Projection de trois films de Goma dans le huitième Congo in Harlem

True Walker Productions, Friends of the Congo, et Maysles Documentary Center ont organisé le huiteme annuel Congo in Harlem du 20 au 23 octobres 2016 à Maysles Cinema, à New York. Goma a été à cette occasion, bel et bien présente à l’évènement par  trois films des réalisateurs Hubert Bonk, Muhindo Abraham et Modogo Aron.

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Congo in Harlem est une série de films sans but lucratif produit par True Walker Productions, Friends of the Congo, et Maysles Documentary Center. Pendant trois jours les participants ont assisté à une série de films, ceux de Goma y compris. « Ennemi du Temps », un  film court métrage de 12 minutes réalisé à Goma  par Muhindo Abraham. Une narration, fiction d’une femme, « Sifa, dans l’obscurité, attirée par l’obstacle de la réalité, se retrouve coincée entre le futur, le présent et le passé. Cette catastrophe pousse à traverser au fil du temps, derrière lequel sa réalité est cachée ». Rappelons que ce film a été sacré meilleur court métrage par « Goma capital du cinéma » dans le Congo International film Festival (CIFF) organisé en juillet 2016 par le centre d’échange et de création artistique Yolé!Africa qui prône la paix et la cohabitation pacifique à travers des activités artistiques à Goma en République Démocratique du Congo. Ennemi du temps a été projeté le premier jour de l’évènement c’est-à-dire le 20 octobre.

Un autre court métrage de 11 minutes, Kubuni, le deuxième film de Goma  projeté dans Congo in Harlem. Cet autre film fiction signé Modogo Aron son réalisateur, il raconte l’histoire « d’un écrivain, pris entre deux mondes, choisit un chemin inattendu ». Projeté en juillet 2016 à Goma avec un autre film « Kiomulozi » dans le quelle une de ses actrices, Amanda Uwimana  a remporté le prix meilleur actrice dans le CIFF. Ce film est apparu sur les écrans le deuxième jour de l’activité Congo In Harlem le 22 octobre 2016.  Le réalisateur Aron Modogo pense que ce festival est une opportunité, « c’est une occasion de voir les choses autrement, un temps de recevoir les critiques des spectateurs mais aussi de se mesurer pour s’améliorer».

Congo In Harlem a été ainsi clôturé le dimanche 23 octobre par un autre film « Trans-Ville », qui signifie « transport en commun » dans un langage de Goma, ce court métrage a été tourné en cette année 2016. Pendant 6 minutes, Hubert Bonk rend hommage à la femme forte, la femme qui ne baisse pas le bras, dans ce film portrait documentaire d’un groupe pionnier des conducteurs d’autobus féminins à Goma, dans l’est du Congo. Un film qui explique l’aspect genre dans la ville de Goma. Son réalisateur, Bonk pense plutôt à une ouverture pour les réalisateurs de sa génération. Content de voir son film projeté, il croie qu’il a envie de faire mieux et de partir au-delà pour produire plus dans l’avenir.

Pour valoriser le cinéma congolais et créer l’éveil de conscience de la jeunesse congolaise, Congo In Harlem a consacré ainsi trois jours, non seulement d’évasion mais aussi d’échange autour des tables rondes, des spectacles et des événements spéciaux axés sur  l’histoire, la politique et la culture de la République démocratique du Congo.

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Les films de Partick KEN KALALA et de Horeb BULAMBO projetés à Goma!

La RPDFI a organisé depuis le 05 septembre la semaine du Cinéma au Kivu. Cette activité va durer une semaine. Pendant cette messe culturelle plusieurs films sont projetés chaque jour à partir de 15h00. Pour cette troisième journée les films « André le géant » du réalisateur Kinois Partick KEN KALALA et « Avec ou sans ma tribu » de Horeb BULAMBO SHINDANO ont été projetés.img_0658

Hubert Furuguta et Amanda Uwimana avec le réalisateur Horeb Bulambo, dans la semaine du cinema (ph: Benoit Mugabo)

Apres l’annonce du premier film par le modérateur, éclairage coupé, le noir partout, juste un écran devant là-bas dans la salle de projection. Un public calme, on dirait « un silence on tourne de Hollywood ». André le géant est le premier film projeté dans la soirée, du réalisateur congolais patrick ken Kalala tourné à Kinshasa. Le réalisateur du film absent dans la salle doit être fier de son film aimé par le public gomatracien.

Après des rires et acclamations du public pour Patrick kenKalala de Kinshasa, le film « Avec ou sans ma tribu » du réalisateur gomatracien Horeb Bulambo Shindano, un autre géant du cinéma met le public en climat de qu’est ce qui va se passer… Tourné pendant deux ans à partir de 2004, ce film est projeté pour la première fois à Goma.

Ça commence bien !  Au premier vu du film, quelques grandes stars de la ville apparaissent à l’écran, le musicien traditionnel Aganze Ier, l’animateur Hubert Furuguta et la business woman  Amanda Uwimana.  Le public se retrouve. Ce film explique les réalités des mariages qui se célèbrent dans la ville. L’amour brise le tribalisme,  après un long combat du couple de Kalume et Nyota (acteurs principaux) meurtrie de tribalisme et découragé de se marier sous prétexte qu’ils ne sont pas originaires d’une même colline. Leur amour va enfin triomphé ! Une triste réalité qui ronge encore certaine famille aujourd’hui.  C’était une bonne évasion ! s’exclame un participant.

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le public devant l’écran de la semaine du cinéma au kivu

Un petit échange s’est improvisé juste après la deuxième projection de la journée. Les étudiants de la classe de prise de vue présents dans la salle ont  critiqué les films du jour. Ils ont profité à cette occasion, commenter le film d’il y a six ans et d’actuel. Une comparaison qui montre l’évolution du cinéma à Goma et en RD Congo.

Dans son mot après la projection, Hubert Furuguta espère qu’un jour Goma va amener des films à Hollywood, et cela très bientôt !

CIFF : La grande messe annuelle du Film et de l’Art à Goma

Le centre d’échange et de création artistique Yole!Africa en partenariat avec ALKEBU Film Productions organise du 02 au 10 juillet 2016 la 11e édition du CIFF (Congo International Film Festival) autre fois appelé SKIFF (Salaam Kivu International Film Festival) à Goma. Dans le but de contribuer à la paix et la stabilisation durable à travers des manifestations artistiques et les renforcements des compétences dans ce domaine plusieurs musiciens locaux seront à l’honneur. Ils presteront devant un publique diversifié.

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Début juillet, des centaines de festivaliers, amoureux de l’art et invités en provenance de différents continents vont se rencontrer dans cette ville touristique de l’Est de la RDC. Grand et plus anciens Festival en RDC le CIFF a vu le Jour depuis 2005 en Province du Nord Kivu en ville de Goma sous l’initiative du Cinéaste Congolais Petna NDALIKO. Il rassemble chaque année les Cinéastes Congolais et étrangers autours de l’échange d’expérience pour un avenir commun. Dans le but d’encourager les œuvres locaux le CIFF  met en compétition plusieurs films locaux et décerne des prix à ceux qui seront meilleurs. Il offre également les séances de capacitation dans différents domaines de l’art aux personnes ayant souscrit à l’offre de formation sans aucune condition financière.

Pour agrémenter les moments forts de ce festival, différents artistes sont sélectionnés par le comité de l’organisation. Pour cette année, Muhinder MC l’un des artistes sélectionnés, affirme croire au management efficace pour la réussite de ce festival comme l’a été aux éditions passées ou il a presté.

Le CIFF considéré comme le principal parrain du film et de l’art en RDC ; Personne ne peux douter de la performance, du service de cette organisation qui du jour le jour expose les musiciens locaux (gomatraciens) à la scène internationale, explique NATI administrateur de musique chez YoléAfrica

Plusieurs artiste Musiciens se bousculent dans l’enregistrement des chansons en vue d’une sélection de ceux qui vont faire l’OpenMic, dont la condition principale est d’avoir un texte jugé pertinent par le jury de sélection.

Trois chansons des dix prévues, ont été enregistrées au studio de YoléAfrica de Goma dans les quelles au moins 12 artistes de la  « musique engagée » ont participé. La chanson far sera commune « Wake Up », écrite et réalisé selon le thème du festival choisit pour cette année « Plus Beau Qu’avant ».

Très interpellateur ce thème extrait de l’hymne national Congolais attire l’attention de plus d’un congolais et africain sur notre avenir commun.

Pour ces musiciens plus engagés comme jamais, le CIFF n’est que le début de nouvel élan de leurs carrières et une bonne occasion pour le monde entier d’intérioriser les messages prévus autours de ce grand thème Plus beau qu’avant.