. « Sans oublier les concurrences qui s’observent malheureusement ! » ajoute-t-elle avec un air inquiet.

Par contre Jonathan, garçon de 17 ans se sent bien quand il est en veste en classe  Cela fait une diversité qui est aussi nécessaire. C’est un problème de modèle ou de la couture ! Une question d’inattention ! Je ne sais pas pour quoi les autorités de cette école n’ont pas pensé à la réglementation de la couture dans l’application de cette tenue.