EwezoProject : Umoja In Action propose le regroupement des femmes selon leurs rapprochements dans l’apprentissage de la lecture et écriture.

Dans le cadre du projet Ewezo, l’Ong Eastern Congo Initiative (ECI) en partenariat avec EcomFondation avait lancé l’appel à idée pour résoudre le problème d’analphabétisme des femmes cultivatrices de Cacao dans la chefferie de Watalinga, territoire de Beni dans le NordKivu. C’était dans le but de trouver trois bonnes idées à appliquer afin d’offrir aux bénéficiaires un service utile. Six organisations, dont Umoja In Action ont souscrit à cet appel à idée. Je vous partage ici des extraits des idées proposés par l’Organisation Umoja In Action.

image
Dans la présentation du problème, des femmes de Watalinga Umoja explique :
En RD Congo, les femmes sont moins alphabétisées que les hommes. Selon les enquêtes MICS 1-2 et les Enquêtes EDS1-2-3 montrent que depuis 1995jusqu’ en 2010-2013, sur l’ensemble du pays, le taux d’alphabétisation était de 58,9%. Celui des femmes était de 51% par rapport à celui des hommes qui était de plus de 81%. La différence est plus accentuée en milieu rural qu’urbain où les écarts entre les deux sexes varient entre 20 et 30%. Parmi les causes figurent la faible scolarisation des filles, accès limité aux programmes à cause de l’ignorance de l’existence des dits programmes, la non-adaptation de l’enseignement aux réalités socio-économiques et du marché de l’emploi, le manque des moyens financiers et le temps, à cela s’ajoute la faible vulgarisation des programmes d’alphabétisation, mais aussi la non-appropriation des membres de la communauté par ce programme d’alphabétisation.
Selon l’organisation Umoja, au Nord Kivu, les efforts restent à fournir. Par rapport au problème d’utilité sociale l’alphabétisation des adultes se pose, car une personne déjà engagée dans la perçoit peu l’importance de l’alphabétisation. Le cas le plus flagrant est celui des femmes commerçantes qui chaque jour, ramènent de l’argent à la maison et font vivre leurs familles. L’exercice de responsabilisation dans un cadre associatif, religieux ou communautaire devrait être un stimulant pour la participation. Raison pour laquelle tout programme qui se veut d’alphabétisation des adultes doit être spécifique et adapté aux réalités de ceux-ci (celles-ci). Notre approche pourra plus focaliser l’attention sur la non-adaptation de l’enseignement aux réalités socio-économiques et du marché de l’emploi, la non-appropriation des membres de la communauté par ce programme d’alphabétisation, mais aussi la non-attribution de cet exercice de responsabilisation dans un cadre associatif, religieux ou communautaire. Ces éléments devront être un stimulant pour la participation. Et pour y arriver, les questions suivantes nous donnent des indications.
Dans trois points Umoja explique la façon la plus importante pour aborder le problème d’analphabetisation des femmes à Watalinga.
1. Organisation de la séance de formation des formateurs locaux (Alphabétiseurs/Facilitateurs des centres/Cercles de REFLECT), l’élaboration d’une documentation spécifique pour la promotion de l’alphabétisation des femmes et constitution des bénéficiaires en centre/cercles de REFLECT selon leurs rapprochements et activités menées.
2. Initiation des activités des ristournes au sein de centres/Cercles de REFLECT soit par village pour pérenniser l’action d’alphabétisation
3. Appuyer et accompagner les femmes dans leurs activités d’agriculture et production de cacao

Advertisements

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out /  Change )

Google photo

You are commenting using your Google account. Log Out /  Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out /  Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out /  Change )

Connecting to %s